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Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 13:04
par Petifolio
Catherine_75 a écrit :
Arwenia a écrit :
Bonjour Catherine,

On vous lit avec intérêt et attention ici… Alors soyons pédagogiques. Il me semble que "craindre que" ne peut (toujours) s'accompagner que du subjonctif. Alors, si vous proposiez donc la réécriture de votre phrase en vertu de cette concordance et en y incluant ou pas le fameux "ne" explétif ?

Cordialement,
petifolio

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 13:19
par Cleme
azul47 a écrit :
[...] une photo de chimpanzé (sur laquelle elle a écrit : « Tiens, voilà ton frère ») et quatre carrés de chocolat [...]
Si j'ai bien compris la leçon, je mettrais éventuellement une virgule après la parenthèse fermante. Mais je ne suis pas sûre qu'elle soit indispensable.
Merci azul47 !

Je ne mettrais toutefois pas de virgule avant le "et".

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 18:45
par Catherine_75
J'ai fait très fort ! :oops:
Puis-je dire pour ma « défense » (le mot est un peu fort…) que j'interrompais un travail pour répondre à ce forum, que j'écrivais vite (parfois agacée) et, malheureusement, sans me relire ?
Porcile a écrit :
Catherine_75 a écrit :PS 2 : en rouge dans vos interventions, des corrections que votre gomme, qui est semble-t-il très distraite, a oublié.
Il n'y a pas que la gomme qui soit distraite, semble-t-il…
Ben oui, je le reconnais bien volontiers !
Petitfolio a écrit :On vous lit avec intérêt et attention ici… Alors soyons pédagogiques. Il me semble que "craindre que" ne peut (toujours) s'accompagner que du subjonctif. Alors, si vous proposiez donc la réécriture de votre phrase en vertu de cette concordance et en y incluant ou pas le fameux "ne" explétif ?
Ne prenez pas des gants avec moi ! J'ai fait une vilaine faute, j'assume !
Donc :
« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive ne fussent minces… »
ou plutôt :
« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive n'eussent été minces… »
Sachant que le « ne » explétif est souhaitable mais non obligatoire.

Mais ça ne colle pas. Je crains, aujourd'hui, la non-réalisation d'un fait du passé, alors que je sais qu'il ne s'est pas réalisé, je n'ai donc pas à craindre quoi que ce soit.
Il aurait donc été plus correct d'écrire :
« S'il l'avait laissée en l'état, je pense que ses chances de recevoir une réponse positive auraient été minces… »
Cleme a écrit :Je rebondis sur cette question car j'ai un doute sur une phrase du même style que je suis en train de relire. Que feriez-vous dans le cas où la citation entre guillemets ainsi que son introduction sont entre parenthèses ? Mettriez-vous un point final à la citation ?

Voici la phrase, pour être plus claire :

[...] une photo de chimpanzé (sur laquelle elle a écrit : « Tiens, voilà ton frère ») et quatre carrés de chocolat [...]

Ce sont les parenthèse qui ont semé le trouble en moi...
C'est effectivement le même cas de figure, et il ne faut pas de point à la fin de la citation pour les mêmes raisons que celles précédemment évoquées, les parenthèses n'ayant aucun impact.
Pas de virgule avant le « et ». Si vous supprimez l'incise, vous avez : « une photo de chimpanzé et quatre carrés de chocolat », et vous ne mettriez pas de virgule, n'est-ce pas ?

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 19:22
par Petifolio
[quote="Catherine_75"]J'ai fait très fort ! :oops:
Puis-je dire pour ma « défense » (le mot est un peu fort…) que j'interrompais un travail pour répondre à ce forum, que j'écrivais vite (parfois agacée) et, malheureusement, sans me relire ?

Merci Catherine, mais qui ne fait jamais d'erreur, vous pouvez me le dire ?

Donc :
« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive ne fussent minces… »
Je crains que cette première reformulation ne soit guère possible… A cause de la concordance des temps, même si certains peuvent dire qu'elle n'existe pas.
En effet, supprimer (pour s'en persuader) une partie de la phrase et ça donne :
« S'il l'avait laissée en l'état ses chances de recevoir une réponse positive fussent minces… »

ou plutôt :
« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive n'eussent été minces… »
Sachant que le « ne » explétif est souhaitable mais non obligatoire.
Oui, celle-là eût été tout à fait possible. Même principe :
« S'il l'avait laissée en l'état ses chances de recevoir une réponse positive eussent été minces… » Et où l'on constate de surcroît que le [ne] est bien explétif, et nullement obligatoire, rappelons-le.


Mais ça ne colle pas. Je crains, aujourd'hui, la non-réalisation d'un fait du passé, alors que je sais qu'il ne s'est pas réalisé, je n'ai donc pas à craindre quoi que ce soit.
Il aurait donc été plus correct d'écrire :
« S'il l'avait laissée en l'état, je pense que ses chances de recevoir une réponse positive auraient été minces… »
Là, je crains que vous "n'interveniez" un peu trop. J'aurais gardé la deuxième formulation. Elle me paraît très bien.
Cordialement
petifolio

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 21:10
par azul47
Je peux poser une question ?
Si je dis :

« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive n'aient été minces… »

... c'est possible ?... correct ?

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 21:53
par Petifolio
azul47 a écrit :Je peux poser une question ?
Si je dis :

« S'il l'avait laissée en l'état, je crains que ses chances de recevoir une réponse positive n'aient été minces… »

... c'est possible ?... correct ?
Oui azul47, je pense que c'est possible, pas que vous posiez une question, nous sommes tous là pour nous en poser, votre proposition.Tout dépend du "niveau de langue”. L'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif font ce qu'ils peuvent pour survivre. Ils passent pour pédants et surannés. En revanche les autres temps de ce mode, le présent et le passé, ne sont pas (pour l'instant) trop menacés. Votre emploi du passé serait donc même certainement mieux perçu.
Cordialement,
petifolio

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 10 juin 2010, 22:01
par azul47
Petifolio a écrit :Oui azul47, je pense que c'est possible, pas que vous posiez une question, nous sommes tous là pour nous en poser, votre proposition.Tout dépend du "niveau de langue”. L'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif font ce qu'ils peuvent pour survivre. Ils passent pour pédants et surannés. En revanche les autres temps de ce mode, le présent et le passé, ne sont pas (pour l'instant) trop menacés. Votre emploi du passé serait donc même certainement mieux perçu.[/color]
Merci Petifolio. Comme j'ai pensé à ce temps en début de conversation et qu'il n'était pas proposé, j'ai eu un gros doute. Dissipé :D

Re: correction d'une lettre écrite au ministre

Publié : 11 juin 2010, 01:39
par coco47
Catherine_75 a écrit :
Cleme a écrit :Je rebondis sur cette question car j'ai un doute sur une phrase du même style que je suis en train de relire. Que feriez-vous dans le cas où la citation entre guillemets ainsi que son introduction sont entre parenthèses ? Mettriez-vous un point final à la citation ?
Voici la phrase, pour être plus claire :
[...] une photo de chimpanzé (sur laquelle elle a écrit : « Tiens, voilà ton frère ») et quatre carrés de chocolat [...]
Ce sont les parenthèse qui ont semé le trouble en moi...
C'est effectivement le même cas de figure, et il ne faut pas de point à la fin de la citation pour les mêmes raisons que celles précédemment évoquées, les parenthèses n'ayant aucun impact.
Pas de virgule avant le « et ». Si vous supprimez l'incise, vous avez : « une photo de chimpanzé et quatre carrés de chocolat », et vous ne mettriez pas de virgule, n'est-ce pas ?
Rien à ajouter. Je me permettrai juste d'insister sur l'importance du conseil de Catherine : supprimer l'incise pour voir ce que cela donne. Par exemple, une incise doit pouvoir être gommée sans que la compréhension de la phrase soit altérée. Nombre d'« écrivants » devraient y penser, tant on voit de phrases mal construites parce que devenant bancales ou incomplètes si on enlève les informations apportées par leur incise. Je n'ai pas d'exemple sous la plume, mais — promis — j'en citerai un ou deux dès que j'en aurai trouvé dans l'actualité écrite.