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Carte de presse : quand l'employeur rechigne

Publié : 04 févr. 2008, 12:40
par Koryne
Bonjour,
Je vous expose mon cas : je travaille en tant que rédactrice journaliste (salariée) pour une grosse boîte de presse gratuite depuis 5 ans.
Chaque année, je demande à mon employeur à me remplir le certif relatif à la composition de mon dossier de "demande de carte de presse".
Chaque année, ledit employeur me baratine que c'est pas possible. Cette année, je lui ai sorti les textes de loi, et il me dit "on va s'en occuper", et autres prétextes bidons pour gagner du temps.
Est-ce que je peux passer outre et faire la demande de carte sans son aval ? Et si c'est le cas, peut-il être informé que j'ai fait une demande malgré son refus ?
Merci d'avance pour vos réponses !

Publié : 04 févr. 2008, 15:24
par havas
Ton problème c'est que ton employeur doit signer la demande pour qu'elle soit valide..
Il me semble néanmoins que ton représentant syndical devrait pouvoir faire avancer ton problème

Publié : 04 févr. 2008, 15:37
par Koryne
Merci beaucoup Havas pour ta réponse
je vais donc contacter ledit réprésentant...

Publié : 04 févr. 2008, 16:50
par PascalSR
On ne connaît pas toutes les infos, mais il n'est pas du tout normal que ton employeur te refuse son entérinement paraphé pendant cinq années.

Il y a clairement anguille sous roche.

La seule chose qui me vienne à l'esprit, c'est qu'en général, la commission de la carte se renseigne sur la publication avant de valider la candidature.

Ton employeur craint-il d'attirer l'attention sur son canard ? : plus de 30 % de pubs ? ; commisson paritaire pas à jour ? ; pratique intensive du publi-reportage déguisé ?...

Avec les gratuits, les dérives sont plus tentantes et plus courantes.

Si j'étais toi, j'essaierais de creuser l'info un peu en interne avant d'y aller de front avec le représentant syndical.


Ou alors, il a peur que tu t'envoles, une fois ton “ sésame ” en poche ; mais cela m'étonnerait fort, car serait signe d'une pure étroitesse d'esprit.


Bonne semaine.

Publié : 04 févr. 2008, 19:09
par archaud
Tu peux également tenter de voir avec tes collègues, si eux disposent de la carte de presse ou pas.
D'autre part, je t'invite à entrer en relation avec ta caisse de retraite complémentaire (Audiens), afin de t'assurer que des points retraite ont bien été versés par ton employeur ; cela te donnera une idée de son sérieux administratif.
Tu les appelles (http://www.audiens.org/), tu donnes ton numéro de sécurité sociale, et ils vérifient tout ça.
Bonne chance

Gratuits, internet, inérim : CP ou non ?

Publié : 05 févr. 2008, 10:19
par SerialSR
Bonjour à tous,
Même question que Koryne + le fait de travailler pour un gratuit via une boîte d'intérim (choix de l'employeur, of course) donne-t-il la garantie de conserver sa carte de presse (en gros, sur la fiche de paie, c'est écrit journaliste ou intérimaire) ? Merci à ceux qui savent :)

Publié : 05 févr. 2008, 13:02
par archaud
Si ladite boîte d'intérim, qui est donc celle auquelle tu demanderas le certificat d'employeur nécessaire, est une agence de presse proprement dite, elle dispose de facto d'un numéro de commission paritaire, tu pourras donc conserver ta carte presse sans souci ; si tel n'est pas le cas, je crains que non :(

Carte de presse

Publié : 26 févr. 2008, 13:00
par BEHEMA
L'employeur qui refuse de la demander est hors la loi.
A partir du moment où l'on travaille depuis au moins trois mois dans un organe de presse, on est en droit de réclamer la carte.
Il est très possible de passer outre et de la demander directement à la commission de la carte. Il le saura ? et alors ?
Un syndicat sera à même de te donner tous les bons conseils.

Publié : 26 févr. 2008, 15:01
par Sol
A mon tour!
Je bosse depuis un an et des cacahouettes à la rédac d'un mag qui me déclare "assistante". Ce qui ne m'empêche pas de faire de nombreux papiers... Puis-je faire la demande?

Publié : 26 févr. 2008, 16:19
par BEHEMA
Il suffit de produire à la commission des articles signés de votre nom. Mais il faudra aussi prouver que votre fonction de rédactrice est supérieure en nombre d'heures à celle d'assistante. Ce système est malheureusement souvent employé par des patrons qui font travailler des gens comme journalistes mais veulent ignorer leur statut réel en raison de la pression syndicale qui peut s'exercer en cas de conflit ! C'est aussi simple que ça !

Publié : 26 févr. 2008, 16:26
par Sol
Merci pour votre réponse...
Et comment prouver efficacement que je suis plus journaliste qu'assistante? J'imagine que c'est aussi le meilleur moyen de me "brouiller" avec mes patrons...

Autre interrogation : comment un site web peut obtenir le statut de société de presse? Doit-il débourser des sous?

Carte professionnelle

Publié : 27 févr. 2008, 11:31
par ROUSSEL
Bonjour,
je vois que je ne suis pas la seule !
j'ai bossé pendant 25 ans dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale)
dont 25 années comme assistante de rédaction.
J'ai assuré une rubrique quotidienne pendant 10 ans, mais qui ne comportait pas ma signature
je n'ai jamais pu obtenir la carte de presse !
alors, tiens bon, accroches toi, ne laisse pas tomber par crainte de "déplaire" à ton employeur !
car lorsqu'arrive l'heure de la retraite (hé oui il faut y penser) c'est toujours mieux d'avoir une retraite de cadre que d'employé, sans compter les avantages divers et variés liés à la possession de cette carte.
Alors, courage !
à bientôt
Jos

Publié : 28 févr. 2008, 12:34
par BEHEMA
un peu dommage que mon premier commentaire ait disparu comme par enchantement !
Il y a des règles à respecter : un employeur doit, au bout de trois mois d'activité d'un salarié, obligatoirement faire la demande de carte de presse.
S'il ne le fait pas, il est hors la loi !
Donc, dans ce cas, il suffit de s'adresser à la Commission de la carte et faire le nécessaire soit même. Et s'il le faut, alerter les syndicats.
Petite anectote : si les journalistes débutants connaissaient le nombre de salariés qui bénéficient de la carte de presse alors qu'ils n'y ont pas le droit, ils seraient outrés.
Demandez, entre autres, à Monsieur Lellouche, député à Paris, avocat de profession, comment il a eu sa carte de presse ?