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Publié : 25 mars 2006, 17:47
par gaellou
Bon, ben moi, j'ai pas aime le style, je le trouve pauvre et j'ai du me faire violence pour le lire jusqu'a la fin... bon, ce n'est qu'un extrait, remarquez, mais sinon l'idee en soi, pourquoi pas ? j'avais apprecie Les petits soldtasdu journalisme.

Publié : 26 mars 2006, 00:44
par Plume
Norbert,

Ton livre à venir, s'il reprend le contenu de ton ancien blog aujourd'hui fermé, n'est pas une dénonciation, il est une vengeance personnelle. Avant d'être critiques, tes propos sont surtout méprisants. Et avant de donner des leçons, applique ton intransigeance à ton propre travail : tu ne payais pas 3 500 euros, mais 3 000.

Publié : 26 mars 2006, 19:04
par Riwoal
Bonjour Plume,

L"emploi du pseudo est décidément très répandu chez les anciens de l'ESJ.(je suppose que tu connais l'ESJ de l'intérieur).

Si tu lis rigoureusement le texte vers lequel je fais lien, ainsi que l'introduction, tu constateras qu'il s'agit d'une fiction (avec tout ce que cela implique en terme de rigueur journalistique).

Je sais parfaitement que j'ai payé 3000 euros (fois 2) à l'ESJ, et que les frais de scolarité sont désormais de 3500 euros. Christine n'existe pas, et je n'ai jamais filmé de poulets de ma vie.

Mon livre reprend le propos de mon blog, qu'il étend, mais il est rédigé différemment. C'est une critique de l'institution et de ses deux principaux représentants.

Je raconte comment l'école, inquiète pour son image, m'a dans un premier temps déclassé, parce que j'avais fait une dépression.

Je raconte ensuite comment le directeur des études a instrumentalisé ce casier psychiatrique pour enterrer mon projet professionnel, puis pour passer outre les critiques que je formulais à l'encontre de la formation.

Le fond du problème est financier. J'explique que la taille de l'ESJ est incompatible avec une formation de qualité, et qu'elle privilégie certains élèves au détriment des autres.

Ma critique porte sur la taille de l'établissement et le côté faussement familial de la structure. Il y a naturellement une dimension personnelle à mon récit, et je suis convaincu que la précédente direction des études n'aurait pas eu recours, systématiquement, à mes antécédents médicaux pour éluder mes questions. Le fait que le directeur des études se retrouve omnipotent à la direction de l'école est un problème institutionnel. Le fait que l'école traverse des difficultés financières qui l'obligent à recourir à des procédés douteux pour conserver l'équilibre est un problème institutionnel.

C'est l'école qui développe et cultive cette dimension "personnelle" des relations élèves/direction. Il s'agit d'une hypocrisie, dans la mesure où la direction entretient des rapports similaires avec les recruteurs pour qui elle joue le rôle d'éclaireur-DRH "en prenant en compte les envies et les capacités de chacun".

Ce qui me semble justement dramatique à l'ESJ, c'est cette propension à tout interpréter au travers d'un prisme "sentimental". Et lorsqu'une promo exprime son mécontentement, cela donne: vous ne nous aimez pas. Ce à quoi la direction répond par une sorte de déclaration d'amour.

Vouloir réduire mon propos à sa dimension personnelle (je ne la nie pas, mais elle est secondaire et par ailleurs je ne cesse de la déplorer), c'est persévérer dans ce prisme infantilisant et stérile sur le plan intellectuel.
Lorsque le même directeur des études veut se défendre contre mes accusations, il appelle personnellement les élèves et son premier réflexe est de jouer sur la corde personnelle, le pathos etc...(ma pauvre femme qui n'en dort plus etc).

Un certain nombre d'anciens ont essayé de me décourager en insistant sur la dimension personnelle de mon récit qui selon eux rendait caduque le fond de ma critique. Pour la rédaction du livre j'ai donc fait en sorte que la dimension institutionnelle soit nettement plus évidente que dans mon blog, sans renoncer à aborder les responsabilités personnelles de chacun.

Je raconte aussi l'histoire de "Pan sur le bec"(mon blog), la censure dont il a fait l'objet parce que l'école a menacé l'hébergeur d'un procès, puis la plainte bidon du directeur des études pour de prétendues "menaces de mort", et enfin la persévérance avec laquelle il s'est appuyé sur l'argument psychiatrique, au point d'aller voir un psychiatre avec quelques extraits pour obtenir un expertise improvisée, etc.

Un mot sur le mépris; c'est à l'ESJ que j'ai appris ce qu'était le mépris. Je le subissais dans chacun de mes rapports avec la direction.

Dans mon livre je me moque beaucoup, c'est vrai. Je voulais un texte réjouissant, qui fasse une place à tout ce qu'il y a de risible à l'ESJ.

Ma critique est forte je crois, et la réaction de l'école à la lecture de mon blog l'atteste.

Norbert

Publié : 27 mars 2006, 21:49
par FabricePM
Hello Norbert,

je ne sais pas ce que vaut ton projet, mais je sais qu'une école de journalisme ne bénéficie d'aucun privilège particulier, et devrait être capable d'accepter la critique de façon honnête. :wink:

Si ton projet avait été de critiquer, disons, une école de commerce, je soupçonne que personne ne serait choqué. :lol:

J'attends donc d'en savoir plus, et te souhaite bon courage (tu en auras besoin).

Publié : 31 mars 2006, 15:16
par BOUSSICOT
je n'ai pas encore étudié ce dossier...
mais d'emblée je ne trouve pas choquant qu'une ecole privilégie l'avenir (audio visuel et multimedia) au passé (presse ecrite).

ca me fait penser aux manifs reactionnaires anti CPE

la plupart des delegues étant issus de familles communistes obsoletes ou socialistes passeistes....

Publié : 01 avr. 2006, 02:57
par Lara Croft
BOUSSICOT a écrit :je n'ai pas encore étudié ce dossier...
Tes lumières nous manquent cruellement ! S'il te plaît, Boussicot, dis-nous ce que tu en penses... Comment pourrions-nous nous forger un avis sans ton intervention ?

Publié : 01 avr. 2006, 11:29
par cancaline
Petite mise au point : la presse écrite ce n'est pas le passé, la presse magazine marche du tonnerre et paie plutot bien, me suis-je laissé dire. Quant à l'audiovisuel, je ne suis pas sûre que les centaines de petits soldats qui tournent sur le planning de Radio France pensent encore avoir un avenir...en télé peut etre. Peut etre.
Quant au CPE, je trouve également très choquant que certains jeunes se préoccupent à ce point de leur avenir, forçant même parfois certains de leurs camarades à reporter leurs examens au mois de septembre. Un scandale ! Si si...
Bien à vous,

Cancâline

Publié : 20 avr. 2006, 12:12
par Riwoal
Bonjour,

Je suis à la recherche de témoignages d'anciens élèves de l'ESJ, notamment sur les points suivants:

Votre avis sur la pertinence de la division de la formation en quatre médias (écrit, radio, télé, agence).
Ceux qui en ont discuté avec la direction, quels arguments leur a t'on opposé? (quelqu'un pourrait m'aider à retrouver les deux élèves qui avaient fait la grève de la télé?)
J'aimerais avoir des témoignages sur les années 94-98, alors que le directeur des études actuel occupait le poste de responsable presse écrite.
Je voudrais avoir des avis concernant le mélange des genres entre vie personnelle et formation.

Pour les étudiants, anciens ou actuels: que pensent-ils des compétences pédagogiques de l'équipe actuelle.

Le directeur général sortant dresse ce portrait robot du bon formateur (qualités qui sont aussi, souligne t'il, celle du bon journaliste). (copyright loïc.hervouet octobre 2002)



Ou tout autre point que vous souhaiterez aborder...

Publié : 20 avr. 2006, 12:16
par Riwoal
Ceux qui le souhaitent peuvent prendre contact avec moi par mail:

nbalcon@gmail.com

(Naturellement, je garderai l'anonymat de ceux qui ne veulent pas être cités.)

Merci