Aide psychologique

Espace de discussion non professionnel : envie de parler du beau temps ? Un coup de déprime ? Votre sujet ne rentre dans aucun forum ?
Cathy

Aide psychologique

Message non lu par Cathy » 15 juin 2004, 16:15

Bonjour,

A la recherche d'un emploi dans le journalisme ou la com depuis de nombreux mois, je commence à "en avoir gros sur la patate".
L'un d'entre vous a-t-il pensé, dans cette situation, à se faire aider psychologiquement ?
Si oui, par qui et sous quelle forme ?
Merci beaucoup de votre aide.

(et merci aux modérateurs de catégo de ne pas me censurer ! )
Martin K

Message non lu par Martin K » 16 juin 2004, 11:41

C'est banal, mais à chacun de mes coups de "blues", j'ai surtout compté sur mes copains et copines pour me remonter le moral. Je n'ai jamais vraiment eu besoin d'un soutien psychologique plus important. Sans doute une chance: il est vrai aussi que le chomage m'a jusqu'à présent épargné ...

Courage, Cathy.
Cathy

Message non lu par Cathy » 16 juin 2004, 15:38

Merci, Martin K.
Ni Hao !
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Message non lu par Ni Hao ! » 16 juin 2004, 16:56

Outre les copains et copines indispensables, je dois bien avouer que la période de doute a entrainé une grosse période de remise en question ! Je galère aussi depuis quelques temps. Je fais bien des piges pour deux magazines mais payant tous très mal, j'ai bien du mal à en vivre. Sans compter sur les coups durs des boites pas réglos, des promesses de contrat désohnorées et j'en passe.
Au final, j'ai fait avec l'ANPE un bilan de compétences qui m'a beaucoup aidée. J'ai entrepris çà en imaginant me reconvertir et me suis bien rendue compte que c'est la seule chose que j'aimais dans la vie : écrire. Bref, si cela ne m'a pas aidé à retrouver du boulot, çà m'a au moins redonné la motivation et remis face à mes objectifs premiers. Le bilan, s'il a un but professionnel, est vraiment thérapeutique. Alors bien sur à demander à l'ANPE en précisant qu'on ne sait pas où on en est et que l'on souhaite peut-être se reconvertir.
Voili, si mon expérience peut te rendre service... Ce qui est certain c'est qu'il faut s'accrocher !! Récession oblige
M

Message non lu par M » 16 juin 2004, 18:00

NE TE DECOURAGE PAS !
A la lecture des forums, on constate que malheureusement bcp de journalistes petent les plombs et dis toi que tu n'es pas la seule (meme si, au fond, ce n'est pas tres rassurant) !
Parles-en autour de toi et pose toi la question de savoir si tu veux VRAIMENT continuer ds cette voie... Le bilan de competences est une tres bonne demarche : ca aide psychologiquement et puis, ca permet de se positionner pour la suite, voire se reconvertir... c'est pas si grave, apres tout ! Mieux vaut faire autre chose et etre heureux que s'accrocher en vain, en etant jamais reconnu, jamais bien paye... au milieu de gens qui n'en ont pas grand chose a foutre... non ?!
allez, courage !
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mickou
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Message non lu par mickou » 03 juil. 2004, 23:03

Salut.. je crois pas que tu sois effctivement la seule dans cette situation et je doute tout autant qu'une unique solution puisse t'être proposée car, en fait, chacun a la la sienne en lui... certains vont se faire aider et ça va aller mieux, d'autres vont trouver ailleurs un remontant nécessaire... etc..

Perso, j'ai pris mes clics de souris et ma tête à claques et je suis parti, pour voyager, par curiosité, pour découvrir et sourire... depuis, je continue ! Mais attention, c'est UNE solution et je te le rapelle, il n'existe pas à mon sens de solution unique. A toi de trouver la tienne. Bonne chance :)
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Koincoin
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Message non lu par Koincoin » 06 août 2004, 16:50

Ha ben ça arrive même aux meilleurs, c'est ce qu'il faut se dire.
Bien chanceux sont ceux qui n'ont pas connu la précarité, les enfilades de CDD. Une amie me racontait qu'à l'AFP elle était entourée de dépressifs. Ça l'a choquée quand elle est arrivée. Des gens pas bien dans leur peau, divorcés ou célibataires... J'ai discuté avec un photographe de l'AFP, il a pigé 10 ans à être titularisé. Bref, dans la photo ou la rédaction c'est chaud chaud chaud. Des exemples comme ça y'en a à la pelle. Alors vous savez quoi ? Moi des fois j'ai envie de laisser tomber, d'aller voir ailleurs, faire autre chose qui ne sera de toute façon pas moins bien payé. Je suis à Rennes, j'ai un Bac+5 communication / journalisme avec exp. en France et à l'étranger, mais aussi en PQR, Mag, Web etc, Radio, TV..... Et Ouest France, le plus grand canard français fort de ses 1500 salariés ne m'a même pas accordé un entretien. J'ai eu le droit à deux lettres (type) de refus, je les ai gardées et puis je suis allé me torcher avec ! France3 Rennes aussi me fait bien rire aussi. Pas de carte de presse, pas possible... Revenez nous voir quand vous l'aurez... Yeah ! Besoin d'une carte de presse pour bosser dans le domaine, mais alors je bosse quand moi ? Alors vous savez quoi, je dois quitter cette ville (sympa au demeurant) et grimper à Paris... Ma conclusion : j'ai essayé de cherche du taff en province et c'est s.u.p.e.r.d.u.r.
Alors après pour l'aide psychologique quand on est dans ce genre de situation ? Ben, déjà faudrait commencer par se dire que les diplômes et la formation c'est une chose. Après il faut être réaliste. Les rédactions prennent les meilleurs éléments (Sc. Po / Celsa) ou les gens du milieu. Les places pour les débutants issus de formations non professionnelles sont hyper restreintes. Vous avez vu les déjà qqes annonces qui se battent en duel en ce moment sur catégo ? Quand on voit les exigences, ça fait flipper. Il nous reste des bras, des jambes, un cerveau... faut l'utiliser et se dire que si c'est bouché, passons à autre chose.
Et puis vous savez quoi ? Le gros problème de la profession, c'est qu'il y a trop de YESMEN, les gens qui sont prêts à tout, même à se faire enc.... pour avoir je ne sais quelle notoriété. Il y a des gens qui font du bon travail et qui ne se font pas payer... Scandaleux. Pour peu que tu aies un appareil photo numérique et un peu de temps devant toi, tu deviens journaliste. Merde mais où va-t-on ??
"Bien sûr que je suis de gauche ! Je mange de la choucroute et je bois de la bière." [Jacques Chirac - Extrait du journal Libération - 17 Février 1995]
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Koincoin
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Message non lu par Koincoin » 24 août 2004, 16:43

Cathhy,

J'espère que tes difficultés ne seront que passagères. Les miennes sont en train de s'estomper. Je passe de plus en plus d'entretiens d'embauche, pour travailler dans la communicagtion des collectivités. Il y a des postes à prendre, certainement plus que dans le journalisme actuellement.
Je préfère passer à autre chose changer de région plutôt que de rester à Rennes à me morfondre sur les raisons qui conduisent Ouest France à ne pas m'embaucher. Là je viens d'avoir une sacrée touche. Un poste en contrat de 3 ans, avec la possibilité d'être titularisé au bout du compte. à 2000 euros par mois c'est supérieur à ce que je gaganais dans mon dernier boulot de journaliste. C'est pas une boite de presse qui me ferait bosser pendant trois ans ça c'est sûr ! Passe à autre chose, va voir ailleurs... Pas obligée non plus de passer forcément par Paris...

Bon courage à toi et si tu déprimes on est là, c'est encore le meilleur remède :) J'ai franchement connu les mêmes galères. Ca s'arrange toujours.

K.
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Toujours tenir la barre

Message non lu par archaud » 24 août 2004, 20:13

Je rejoins l'ensemble des remarques qui ont été faites ici !

Ne jamais se décourager : c'est la règle d'or, même si c'est plus simple à dire qu'à faire.

Si vous avez choisi la voie du journalisme, sachez, pourquoi se mentir, que ce parcours-là est semé d'embûches de toutes sortes. Et, aussi, de moments d'exaltation, dont on aimerait qu'ils durent toujours.

Cela dit, oui, je pense que se faire aider par un spécialiste peut s'avérer une bonne chose. La situation dépressive, quel que soit son niveau, a pour corollaire une perte de confiance, ce qui, peut être un handicap dans le monde du travail. Reprendre confiance en soi, sur des bases saines, voilà une étape essentielle, qui, une fois franchie, peut, comme par miracle, ouvrir des perspectives auxquelles on ne pensait pas.
Cathy

Message non lu par Cathy » 25 août 2004, 19:02

Merci à tous pour ces messages d'encouragements !

En ce moment ça va mieux, peut-être grâce à deux entretiens passés en juillet qui n'ont pas abouti mais de peu (en tout cas c'est ce qu'on m'a dit !).
En revanche les salaires proposés dans les deux cas, à peine plus de 1500 euros brut pour des postes à Paris (alors que j'ai tout de même 4 ans d'expérience et un DESS de journalisme de l'IFP), modèrent mon enthousiasme...
Rien de concret donc. Heureusement j'ai quelques commandes de piges d'ici la fin de l'année, passées par mon premier et unique employeur.
Quant à une éventuelle reconversion, je n'y suis pas encore prête psychologiquement. Faire le deuil de ses rêves d'enfant n'est pas facile !

Inutile de penser à tout ça 24H/24, il faut aussi profiter du moment présent quand on a 26 ans. Alors, bonne soirée à tous !
BOUSSICOT
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Message non lu par BOUSSICOT » 26 août 2004, 05:47

Que répondre a cette jeune journaliste décue par la réalité du marché du travail... sans trop briser ses rêves?

Que les seuls qui trouvent du travail sont ceux et celles qui ne comptent pas ni sur leurs diplômes ni sur la notoriété de leur école mais sur leurs qualités propres, leur tenacite, leur hargne et leur envie de se battre.

Tant que les écoles de journalisme continueront de fabriquer des diplomés méconnaissant les dures lois de la concurrence, ce sera la même désillusion à la sortie.

Peut-être faudrait-il leur imposer des quotas comme pour les études de médecine...
Cathy

Message non lu par Cathy » 26 août 2004, 12:06

La ténacité et l'envie de se battre sont en effet primordiaux.

Le talent l'est aussi pour progresser dans une rédaction. Malheureusement, il n'a souvent que peu de poids à l'embauche, face à l'effet "c'est la nièce de" (et ce d'autant plus que les places sont rares).

Quant à la notoriété de l'école, ne nous leurrons pas : elle demeure un facteur essentiel. Pour preuve, cette journaliste de l'AFP m'affirmant que les diplômés de l'ESJ et du CFJ sont prioritaires pour les recrutements en CDD dans l'honorable maison, "tradition oblige"...
Le niveau des sortants de DESS, qui offrent 25 places pour plus de 800 candidats, est-il vraiment inférieur ?

C'est vrai, la plupart des étudiants en journalisme ignorent ces paramètres. Ceux qui n'ont pas la possibilité matérielle d'intégrer une école privée honéreuse, au moment crucial du choix, optent pour la filière universitaire. Sans se douter qu'on dénigrera leur parcours des années plus tard.

C'est vrai aussi, les étudiants en journalisme sont trop nombreux par rapport aux besoins du marché. Le système d'orientation au lycée et dans le supérieur, défaillant en France, montre une fois de plus ses limites. Dans ce contexte, est-il raisonnable de délivrer des agréments à de nouvelles écoles privées qui exploitent la naïveté des jeunes ?
L'idée des quotas mérite réflexion. Mais n'est-elle pas contraire au principe de libre accès au métier de journaliste ?
Cathy

Message non lu par Cathy » 26 août 2004, 12:12

Bien sûr, l'école privée qui délivre les honneurs est onéreuse, sans h...
piafette

Message non lu par piafette » 27 août 2004, 15:04

Vous tous, ô combien je me retrouve dans vos lignes, que ce soient les optimistes comme les désespérées !
Moi aussi, finissant par me dire que le fait de n’être pas employée venait de moi, je suis allée voir un thérapeute. Bien gentil le mec, mais moi je n’étais pas venue là pour m’entendre demander si mes parents avaient été gentils avec moi dans ma petite enfance…
Et moi aussi, j’ai subi le bilan des compétences, pour entendre conclure que j’avais toutes les capacités pour être journaliste (non ? ?) mais qu’à défaut je pouvais être assistante de direction. J’ai même passé brillamment des tests pointus à ce sujet. Mais les employeurs français, quand tu n’as pas le diplôme idoine…

Je ne vous narrerai pas par le menu mes dernières années et mon vécu actuel, pas la peine de faire pleurer dans les chaumières et miner encore plus le moral d’une jeune consoeur.

Parfois dans les collèges, on m’invite à participer aux carrefours des métiers. Je me dis que l’occasion est bonne de mettre en garde les jeunes sur les idées faites sur ce métier (je pense que les hôtesses de l’air doivent avoir le même dilemme –heu je ne parle pas de mensurations). Tu parles ! Les élèves arrivent avec une liste toute faite de questions fermées, et d’y répondre ne les avance à rien du tout. Je tente bien, mais tout ce que je peux faire est de donner l’adresse de categorynet aux plus intéressés, tout en subissant les foudres oculaires des collègues de la presse régionale présents.

Un soir de grande colère j’ai écrit ça :

LETTRE OUVERTE AUX EMPLOYEURS


Il y a des gens qualifiés qui cherchent du travail.
Il y a des entreprises qui cherchent ces gens qualifiés.
Alors, allez-vous me dire, tout va bien, où est le problème ?
Le problème est une fiction géographique.

La qualité de ma vie


Il y a beaucoup de gens qui, comme moi, ont choisi de résider à 80 kilomètres de Paris.
Pour deux raisons.
La première est bassement financière : les Yvelines, que j’habitais auparavant, à l’instar de tous les nouveaux habitants que compte ma région, offrent un prix du mètre carré de terrain inaccessible à tout moyen salaire.
La seconde ne peut se mesurer et, pourtant, elle est très importante : la qualité de vie. Ça ne pue pas le CO2, dans mon village. Je tutoie la boulangère et l’épicière, et le Maire connaît mon prénom. Et j’ai un jardin avec des roses et un toboggan, avec les champs et la forêt derrière.

Alors, tu achètes ta petite maison, et tu mets 10 à 25 minutes de plus le matin pour aller travailler; et tu ne les regrettes pas.
Et puis tu te retrouves au chômage.
Zut.
C’est pas grave, c’est pas le courage qui te manque.

Ah ! T’en as vu, des petites annonces correspondant à tes qualifications ! Elles sont presque toutes à Paris, ou en région parisienne ? Et alors ? Tu as ta voiture et il y a le train !
Pas de problème.

Votre adresse n’a pas le profil


Ah ben si, y a un problème.
LES EMPLOYEURS.
Soit ils te le disent franchement, soit ils prétendent que « ton profil ne correspond pas », mais de voir 27 sur ton code postal et 02 sur ton numéro de téléphone, ils trouillent, les gars ! Sont persuadés que tu loges du côté de Mulhouse, ou de Rennes, ou d’Issoire...

Alors on se retrouve devant ce phénomène aberrant : les employeurs ont plus peur d’une route verglacée ou d’une grève des trains que d’embaucher un incapable, certes, mais qui habite à deux rues !
À quoi rime de déplorer que des entreprises aillent à vau-l’eau, pour cause de collaborateurs incapables, ou d’employés absentéistes, quand le seul critère d’embauche est l’adresse ?
Mais déménagez !
Ben voyons ! Vous avez vu le prix des loyers, à Paris ?... Et puis je ne connais pas le Maire.

Conclusion : l’acquisition d’un emploi est réservée aux incapables qui ont du fric !
Ou alors... Tous doivent mentir, donner une fausse adresse chez un copain parisien. Parisien, hein. J’en connais un, il avait trouvé une adresse à Mantes (78), on lui a dit que c’était trop loin du nombril de la France...

Inter...quoi ?


Ça, c’est pour le cas général.
Mon cas particulier est encore plus cocasse.
Moi, je suis journaliste.
Un métier de communication.
La communication : vous savez, ce domaine où tout va si vite, notamment les progrès des moyens du même nom !
Et même si j’ai une place fixe, mensualisée, de rédacteur, ou de secrétaire de rédaction, qu’ai-je besoin de perdre temps et énergie sur la route ? Deux visites par semaine à la rédaction suffisent bien !
Et quand on est charrette en plein bouclage, pas de contraintes d’horaires de trains si je travaille mon papier sur mon ordinateur !
Et je me fous des grèves de train et des intempéries !
Et comment ? ? ?
Vive Internet !
J’ai une profession géniale, non ?

Et bien non. Il n’y a pas longtemps, on m’a fait venir à Paris (de ma lointaine province...), à la rédaction d’un journal dont je tairai le nom, pour m’annoncer qu’on ne m’embauchait pas parce que j’habitais au « Diable Vauvert ».

La France crève de sa connerie.
Les patrons crèvent de leurs a priori.
Les patrons de presse crèvent de leur parisianisme.

Mais je ne déménagerai pas.
Je m’insurge.
Publiquement, cette fois.


Catherine Rousseau
Journaliste en chômage très longue durée.


J’ai eu la grande naïveté de l’envoyer à certaines rédactions (au point où j’en étais…)
Ces bœufs étaient bien d’accord avec moi, mais n’ont absolument pas compris que les employeurs, c’étaient eux !
piafette

Message non lu par piafette » 27 août 2004, 15:05

(j'ai fait "éditer" et tout effacé, la chose était parue 2 fois, je ne veux pas vous imposer ça!)
bonne journée tous! (faut bien dire quelque chose à la place!)
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