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Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 09 déc. 2010, 07:56
par FF38
Le monde serait bien triste si la jeunesse n'était plus utopiste.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 09 déc. 2010, 16:52
par Bilalian
Salut invité, Je suis dans le même cas que toi !
Moi aussi encarté, école de journalisme reconnue, puis Télévision et chaîne nationale pendant 10 ans, après PQR, et même de la territoriale. Ah ah j'ai parcouru la France merdique, celle dont on ne parle jamais et c'est pas beau à voir. La descente aux enfers quoi; MAIS en même temps tellement banal. Ce métier, c'est devenu de la grosse merde. Le droit de toiletter des politicards merdiques et corrompu, ou plus simplement franc maçon et inconscient des réalités, de ne jamais dire la vérité qui fâche, de se taper des inaugurations de maternelle, et grand moment de jouissance absolue, la rencontre avec la directrice du Pôle emploi local !
Rien à faire de votre utopie. Entre le baratin des directeurs d'écoles et la réalité, il y a un monde. Il n'y aura pas de place pour tous le monde et les bonnes places sont déjà prises. Donc au lieu de banquer 30 000 euros pour entendre des fumistes vous donner des leçons de morale à la con, faites bien attention.

J'ai travaillé pendant 12 ans en télévision et je peux garantir que l'ascension et la progression de ces nullards de fils à papa est BEL ET BIEN une réalité. En plus, ce milieu, c'est de la grosse mer...Il n'y a plus faux cul et fainéant qu'un journaliste parisien. Ce métier est devenu de la politique. Ni plus ni moins...

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 09 déc. 2010, 21:38
par FF38
Bilalian a écrit :Salut invité, Je suis dans le même cas que toi !
Moi aussi encarté, école de journalisme reconnue, puis Télévision et chaîne nationale pendant 10 ans, après PQR, et même de la territoriale. Ah ah j'ai parcouru la France merdique, celle dont on ne parle jamais et c'est pas beau à voir. La descente aux enfers quoi; MAIS en même temps tellement banal. Ce métier, c'est devenu de la grosse merde. Le droit de toiletter des politicards merdiques et corrompu, ou plus simplement franc maçon et inconscient des réalités, de ne jamais dire la vérité qui fâche, de se taper des inaugurations de maternelle, et grand moment de jouissance absolue, la rencontre avec la directrice du Pôle emploi local !
Rien à faire de votre utopie. Entre le baratin des directeurs d'écoles et la réalité, il y a un monde. Il n'y aura pas de place pour tous le monde et les bonnes places sont déjà prises. Donc au lieu de banquer 30 000 euros pour entendre des fumistes vous donner des leçons de morale à la con, faites bien attention.

J'ai travaillé pendant 12 ans en télévision et je peux garantir que l'ascension et la progression de ces nullards de fils à papa est BEL ET BIEN une réalité. En plus, ce milieu, c'est de la grosse mer...Il n'y a plus faux cul et fainéant qu'un journaliste parisien. Ce métier est devenu de la politique. Ni plus ni moins...
Bon...
D'une, l'école reconnue j'y suis : on ne nous dit pas qu'à la sortie tout sera tout beau, tout rose. Loin de là... Et l'inscription à l'année coûte moins de 400€ (ou une misère si on est boursier) ; très loin des 30 000€ avancés.
De deux, si le journalisme n'est pas votre truc, d'accord ! Moi, rencontrer des gens ça me plait, l'écriture (écrit ou télé) ça me plait aussi. Alors dans 10 ans ça me gonflera peut-être mais pour le moment j'ai envie de vivre comme ça ! Alors si le journalisme n'est pas/plus fait pour vous, merci de laisser la place.
Je comprends que ce métier soit synonyme d'idéal pour beaucoup d'entre vous, et heureusement ! Mais qui est assez naïf pour croire que c'est un monde enchanté sans corruption où chaque journée est encore plus merveilleuse que la précédente ?
Ce n'est pas ce que l'on nous présente dans une école de toute façon. Après les privilèges du sang ce n'est pas nouveau et ce n'est pas exclusif au journalisme.
On peut très bien avoir conscience des réalités d'un métier et vouloir quand même l'exercé, au contraire c'est même conseillé !

Alors oui travailler c'est dur, mais tant que l'on aime ce que l'on fait ça en vaut la peine.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 09 déc. 2010, 22:40
par Dharma
+1 avec FF38.

Dans les écoles, on nous brosse pas un tableau très joyeux. On nous explique bien comment c'est, la galère que ça va être. Et même sans l'école : la plupart des candidats des concours le sait déjà. Aucune profession ne promet 100% de réussite à ses nouveaux entrants, aussi bien dans le journalisme que dans tes rêves de plomberie. (...)

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 09 déc. 2010, 23:51
par Bilalian
Pfff.... :|
Travailler dur :P Tu crois au Pére Noel toi :P

On ne te demandera pas de travailler dur. Si tous ceux qui travaillaient durs étaient en CDI, les poules auraient des dents. A la limite, il est préférable que tu sois un gros nul. Car dans ce monde codé, il est nécessaire de passer inaperçu. Au moins, tu resteras confiné dans le flux excrémentiel de ta crasse modernité. C'est bien plus grave que cela. :P 30 OOO €, c'est ce que demande une école privée "reconnue" POUR UN CYCLE DE 3 ans et malheureusement, les gens ne sont pas tous boursiers ou fils à papa comme toi. Qui va payer ? Sinon Papa, maman ?

A la différence des boites de haute études commerciales, c'est une somme "grotesque" au regard de ce que vous allez pouvoir faire après.
Vous êtes totalement à coté de la plaque. La société française est en train d'exploser, et l'on ne parle pas là, de simples difficultés d'insertion, mais bel et bien, de marché totalement "fermé", "codé", "atone", avec une palanquée de petits diplômés, et des gens qui sont encore en CDD à 25, 35, 42 ans (et j'en connais). A 400 € pour des frais sur l'année, tu dois sans doute faire un IUT, type l'IUT de Tours peut-être ? Ou Bordeaux ? Sinon une structure universitaire ? Ils sont bien gentils, mais ils sont sur une autre planète. C'est tout. Les directeurs d'IUT ne sont pas impliqués dans la réalité de ce métier, du moins pour l'audiovisuel, et bcp d'écoles n'ont pas mesurés les évolutions structurelles de la profession, ni sa paupérisation en cours.

Moi je connais un peu, parce que j'ai une putain de carte de presse qui commence par 70...et quelque chose. Cette carte, je la renouvelle chaque année ! Ok ? Cela veut dire que j'ai commencé à bosser en 1990, que j'ai toujours travaillé depuis 20 ans, et la chose qui est évidente, c'est que les deux tiers des gens qui ont fait fait mon école, ne sont pas devenus journalistes ; MAIS DEPUIS LES CHOSES sont devenus très très graves. Encore plus grave !

Bien entendu, que le fait de rencontrer des gens est une chose intéressante, ah ah ah, :P c'est pour cela qu'on l'a fait NOUS aussi, ah ben oui, on voulait pas prendre la musette, on rêvait nous aussi de grands espaces et de liberté, de belles histoires à dormir debout, et tout le baratin habituel, et pis qu'on était pas comme les autres, un peu aristo, un peu farouche, mais bordel, cultivez un peu votre esprit critique, et écoutez les témoignages qui sont donnés ici ; je pense qu'ils valent la peine, car ils viennent de GENS qui sont dans ce METIER. Qui est tu toi, pour dire à ces gens qu'ils n'aiment plus ce qu'ils font ?

Toi, tu n'est qu'un médiocre étudiant, tu ne connais rien ! OK ? il n'y a plus de travail, il n'y a plus d'évolution par le travail, et la production de ce travail, devient en elle-même très très problématique, avec des articles limités dans le nombre de signes, et à terme, des perspectives faibles voir inquiétantes.

D'autre part, vous n'avez pas reçu la formation adéquat pour faire quelque chose de pointu. Donc, vous serez, vous aussi, en difficulté avec vos formations généralistes qui ne valent pas un kopeck. A moins de préférer la spécialisation

Si c'est pour terminer en territorial, vous serez très déçu. Les gens qui ont fait ce métier avec passion dans les années 70 à 2000, savent très bien ce qu'il en est.

Pour terminer, j'aimerai bien que ces directeurs d"école et de cursus, qui sont pour moi, des VRAIS et AUTHENTIQUES délinquants, invitent des anciens, pour venir faire partager leurs expériences. Car les gens qui ont expérimenté ce métier dans des zones paupérisées, qui en ont vu la noblesse et la beauté au quotidien, mais aussi et surtout les limites, ont encore bien des choses à dire.

Bon allez sur ce, bon courage... :P

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 01:08
par Dharma
On commence par un premier point : aucune école privée ne coûte 30.000 euros, la plus chère plafonne aux alentours de 8.000 pour deux ans. Mais il est clair que c'est déjà une somme largement rondelette... '-'

Au passage, je te remercie pour ton commentaire de merde concernant mon école, à savoir Bordeaux. Pour ton information, tu sauras que ce charmant endroit n'est plus un IUT depuis bientôt 10 ans, qu'il est loin d'être "déconnecté" de ce métier si j'en crois le nombre hallucinant de journalistes qui gravitent autour de l'endroit. Si j'ajoute cette erreur à celle sur le tarif des écoles, je peux me permettre de remettre en cause l'intégralité de ton laïus sur ce glorieux métier qui nous fait tant envie.

Chacun de tes posts est un bloc d'aigreur et de ressentiment, j'encourage les futurs candidats des concours à ne pas tenir compte de ce monument de pessimisme...

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 12:03
par societypages
Bilalian et les invités ont raison. Le journalisme a mal évolué ces dernières années car les politiques et les industriels veulent contrôler l’information. Politiquement, cela se traduit par une connivence entre les responsables et les journalistes, qui se rencontrent à l’Automobile Club, dans les dîners, les conférences de presse… Les cadres dirigeants de l’audiovisuel sont nommés par Sarkozy. Bouygues (TF 1) et Lagardère (Europe 1, Paris Match, Elle) sont les amis du président et se plient à ses desiderata, surtout en cette période déjà pré-électorale. Les industriels achètent des journaux ou des magazines car la possession d’un groupe de presse entre dans leur stratégie de conquête de l’opinion, c’est-à-dire de parts de marché. En conséquence, les journalistes qui ont la chance de travailler ont le choix entre le journalisme de marché ou le journalisme de révérence.
Le journalisme de marché consiste à aider les marques à vendre leurs produits. Les communiqués de presse envoyés par les services Communication des sociétés servent à rédiger des articles partisans. Les informations délivrées sont partielles ou procèdent par omission (lire l’ouvrage « La tyrannie de la communication », rédigé par Ignacio Ramonet).
Le journalisme de révérence consiste à flatter tel ou tel élu (local ou national), en ne tenant pas compte du bilan ou des résultats de son action, dans le but d’obtenir des aides financières, un budget publicitaire, des invitations, des nominations… comme retour d’ascenseur.

Certains dans ce forum ont parlé de « concurrence rude » en région IDF entre les journalistes, car ils y sont les plus nombreux. Ce serait oublier qu’on ne leur demande pas de penser (laissons cela aux philosophes de qualité, aux sociologues, aux économistes, aux historiens…), mais de recopier le discours officiel, de ressasser des idées reçues (Bourdieu, « Sur la télévision ») avec un commentaire frivole pour rassurer le populo, avant de passer une page de pub. Leur tâche est aisée.

Pris entre ces deux opportunités, le journaliste devient vite une sorte d’attaché de presse ou de chargé de marketing et perd tous les principes qui l’animaient durant sa scolarité ou ses stages ou ses débuts dans la profession. La plupart s’accommodent de cette situation car elle leur évite le chômage.
Le journalisme alternatif (qui n’a de compte à rendre ni aux industriels ni aux élus) représente une troisième voie mais il manque de moyens d’expansion de son activité car il est privé de publicité, faute de ne pas jouer le jeu hypocrite imposé par la dictature libérale dans laquelle nous vivons et qui nous demande de fermer les yeux sur le réchauffement climatique, la hausse de la précarité, la corruption des élites politiques et économiques, le dumping social… Tout ce qui compte, ce sont les profits, qui d’ailleurs bénéficient toujours à une minorité de la population parce que des mécanismes insidieux de blocage et de manipulation ont été mis en place. Par exemple les économistes qui n’observent pas une approche néo-classique de leur discipline sont écartés (Maurice Allais, prix Nobel d’économie, détestait la mondialisation en cours et de ce fait fut tenu à l’écart par les médias bourgeois et dominants).
A votre place je choisirais le métier d’avocat, qui au moins vous procurera des revenus puisqu’il n’y a pas de chômage dans la profession. Et vous pourrez innover dans la rédaction de chroniques judiciaires, fort(e) de votre appartenance au barreau.
Si vous vous entêtez, soyez sûre au moins d’avoir beaucoup d’idées en guise de projet professionnel et d’être hyper motivé(e) pour ne pas devenir un petit perroquet aux ordres ou bien un(e) simple chargé(e) de clientèle dans une obscure rédaction.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 16:35
par Invité
Cher ami que ce soit 8 000 ou 12 000 ou 30 OO0 la somme reste grotesque !
Ce qui compte ce n'est pas le nombre, mais bien que cet argent ne serve à rien !

Ah oui. Laisse moi rire concernant le nombre de journalistes qui gravitent autour de ton super IUT; petite question : est ce que tous les enseignants travaillent EN DEHORS ?

Tu ferais bien de te renseigner sur les parcours pros. Parce que souvent (je ne dis pas toujours), il y a deux cas de figure. Soit le mec n'a plus de job, et le fait de donner des cours est une façon, pour lui, de rester dans la profession. (Très important cela, désormais la visibilité est BIEN plus importante que le travail effectué; c'est comme les CV qu'on balance sur doyoubuz, ce qui compte c'est pas ce que tu fais, mais c'est ta petite gueule que tu mets en photo. L'application est la même pour la presse écrite, une page c'est deux grosses photos. Le corps de texte ne représente plus que 30 pour cent de la page, parce qu'il y a aussi l'infographie, le sondage et les micros trottoirs. Ils te disent tous, ces pauvres pantins, "ah mais c'est moderne". La réalité, c'est que le texte est devenu secondaire pour ne pas dire illusoire.

Soit au contraire, ton prof est surchargé de boulot, et l'école s'est adjoint ses services, pour ....avoir des stages pour ses élèves. C'est comme cela que ça se passe sur les chaînes nationales. Naturellement après, le fameux prof n'en fout pas une. Je ne vais pas citer de nom, mais il y a un mec que je connaissais très bien au service des sports de , franc_maçon bien sur, qui faisait cela et qui s'en foutait. Pour bp de ces gens, donner des cours est un moyen d'arrondir les fins de mois. Ces mecs cumulent comme les politicards cumulards. C'est la même famille.

Pour faire une parabole littéraire, on commence par Malraux et Kessel, et on en arrive toujours à Céline. C'est navrant, mais c'est la vie. Ou alors faut être sacrément lucide pour lire du Céline à 20 piges. Ou du moins à l'un de ses continuateurs. C'est Juillard du Nouvel Obs qui disait cela. Lui jeune, il lisait Gide et pire encore, Malraux. Et aujourd'hui, il lit Céline et Proust. Il vient de quitter le nouvel Obs et il a compris que les choses ne pouvaient pas changer. Moi je lis Houellebecq et aussi Despentes. Les vrais ennemis de la société sont ces médiacrates de salon, tous pistonnés, PLEIN D'humanité et de compassion qui sont en train de nous emmener vers la récession et la pauvreté absolue et qui s'en foutent totalement.

L'explosion de la société française, a déjà commencée. Et ça va faire mal au c.. à bcp. On en reparlera après ton cycle !

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 17:20
par Dharma
Invité a écrit :Cher ami que ce soit 8 000 ou 12 000 ou 30 OO0 la somme reste grotesque !
Ce qui compte ce n'est pas le nombre, mais bien que cet argent ne serve à rien !
Premier point : la différence entre 8.000 et 30.000 est totalement primordiale, mais passons. Cet argent sert notamment à investir dans les locaux et le matériel. Je te laisse consulter le prix des micros, des nagras, des licences des logiciels de montage, des caméras, des appareils photos, des moniteurs, des ordis.
Invité a écrit : Ah oui. Laisse moi rire concernant le nombre de journalistes qui gravitent autour de ton super IUT; petite question : est ce que tous les enseignants travaillent EN DEHORS ? [...]
Soit le mec n'a plus de job, et le fait de donner des cours est une façon, pour lui, de rester dans la profession. Soit au contraire, ton prof est surchargé de boulot, et l'école s'est adjoint ses services, pour ....avoir des stages pour ses élèves.
Je me fous de savoir si mes profs sont là pour leurs contacts ou leurs places dans telle rédaction. Ce qui compte, c'est leur qualité et ce qui se passe au jour le jour : comment ma formation évolue, ce que je fais, le temps qu'on consacre aux élèves, le travail que je rends et les stages qui me sont accessibles. A partir du moment où j'ai le sentiment d'apprendre quelque chose auprès d'une personne intéressante qui sait de quoi elle parle, le reste est histoire personnelle et ne me concerne pas vraiment.
Invité a écrit :La réalité, c'est que le texte est devenu secondaire pour ne pas dire illusoire.
T'as pas dû ouvrir un journal depuis longtemps où, quand même, le texte a une grande grande place. La pub, y'en avait déjà en 82, tu sais. Et puis tu oublies les rédacteurs web, j'ai l'impression. Ils font des graphiques, les rédacteurs web, peut-être ?
Invité a écrit :Le fameux prof n'en fout pas une. Je ne vais pas citer de nom, mais il y a un mec que je connaissais très bien au service des sports de , franc_maçon bien sur, qui faisait cela et qui s'en foutait. Pour bp de ces gens, donner des cours est un moyen d'arrondir les fins de mois. Ces mecs cumulent comme les politicards cumulards. C'est la même famille.
T'as un délire particulier sur les francs-maçons ? Ça revient plusieurs fois dans ce que tu dis. Quant à "arrondir ses fins de mois", encore une fois, je m'en fous : tant que, moi, j'avance, chacun peut bien se débrouiller comme il veut. Néanmoins je te rassure : les profs de ma chère école sont loin d'être les branleurs que tu décris.

Sinon, te concernant, j'oscille entre paranoïa et aigreur. Mais bon, c'est normal, je suis sans doute un connard aveuglé par ma belle école qui va se prendre une bonne grosse claque dans sa gueule quand il aura affaire à ce monde pourri des rédactions. Oops, j'anticipe sur ton prochain post.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 17:42
par Invité
Dharma, je trouve ton attitude exagérée. Ces personnes essaient de faire part de leur vécu et expériences, je ne vois pas en quoi il faut se braquer.
Je suis aussi en école de journalisme et je suis aussi consciente de cette réalité. Je connais des jeunes qui tournent de CDD en CDD, qui sont à Pôle emploi ou qui ne savent pas de quoi sera fait demain.
Alors oui, l'utopisme est l'adage des jeunes. Je suis moi-même en école, passionnée mais je sais qu'il faudra beaucoup d'efforts de ma part pour réussir simplement car je suis en école non-reconnue en France et que je ne peux pas bénéficier de contacts.
Le journalisme en France a beaucoup évolué, et les postes sont de moins en moins accessibles. Je trouve dommage que ce sujet soit tabou, car c'est vrai qu'avec l'âge on se rend compte qu'on ne pourra pas toujours vivre en étant combatif et qu'on veut aussi s'assurer un bon salaire, au moins pour vivre convenablement et assurer un avenir à sa famille.
La précarité des journalistes, tout le monde en est conscient, mais bien peu en parlent. Mais elle est réelle. Et ce n'est pas la célébrité sur le net ou le talent qui font qu'on réussit.
Steven Jambot est pigiste, d'autres connus sur la toile ont réussi car ils ont créé leur média.
Bref cessons de jouer les naïfs sur notre avenir...

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 19:18
par Dharma
Invité a écrit :Dharma, je trouve ton attitude exagérée. Ces personnes essaient de faire part de leur vécu et expériences, je ne vois pas en quoi il faut se braquer.
C'est moi qui est dans l'exagération ici ? :o
Ce n'est absolument pas un partage de vécu et d'expériences, c'est le délire ahurissant d'une personne visiblement frustrée, à tel point qu'elle est prête à dégoûter ceux qui viennent ici trouver des conseils pour rejoindre cette profession. Il n'y a aucun témoignage là-dedans, la plupart des informations assenées sont fausses et il y a quelque chose de clairement nauséabond toutes les trois lignes !

:?

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 20:42
par Invité
"Dharma" est un vrai petit solidat du journalisme et de ses écoles, tête baissée et étendard levé. Cela n'a rien de nouveau. Il pourrait déchanter dans un futur proche cela dit.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 22:22
par Invité
Délire parano ? :P :P :P

Tu es assez fatiguant, toi avec ta "doxa". Je n'ai jamais prétendu que les rédactions étaient pourries. Ce sont simplement des groupes humains fluctuants, où les gens font rarement cause commune. Mais j'étais comme toi, au même âge. Tu vote PS, avec la carte des Jeunes Socialistes, non ? Maman Ségo va arriver ? Quel conformisme et quelle bêtise ! Lis un peu la vraie littérature, pas Malraux, ou Ruffin, mais Céline, Bukowski, Varlam Chalamov et ceux qui ont essayé d'expliquer comment ça marche ce système qu'il faudrait incinérer !
Nous donnons ici une expérience. Elle est discutable, mais je vois bien que bcp ont vécu la même chose avant nous !

S'agissant de la formation : on parle là d"école publique, non ? Théoriquement, les frais d'inscription ne doivent en rien financer le matériel pédagogique. Il y a des dotations pour cela. Alors fais marcher ton esprit critique !

Concernant les profs : alors cela ne te gène pas que des enseignants puissent cumuler job, responsabilité dans un canard, et enseignement à raison de 30 H par semaine, alors que dans le même temps, bcp de collègues, de confrères, n'ont plus la moindre pige ? T'es très grave toi :P
Hé bien justement, c'est cela qui ne va pas, ou plus, dans la société française, et c'est précisément une des raisons qui font, que cela va "péter" un jour ou l'autre...

Je suis contre les francs-maçons ? Bien entendu, puisqu'il s'agit d'un groupe constitué, d'un lobby qui défend des intérêts désuets et particuliers, au même titre que je suis contre l'UMP, SOS Racisme, le PS, le FN ou le PCF, les Clubs de la Presse. Mais je suis également contre les intégrismes religieux, tous les lobbys constitués, politiques ou non, et tous ceux qui agissent, d'une façon générale, pour changer les règles du jeu, en leur faveur. En France, une personne sur deux ne votent plus. Il serait bien temps de se demander pourquoi, non ?

Concernant mon expérience de la presse écrite que tu semble remettre en cause, de ta prestance de jeune moutard "conformiste", c'est 10 ans en tant que rédacteur, et deux années en tant que Chef d'agence en PQR dans le Sud_Ouest, mais j'ai fais également de la radio et de la télévision. Télévision nationale, je précise, à Paris, pendant 7 ans, ou j'ai découvert, effaré, l'univers des fainéants pistonnés et des fils à papa. Je te souhaite de faire aussi bien.

Pour la PQR, je n'invente rien. Depuis le début des années 80, le corps de la copie s'est singulièrement allégé, ce qui fait qu'aujourd'hui bcp de mes confrères, en ont ras le bol de bosser en PQR, parce qu'en 1500 signes, c'est difficile de s'attarder sur des choses délicates. Fais une recherche sur Florence Aubenas, et tu comprendras ce qui a motivé son départ de Libé. Une histoire "d'encadré" notamment.... Le web c'est formidable, mais les salaires sont ridicules.

Comme bcp ici, je suis fatigué, en effet, de faire ce métier, je suis fatigué des mensonges que propagent ces directeurs d'école, je suis fatigué de la pensée unique, et je suis fatigué de la bêtise crasse de certain. Si l'on vous conseille de faire autre chose, c'est qu'il y a des raisons objectives à cela. On ne souhaite pas que vous soyez dans la panade à 30 piges. Je m'arrête là. Pas envie de discutailler davantage avec quelqu'un qui n'a bien compris " comment ça marche ". Cette année, j'ai décidé de ne pas redemander ma carte...

Allez bonne nuit !

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 10 déc. 2010, 23:09
par Invité
J'aurais répondu la même chose il y a qq années. Aujourd'hui je partage le point de vue de bilalian. Mais bon, continuez d'y croire on ne sait jamais. Mais toi, au moins vous avez été averti. Bonne chance. Je prefererais vous faire part de ma belle experience, mais aujourd'hui a pole emploi, j'en suis a quemander le renouvellement de ma carte de presse... Et pourtant, j'etais un 'jeune homme brillant', 'tres cultive'. On ne se faisait 'aucun souci' pour moi. Depuis 2 ans, toujours la meme question: 'alors t'as des pistes?' Votre optimisme me rendrait moi aussi 'nauseabond' comme vous dites.

Re: Ecoles de journalisme : lequelles tenter ?

Publié : 11 déc. 2010, 16:11
par Dharma
Avant tout, ce serait sympa pour tout le monde que vous vous inscriviez sur leu forum. Avec tous ces Invité, on ne sait pas qui répond à qui...

Pour revenir à cette histoire de frais d'inscription, faudrait veiller à ne pas se contredire. D'abord tu parles de 30.000 euros de frais d'inscription et ensuite tu reviens en disant que les écoles publiques ne devraient pas se servir de cet argent pour se fournir en matériel. On va faire simple : les écoles publiques ne réclament pas 30.000 euros, ça dépasse rarement les 400 euros, de même pour les écoles privées qui ne coûtent pas non plus 30 SMIC... Ecoles privées qui, elles, font bien ce qu'elles veulent de leur argent, contrairement aux écoles publiques.

Pour les profs : non, ça ne me dérange pas qu'ils cumulent. S'ils trouvent le temps pour à la fois écrire, enseigner voire diriger, c'est leur problème. Faut savoir ce qu'on veut : tu reproches aux gens d'être des cumulards et aussi de ne plus être liés aux rédactions. Petit conflit logique dans tout ça, non ? Oui, les profs des écoles de journalisme sont des cumulards, c'est la condition indispensable pour être à la fois dans une rédaction et dans une école. Ahem.

Et, une nouvelle fois, ton échec personnel en terme de carrière n'est pas à généraliser pour l'ensemble du profession, et ce n'est pas non plus quelque chose à ériger en prophétie... Quant aux attaques personnelles, je te laisse le dernier mot. Ça en révèle bien assez sur la crédibilité de ton discours.
Invité a écrit :"Dharma" est un vrai petit solidat du journalisme et de ses écoles, tête baissée et étendard levé. Cela n'a rien de nouveau. Il pourrait déchanter dans un futur proche cela dit.
Évidemment que je suis un petit soldat du journalisme et des écoles ! C'est un choix que j'ai fait et que j'ai envie de défendre, je vois pas ce que ça a de si surprenant. Pour celui qui veut devenir journaliste, c'est soit l'école soit la formation par l'expérience : moi j'ai souhaité intégrer une école, j'ai présenté les concours, c'est un choix que j'ai fait. Il n'est pas forcément meilleur ou moins bon que l'autre voie, pour le moment je suis content de ce qui m'arrive, peut-être vais-je le regretter, c'est en tout cas ta promesse, merci pour moi, mais, encore une fois, c'est un choix. Et je l'défends.