Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
nesk
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Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 12 nov. 2009, 17:31

Bonsoir à tous,

Je reviens vers vous avec mes histoires de tarifs. Après de nombreux calculs et estimations, et avec les conseils qui m'ont été donnés, j'ai proposé à un éditeur un tarif horaire de base à ... euros TTC. Il me l'a refusé, ajoutant que mon tarif était très supérieur à celui des correcteurs avec lesquels il travaille habituellement :| .

Selon vous, est-ce trop exagéré ou est-ce sa réponse qui est exagérée ?

édit.
Dernière modification par nesk le 08 déc. 2009, 08:26, modifié 1 fois.
Invité

Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par Invité » 13 nov. 2009, 10:51

Sa réponse est exagérée : il y a peu de temps on m'a proposé 1€ HT les 1000 signes soit environ 13€ l'heure. J'ai refusé car en portage salarial il me restait 6.5€ l'heure. Autant faire du baby-sitting ou du ménage !
nesk
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 13 nov. 2009, 12:02

C'est clair qu'il ne fallait pas accepter !

Pour ma part, ça équivaut à lui proposer, environ, ... .
Je pensais que c'était dans la moyenne (et en parcourant ce forum, je vois beaucoup de tarifs à ...), mais je me demande si sa réponse est justifiée ou non.

D'autant que ce n'est pas comme lorsqu'on est salarié et que le salaire peut être augmenté au fil des ans ; là, il est pour ainsi dire fixé une bonne fois pour toutes.

Mais je voulais au moins savoir si ce tarif était vraiment exorbitant, comme cet éditeur semble le dire :?:

édit.
Dernière modification par nesk le 08 déc. 2009, 08:27, modifié 2 fois.
Catherine_75
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par Catherine_75 » 13 nov. 2009, 12:28

Il semblerait que nos collègues de Suisse romande soient mieux considérés que nous.

Article à lire : http://www.come4news.com/savoir-vivre-l ... que-747771
nesk
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 13 nov. 2009, 12:38

En effet, il faudrait peut-être que j'envoie ce lien à mon éditeur, en lui demandant de concentrer sa lecture sur les recommandations tarifaires de l'Arci :mrgreen:
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par prof » 13 nov. 2009, 13:55

nesk a écrit : ça équivaut à lui proposer, environ, 1.80 euros/1 000 signes.
Bonjour !
.....Si j'étais éditeur, je considèrerais votre proposition comme très prétentieuse, et je vous recommanderais d'améliorer vos performances avant de parler tarifs.
.....Cordialement.
nesk
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 13 nov. 2009, 14:56

Merci d'avoir souligné la faute, ce qui me poussera à être plus consciencieuse sur ce forum à l'avenir, mais ce n'est pas utile de le faire de façon aussi agressive :roll:

En attendant, qu'en est-il des tarifs à ... ?

édit.
Dernière modification par nesk le 08 déc. 2009, 08:28, modifié 1 fois.
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par Catherine_75 » 13 nov. 2009, 15:19

nesk a écrit :
prof a écrit : Bonjour !
.....Si j'étais éditeur, je considèrerais votre proposition comme très prétentieuse, et je vous recommanderais d'améliorer vos performances avant de parler tarifs.
.....Cordialement.
Merci d'avoir souligné la faute, ce qui me poussera à être plus consciencieuse sur ce forum à l'avenir, mais ce n'est pas utile de le faire de façon aussi agressive :roll:

En attendant, qu'en est-il des tarifs à 1.80 euro/heure ou à 18 euros/heure (TTC) ?
Prof a raison, si vous envoyez des devis truffés de fautes, vous n'aurez guère de clients !
Par ailleurs, vous avez corrigé « euro », soit. Mais ce n'est pas tout. En français, on écrit « 1,80 euro ». Les points pour séparer les décimales sont utilisés dans les pays anglophones.

Enfin, j'imagine que vous vouliez écrire « 1,80 euro/1 000 signes » et non pas de l'heure ?!

Quand au tarif de 18 euros/heure en facturation, il est insuffisant puisque, au final, votre revenu net horaire sera de 9 euros.
nesk
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 13 nov. 2009, 15:39

J'ai effectivement mis un "s" de trop à "euro" ; et je n'ai effectivement pas vérifié dans mes codes typo si je pouvais noter la décimale par un "." ou pas.

Ce qui est désagréable, c'est cette ambiance de traque permanente des fautes... Ça pourrait être ludique, communautaire, solidaire, du type : "Attention à la faute !"
Or, ici, le ton est souvent méprisant et hautain, plutôt dans le genre : "Hum, en faisant d'aussi énormes fautes, vous ne pouvez être que pitoyable."
Ce n'est pas la première fois qu'il y a des réflexions de ce genre.

Je ne viens prendre que des renseignements ici, en me disant, somme toute assez naïvement, que les plus expérimentés peuvent apprendre quelque chose aux nouveaux arrivants, mais je ne sais pas comment vous faites avec une ambiance pareille. Il faut lâcher du lest, parfois, même pour des correcteurs, sisi.

Alors certes, ça m'apprend à ne pas oublier, par exemple, que "..." s'écrit effectivement ainsi.
Il y a des façons de le dire, et celle-ci, très récurrente, est extrêmement désagréable, et tout aussi "prétentieuse" que mon erreur.

Et sinon pour vous répondre, oui, je voulais bien sûr écrire : "...".

Merci tout de même pour les quelques réponses.
Dernière modification par nesk le 08 déc. 2009, 08:29, modifié 1 fois.
Catherine_75
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par Catherine_75 » 13 nov. 2009, 16:19

nesk a écrit :J'ai effectivement mis un "s" de trop à "euro" ; et je n'ai effectivement pas vérifié dans mes codes typo si je pouvais noter la décimale par un "." ou pas.
Quand on se dit correcteur, on vérifie toujours, nesk ! C'est la base du métier.
nesk a écrit :Il y a des façons de le dire, et celle-ci, très récurrente, est extrêmement désagréable, et tout aussi "prétentieuse" que mon erreur.
Ni Prof ni moi ne sommes prétentieux, mais agacés de voir un peu trop de personnes insuffisamment compétentes se lancer dans le métier. Une fois de plus, je précise que pointer une faute du doigt est une façon de rendre service. J'ai mieux à faire que vous écrire, je suis en plein travail. Donc si vous préférez que l'on ne vous signale pas « 1.80 euros », libre à vous, mais ne vous plaignez pas de ne pas avoir de travail.
Quant à votre erreur, pourquoi la qualifiez-vous de « prétentieuse » ? J'ai rarement vu des fautes « prétentieuses », sauf peut-être si elles sont volontaires pour créer un effet de style. Et encore.
nesk
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par nesk » 13 nov. 2009, 16:43

Je ne me plains pas de ne pas avoir de travail ; j'ai du travail.

Et je ne critique pas le fait de souligner les erreurs ; je critique le fait de les souligner avec mépris, ça fait une grande différence.
prof
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Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par prof » 13 nov. 2009, 17:08

nesk a écrit :Ce qui est désagréable, c'est cette ambiance de traque permanente des fautes...
Bonjour !
.....Vous vous méprenez sur mon intervention. Il ne s'agissait nullement d'épingler une erreur ni de vous rappeler aux usages orthographiques et orthotypographiques, mais d'attirer l'attention des apprentis sur ce que la vie réelle réserve souvent quand un solliciteur se trouve face à un donneur d'ordres qui n'a pas souci de prendre des gants et n'a que faire des amours-propres froissés. Mais peut-être les éditeurs ne sont-ils pas tous aussi exigeants que celui que je mettais en scène.
.....Je ne suis pas éditeur, mais correcteur et tuteur, et toujours disposé à rendre service.
.....Cordialement.
azul47

Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par azul47 » 13 nov. 2009, 17:15

En même temps, je comprends un peu la vision des pros. Quand on maîtrise un domaine au point qu'il fait (fasse ?) partie de nous, les maladresses des débutants peuvent agacer. (Bon, je ne sais pas si tu es débutant ou pas.)

Je pense à mon métier, et à tous les jeunes que nous recevons l'été pour les remplacements. C'est une catastrophe ! Il y a ceux qui ne sont pas fait pour ça et le découvrent très vite (et nous avec, ce qui nous fait un résident de plus), puis il y a ceux qui arrivent là comme s'ils avaient fait ça toute leur vie. Je les admire, ces jeunes filles de vingt ans qui font la toilette de mecs qui pourraient être leur père.

Mais ce qui à mon avis est le plus inestimable, c'est le regard neuf qu'ils apportent. C'est quelque fois la remise en question de ce qu'on croit savoir, de ce qu'on croit maîtriser parce qu'on le fait depuis longtemps. On oublie trop souvent ce que l'autre a à nous apporter. Il ne suffit pas de dispenser son savoir, il faut aussi se mettre au niveau de l'autre. C'est moins facile que de réciter sa leçon.
azul47

Re: Encore des tarifs : comment ne pas dévaluer le métier ?

Message non lu par azul47 » 13 nov. 2009, 17:19

d'attirer l'attention des apprentis sur ce que la vie réelle réserve souvent quand un solliciteur se trouve face à un donneur d'ordres qui n'a pas souci de prendre des gants et n'a que faire des amours-propres froissés.
Mais on le sait ça ! Débuter dans un métier ne veut pas dire débuter dans la vie !

Tiens, je me tais ; je vais encore m'énerver...
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