formation correcteur CEC "promo" 2011

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Karala
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Re: formation correcteur CEC "promo" 2011

Message non lu par Karala » 08 nov. 2010, 13:27

Catherine_75 a écrit :Je ne peux pas vous laisser penser (et dire) cela. Le travail d'un correcteur ne consiste pas seulement à traquer fautes et coquilles, mais aussi, voire surtout, à vérifier les informations du texte quand elles semblent fausses, ou étranges, comme cela semble être le cas dans votre devoir.
Que faut-il faire quand le texte est manifestement daté et obsolète?
Faut-il corriger un texte d'hier selon les règles et les critères d'exactitude d'aujourd'hui?
Si on nous donne un texte à corriger vieux de 10 ou 15 ans (comme le sont apparemment ceux du CEC), qui nous dit par exemple (je dis n'importe quoi au hasard) "Merci pour le chocolat, le dernier film de Claude Chabrol...", faut-il s'indigner : Pas du tout, il en a fait plein d'autres depuis ?
"Ici, les gens sont aimables, courtois, serviables"...
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Catherine_75
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Message non lu par Catherine_75 » 08 nov. 2010, 13:39

Karala a écrit :
Catherine_75 a écrit :Je ne peux pas vous laisser penser (et dire) cela. Le travail d'un correcteur ne consiste pas seulement à traquer fautes et coquilles, mais aussi, voire surtout, à vérifier les informations du texte quand elles semblent fausses, ou étranges, comme cela semble être le cas dans votre devoir.
Que faut-il faire quand le texte est manifestement daté et obsolète?
Faut-il corriger un texte d'hier selon les règles et les critères d'exactitude d'aujourd'hui?
Si on nous donne un texte à corriger vieux de 10 ou 15 ans (comme le sont apparemment ceux du CEC), qui nous dit par exemple (je dis n'importe quoi au hasard) "Merci pour le chocolat, le dernier film de Claude Chabrol...", faut-il s'indigner : Pas du tout, il en a fait plein d'autres depuis ?
Bien entendu, il faut corriger un texte en fonction de la date à laquelle il a été écrit.
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Message non lu par Karala » 08 nov. 2010, 14:07

Nous sommes d'accord ; c'est pour cela que je préconisais de laisser tel quel le nombre d'habitants de La Roche-Sur-Yon indiqué dans le texte du CEC, même si ce nombre n'est plus exact aujourd'hui.
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Message non lu par Susannah » 08 nov. 2010, 14:17

Catherine,

Merci d'avoir réagi à mes propos quelque peu maladroits. Je sais que le travail d'un correcteur concerne à la fois la forme et le fond d'un texte. Je voulais simplement dire qu'à ce stade de notre formation, il nous était surtout demandé de traquer les erreurs formelles, sans nous préoccuper (pour le moment) de la véracité des informations contenues dans les textes.*

Je peux me tromper, bien sûr.

*D'autant que, comme l'a fait remarquer Karala, la plupart des inexactitudes sont liées à la date d'écriture des textes.
Aurélien K.
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Message non lu par Aurélien K. » 08 nov. 2010, 20:11

Le texte n'étant pas daté (à moins que ça m'ait échappé) et les consignes ne l'interdisant pas, je ne vois rien qui empêche de corriger des erreurs de fond si l'on en trouve. Peut-être n'en tiendront-ils pas compte dans le corrigé, mais il ne me semble pas avoir commis une bourde en le faisant. Et même si c'est le cas, j'assume.

Ce dont je suis sûr, en revanche, c'est que l'ordre des noms historiques de La Roche-sur-Yon était fautif, et ce, quelle que soit la date à laquelle a été écrit le texte. Plus exactement, il y avait une inversion : de mémoire, le texte (une fois les fautes corrigées) nous expliquait que La Roche-sur-Yon s'était appelée Napoléon-Vendée sous Napoléon III, puis Bourbon-Vendée sous la Restauration. Or c'est précisément l'inverse, la Restauration ayant précédé le second Empire, chronologiquement. (J'ai d'ailleurs peiné à trouver, ou plutôt inventer, un signe de correction pour indiquer dans le texte cette inversion…)

Si mes recherches ont été fructueuses concernant cette ville, je suis par contre resté beaucoup plus sceptique devant le nom du destrier de Jean le Bon (si je ne me trompe pas). Malgré tous mes efforts, je n'ai trouvé nulle trace de cet « Agénor Royal »… Difficile, alors, de corriger quoi que ce soit, quant à la graphie ou l'information éventuellement fautives. Je n'ai pas osé mettre une petite note du genre « Source ? » dans la marge. J'ai peut-être eu tort…

Catherine, quand on a des remarques ou des questions assez longues à adresser à l'auteur, peut-on (ou doit-on) joindre une copie où celles-ci sont détaillées et indiquées par un renvoi dans la marge du texte à corriger ?
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Message non lu par Catherine_75 » 09 nov. 2010, 00:01

Aurélien K. a écrit :Catherine, quand on a des remarques ou des questions assez longues à adresser à l'auteur, peut-on (ou doit-on) joindre une copie où celles-ci sont détaillées et indiquées par un renvoi dans la marge du texte à corriger ?
Bien sûr Aurélien, aucun auteur, aucun éditeur ne trouvera à y redire, bien au contraire. Ils préféreront lire un texte clair plutôt que des pattes de mouche dans une marge trop étroite.
Même principe en cas de correction sur écran : on peut créer un fichier à part et y noter les questions et remarques. Cependant, sur écran, le correcteur n'est pas bloqué par les marges, et peut insérer des commentaires dans le texte.
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Message non lu par coco47 » 09 nov. 2010, 05:06

Bonjour Aurélien. Puisque vous voulez apprendre et apprendre encore (ce que, comme vous, je fais encore chaque jour), voici quelques remarques qui compléteront gratuitement vos cours du CEC.
Aurélien K. a écrit :J'ai commencé à étudier l'orthotypographie en autodidacte depuis environ deux ans […]
Non. Soit vous avez commencé à étudier il y a deux ans, soit vous étudiez depuis deux ans.
Aurélien K. a écrit :[…] j'ai été supéfait de constater […]
Non. Vous avez été stupéfié. Ou vous êtes resté stupéfait.
Aurélien K. a écrit :[…] je pense être l'un de ces correcteurs très lents, qui vérifie tout.
Non. Vous pensez être l'un de ces correcteurs très lents qui vérifient tout. Vous allez peut-être objecter finement que votre phrase complète est « Comme je l'ai également lu sur ce forum, je pense être l'un de ces correcteurs très lents, qui vérifie tout », ce qui voudrait dire : d'une part je suis l'un des nombreux correcteurs lents qui existent dans le monde (donc pluriel) et d'autre part je vérifie tout (donc singulier). Eh bien je ne suis pas d'accord, parce qu'alors votre ces ne renverrait à rien et on serait en droit de vous demander « qui sont-ils, ces correcteurs, comment les définissez-vous ? ». Ce qui explicite ce ces, c'est la subordonnée « qui vérifie(nt) tout ». Vous êtes l'un de ceux-là, de ces correcteurs qui vérifient.

Par ailleurs, un accent circonflexe sur le i de entraîne et celui de paraît ne serait pas superflu. En revanche, deux fois hé hé en quelques lignes, c'est beaucoup.
Aurélien K. a écrit :Coco est l'un de ceux-là qui m'en apprend le plus (clin d'œil dissimulé cette phrase).
Clin d'œil d'autant plus apprécié qu'il suit votre « qui vérifie tout ».
Bonne chance !
Dernière modification par coco47 le 09 nov. 2010, 05:38, modifié 2 fois.
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Message non lu par coco47 » 09 nov. 2010, 05:13

coco47 a écrit :
lmagnante a écrit :Je vis sur Lyon, et toi ?
Non, Imagnante, vous ne vivez pas sur Lyon. Vous vivez à Lyon.
Hier soir à la télé, émission de Michel Field, invitée : la romancière Saphia Azzedine, pour son livre La Mecque-Phuket. Elle cite un de ses personnages, une Beurette qui s'adresse à une autre : « Arrête de parler comme une blédarde ! Ne dis pas : “Je vais sur Paris. Je vais sur Marseille.” Ne parle pas comme Fadela Amara ! Parle français ! »
J'aime cette femme. Je vais acheter son livre.
lmagnante
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Message non lu par lmagnante » 09 nov. 2010, 09:11

coco47 a écrit :
coco47 a écrit : Non, Imagnante, vous ne vivez pas sur Lyon. Vous vivez à Lyon.
Merci coco47
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Message non lu par Aurélien K. » 10 nov. 2010, 00:09

Catherine_75 a écrit :Bien sûr Aurélien, aucun auteur, aucun éditeur ne trouvera à y redire, bien au contraire. Ils préféreront lire un texte clair plutôt que des pattes de mouche dans une marge trop étroite.
Même principe en cas de correction sur écran : on peut créer un fichier à part et y noter les questions et remarques. Cependant, sur écran, le correcteur n'est pas bloqué par les marges, et peut insérer des commentaires dans le texte.
Merci, Catherine. Même s'il est trop tard pour mes pattes de mouche, le devoir étant déjà posté. Je ferai mieux la prochaine fois. J'ai encore deux questions concernant cela. Pardonnez par avance leur éventuelle bêtise. D'abord, le signe de renvoi vers la copie est-il bien « cf. copie », entouré et dans la marge ? (C'est un de ceux qu'on nous montre en exemple dans le premier cours.) Et pour la copie, peut-on saisir nos remarques au clavier ou doivent-elles être obligatoirement manuscrites ?
Aurélien K.
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Message non lu par Aurélien K. » 10 nov. 2010, 02:36

Merci pour toutes vos remarques, Coco. On peut dire qu'elles m'ont fait potasser encore plus !
coco47 a écrit :Non. Soit vous avez commencé à étudier il y a deux ans, soit vous étudiez depuis deux ans.
Très juste ! C'est de plus une maladresse que j'ai souvent dû dire et écrire. La formule « commencer depuis… » m'apparait grotesque, maintenant que vous me le faites remarquer. Merci !
coco47 a écrit :Non. Vous avez été stupéfié. Ou vous êtes resté stupéfait.
J'ai déjà été confronté au couple stupéfait/stupéfié au cours de mes corrections. Après revérification, il semble qu'il est tout à fait correct de dire qu'on est stupéfait de quelquechose, autant que de dire qu'on est stupéfié par quelque chose (en gardant à l'esprit que le sens n'est pas tout à fait le même). Thomas en cite d'ailleurs quelques exemples. D'autres sources plus récentes, comme l'Office, attestent également cet emploi.
Par contre, l'omission du t est une erreur impardonnable. Je me petit-suisside donc de ce pas pour expier ma faute.
coco47 a écrit :Non. Vous pensez être l'un de ces correcteurs très lents qui vérifient tout. Vous allez peut-être objecter finement que votre phrase complète est « Comme je l'ai également lu sur ce forum, je pense être l'un de ces correcteurs très lents, qui vérifie tout », ce qui voudrait dire : d'une part je suis l'un des nombreux correcteurs lents qui existent dans le monde (donc pluriel) et d'autre part je vérifie tout (donc singulier). Eh bien je ne suis pas d'accord, parce qu'alors votre ces ne renverrait à rien et on serait en droit de vous demander « qui sont-ils, ces correcteurs, comment les définissez-vous ? ». Ce qui explicite ce ces, c'est la subordonnée « qui vérifie(nt) tout ». Vous êtes l'un de ceux-là, de ces correcteurs qui vérifient.
Je prends note que vous n'êtes pas d'accord (c'est le cas de le dire). Cependant, je me permets de protester amicalement. Je trouve que mon ces est doublement justifié : par « très lents » d'une part, et par « Comme je l'ai également lu sur le forum » d'autre part, car, en réalité, je reprends les mots d'un membre de ce forum. Je vous accorde en revanche que j'aurais pu utiliser des guillemets pour « correcteurs très lents ». C'eût été plus explicite.
« Un de ces correcteurs très lents qui vérifient tout » n'a pas du tout le même sens. En tout cas, ce n'est pas celui que je veux donner. Votre phrase signifierait que ce sont les correcteurs très lents qui vérifient tout, or c'est moi. Les correcteurs très lents pouvant l'être pour bien d'autres raisons. Il peut également exister des supercorrecteurs qui vérifient tout et restent rapides… Mais ça, c'est une autre histoire !
Dans ma phrase, et dans mon esprit, qui se rapporte à l'un, et je l'accorde donc avec lui. De plus, la virgule précédant qui indique bien la relative explicative qui suit.

Au final, la seule certitude que j'aie acquise, et vous en conviendrez je l'espère, c'est que l'accord pluriel systématique après des formules comme « un des… qui » est peu subtil, voire dangereux. C'est le (bon) sens qui doit guider l'accord, notamment dans les cas où un a le sens de celui. En tout cas, je vous remercie de m'avoir sensibilisé à cette difficulté, et merci à Grevisse, Thomas et l'Office, qui m'ont aidé à mieux l'appréhender. J'ai néanmoins besoin d'encore beaucoup d'entrainement avant de pouvoir corriger ce genre de cas sans vérifier.

Justement, voici sur quoi je suis tombé (aïe) sur le site de l'Académie : « Les noms de département français […] sont de genre masculin si au moins l'un des termes qui les compose est masculin ». Dans cette phrase, l'auteur semble utiliser la règle de l'accord au singulier quand on veut « insister sur l'idée d'individualité » (Thomas). Pourtant, dans ce cas précis, ça me gêne. Je trouve ça abusif. Mais il est vrai qu'on peut plus ou moins remplacer ce l'un par celui, dans l'idée… Je pense tout de même que l'accord au pluriel, qui serait correct sans pour autant changer le sens, aurait été préférable. Des avis ?
coco47 a écrit :Par ailleurs, un accent circonflexe sur le i de entraîne et celui de paraît ne serait pas superflu.
Ou peut-être l'est-ce, après tout, superflu ? C'est en tout cas mon avis dans ce cas-là : ces circonflexes n'indiquent pas une prononciation différente, leur absence ne change pas le sens de ces mots et n'entraine pas de confusion avec d'autres. D'accord, ils posent question sur l'étymologie (mais sans donner une réponse pour autant), à la limite… Et après ? Dans tous les cas, rappelons qu'« aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive ». Je profite donc de mon bon droit.
Comme je l'ai expliqué, quand j'écris en mon nom — donc pas quand je corrige, sauf accord ou demande de l'auteur —, j'applique les principes des rectifications (ou plutôt recommandations) de l'orthographe de 1990, du moins ceux que j'approuve. C'est un choix délibéré et militant. Un usage très minoritaire, contesté (notamment vis-à-vis du circonflexe sur les voyelles i et u) et contestable, je l'admets, mais c'est un engagement personnel auquel je tiens et que j'essaie de communiquer comme je peux. En aucun cas je ne tenterai d'imposer mon point de vue, mais je ne changerai pas mon fusil d'épaule tant qu'on ne m'aura pas convaincu du caractère vital de ces accents-là, dans ces cas-là… et il y a fort à faire.
J'en profite pour glisser un lien vers le rapport officiel des rectifications pour ceux que ça intéresse et qui ne connaitraient pas déjà. (Non, je n'ai pas honte d'essayer de corrompre la communauté du bon usage, jusque chez elle.)
Remarque : « Sur l'i d'entraine » marche aussi (et avec une seule patte, s'il vous plait !). Des élisions, certes superflues, mais toujours classe, je trouve !
coco47 a écrit :En revanche, deux fois hé hé en quelques lignes, c'est beaucoup.
C'vrai qu'ça n'fait pas très sérieux. Je me retiendrai à l'avenir, même si je préfère ça aux souriards. Par contre : « En revanche »… de quoi ? Une locution induisant une idée positive précédée et suivie d'une plainte ne me parait pas très heureuse… J'ai un humour désopilant, je sais, hi hi… (Mes excuses aux partisans du « tous contre par contre » !)
coco47 a écrit :Bonne chance !
Merci ! Mais je ne compte pas trop sur la chance pour devenir correcteur, sinon j'suis mal barré ! Je préfère me fier à de bons livres et à des gens comme vous, mais tout en gardant mon esprit critique, mon humour dévastateur et ma concision légendaire (oui, j'aime l'autodérision).
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Re: formation correcteur CEC "promo" 2011

Message non lu par coco47 » 10 nov. 2010, 04:10

Aurélien K. a écrit :Justement, voici sur quoi je suis tombé (aïe) sur le site de l'Académie : « Les noms de département français […] sont de genre masculin si au moins l'un des termes qui les compose est masculin ».
Pour ma part, je vois là une grosse coquille, et je me refuse, à ce sujet, à tortiller du c.. pour ch... droit, comme disait mon vieil oncle breton.
Fer

Re: formation correcteur CEC "promo" 2011

Message non lu par Fer » 12 nov. 2010, 16:54

Bonjour à tous et bienvenue à Aurélien et Karala,

J'ai également trouvé le devoir numéro 2 facile. Du coup, je l'ai vite terminé pour avancer d'autres projets. Mais en lisant vos commentaires, je me rends compte que j'ai fait une belle erreur ! En fait, je n'ai tout simplement pas pensé à vérifier l'exactitude des données... Pour tout vous dire, j'ai eu envie de suivre la formation du CEC car je corrige les travaux de mon ami qui est enseignant-chercheur en droit des affaires. Ainsi, entre autres, j'ai effectué la mise en page (en fonction du cahier des charges de sa maison d'édition) et la correction d'un ouvrage de 704 pages. Le plus souvent, il s'agit de textes très techniques et à rendre "pour hier" donc je ne fais qu'une "simple" relecture c'est-à-dire sans vérifier le contenu. En tout cas, merci à Aurélien pour ses remarques : je serai plus attentive ! Du coup, j'ai une question pour les correcteurs confirmés : en général, quels sont les délais octroyés pour corriger un texte ?

Pour répondre à Susannah, je suis actuellement à la recherche d'un emploi. Jeune diplômée d'une école de commerce, je suis allée vivre deux ans au Canada (où il fait bon de déformer notre bon vieux français) et ai travaillé comme responsable marketing dans un grand groupe. Au bout de trois mois, j'ai tout abandonné pour la céramique (je fais de la poterie depuis l'âge de 6 ans-j'en ai 27 aujourd'hui) : le bonheur. De retour en France, j'ai eu un petit boulot dans le luxe à Paris. J'ai tenu un an et suis allée m'installer à Nantes. Malheureusement il est économiquement impossible de vivre de ma passion pour la céramique en France... Et je suis coincée entre deux mondes : un parcours trop chaotique pour un emploi cadre "école de commerce" et un profil trop qualifié pour un petit job ! Commencer une formation de correcteur est pour moi un moyen de rendre "officielles" les corrections que j'effectue pour mon ami et avoir une certaine légitimité pour proposer mes services à d'autres universitaires. Je ne sais pas comment les choses évolueront mais les devoirs me permettent de reprendre confiance et d'avoir de nouvelles perspectives. Quant à mon ami, il se fait à l'idée que mes corrections sont petit à petit plus pertinentes !

Au plaisir d'autres échanges !
Susannah
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Re: formation correcteur CEC "promo" 2011

Message non lu par Susannah » 12 nov. 2010, 21:13

Merci Fer d'avoir répondu à ma question !

Vous avez tous des parcours très intéressants. Je ne me doutais pas que les apprentis correcteurs provenaient d'horizons aussi variés...
Dernière modification par Susannah le 28 nov. 2010, 12:44, modifié 1 fois.
Catherine_75
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Re: formation correcteur CEC "promo" 2011

Message non lu par Catherine_75 » 13 nov. 2010, 13:59

Aurélien K. a écrit :Merci, Catherine. Même s'il est trop tard pour mes pattes de mouche, le devoir étant déjà posté. Je ferai mieux la prochaine fois. J'ai encore deux questions concernant cela. Pardonnez par avance leur éventuelle bêtise. D'abord, le signe de renvoi vers la copie est-il bien « cf. copie », entouré et dans la marge ? (C'est un de ceux qu'on nous montre en exemple dans le premier cours.) Et pour la copie, peut-on saisir nos remarques au clavier ou doivent-elles être obligatoirement manuscrites ?
Aurélien, ne soyez pas trop à cheval sur ces détails très scolaires. Si vous écrivez « voir copie » au lieu de « cf. copie », par exemple, personne ne vous en tiendra rigueur si vos indications sont claires et précises.
Idem pour les remarques manuscrites ou saisies à l'ordinateur.
Personnellement, si je corrige sur papier (ce qui devient de plus en plus rare), je préfère m'en tenir aux remarques manuscrites, parce que je n'ai pas le réflexe de poser mon stylo pour passer au clavier.
Aurélien K. a écrit :J'ai déjà été confronté au couple stupéfait/stupéfié au cours de mes corrections. Après revérification, il semble qu'il est tout à fait correct de dire qu'on est stupéfait de quelque chose, autant que de dire qu'on est stupéfié par quelque chose (en gardant à l'esprit que le sens n'est pas tout à fait le même). Thomas en cite d'ailleurs quelques exemples. D'autres sources plus récentes, comme l'Office, attestent également cet emploi.
Je crois que vous n'avez pas bien compris la remarque de Coco. Ou alors c'est moi qui ne comprends pas bien votre réponse.
C'est la construction qui est en cause, « stupéfié » étant le participe passé du verbe « stupéfier », et « stupéfait » étant un adjectif — les deux mots n'ont d'ailleurs pas la même étymologie.

J'aurais préféré : ...il semble qu'il soit tout à fait correct de dire... à la place de l'indicatif.
Aurélien K. a écrit : Au final, la seule certitude que j'aie acquise, et vous en conviendrez je l'espère, c'est que l'accord pluriel systématique après des formules comme « un des… qui » est peu subtil, voire dangereux.
Le singulier peut effectivement parfois être admis dans certains cas et, à mon avis, c'est le choix du singulier qui est subtil. La plupart du temps, le pluriel est préférable.
Aurélien K. a écrit :« En revanche »… de quoi ? Une locution induisant une idée positive précédée et suivie d'une plainte ne me parait pas très heureuse…
Là, je suis d'accord avec vous ! Le « en revanche » de Coco arrivait comme un cheveu sur la soupe...
Aurélien K. a écrit :(Mes excuses aux partisans du « tous contre par contre » !)
Je crois qu'il faut surtout savoir quand employer l'une ou l'autre expression. Je ne défends pas farouchement « en revanche », mais c'est souvent plus adapté que « par contre ».
Susannah a écrit :Catherine,

Merci d'avoir réagi à mes propos quelque peu maladroits. Je sais que le travail d'un correcteur concerne à la fois la forme et le fond d'un texte. Je voulais simplement dire qu'à ce stade de notre formation, il nous était surtout demandé de traquer les erreurs formelles, sans nous préoccuper (pour le moment) de la véracité des informations contenues dans les textes.*

Je peux me tromper, bien sûr.

*D'autant que, comme l'a fait remarquer Karala, la plupart des inexactitudes sont liées à la date d'écriture des textes.
Quant à moi, je suis désolée de mon côté « tranchant » (je me suis déjà expliquée à ce sujet auprès de Karala, n'y revenons pas).

Les consignes du devoir étaient-elles précises ? Vous demandait-on clairement de ne faire qu'une correction « simple » sans vérifier le contenu ?

La date à laquelle le texte a été rédigé est-elle explicitement spécifiée ?

Si l'on ne peut faire que des supputations à propos de cette date, à votre place, j'aurais sans doute écrit une remarque précisant que telle et telle information ne sont plus exactes aujourd'hui.

Et, qui sait, cela inciterait peut-être le CEC à actualiser ses devoirs !
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