La formation pour devenir lecteur/correcteur

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
prof
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Re: Sous des dehors chagrins, il cachait des trésors d'urban

Message non lu par prof » 16 sept. 2009, 18:55

Albertine75 a écrit :[...] je n'aurai jamais…
Bonjour !
.....Eh non ! Pour moi ce temps est passé. Sachez pourtant que je vous reste…
.....tout dévoué.
azucena
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Aïe !

Message non lu par azucena » 17 sept. 2009, 03:27

Bonjour,

Je trouve bien étrange que personne n'ait repris la phrase que je cite ci-dessous, tout au moins pour la corriger... Elle se trouve en page 1, quasiment au début de la discussion.

"Je vais commencer par le CEC et si dans quelques années je peux me libérer pour passer du temps sur Paris, je me lancerais avec Formacom."

Si je peux... je me lancerai au futur SVP, sans "s" à la fin ! ou, à la rigueur, un imparfait et un conditionnel : pouvais - lancerais.

Encore un petit bout de chemin à faire pour la charmante future collègue qui a créé la discussion. Mais au fait, nous voici en septembre 2009, où en êtes-vous ?
coco47
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Message non lu par coco47 » 17 sept. 2009, 03:32

Albertine75 a écrit :Et je redoute vraiment les Trissotin de la forme qui, sous prétexte de belle langue et de belle typographie, jaspinent, jasent, vitupèrent et pompent l'air.
J'ai beaucoup aimé votre diatribe. C'est bien inspiré, bien vu, bien écrit. Et sans aucune faute d'orthographe. Rare ici…
Pourtant, j'aurais bien écrit Trissotins, puisque le nom propre employé comme nom commun par antonomase doit, selon mon vieux code typo, prendre la marque du pluriel tout en gardant sa capitale (jusqu'au moment où, entré dans la langue et admis comme non commun dans les dictionnaires, il la perdra).
En plus, je trouve ça joli, graphiquement, ces Harpagons, Pénélopes, Candides.
Et je confirme : il a existé, jadis, des cassetins peuplés de joyeux compagnons à la chanson facile et au coude agile prêts à troquer quelques virgules contre un canon au bar du journal.
(Eh oui, jusque dans les années 80, chaque quotidien parisien avait son propre comptoir, très officiel, où même les rédac chefs venaient écluser. Ouvert 24 heures sur 24. Celui de France-Soir, rue de Réaumur, qu'on appelait "le Sordide", accueillait même les gagneuses de la rue Saint-Denis toute proche et leurs protecteurs. Et dans l'atelier typo, il y avait un "bar parallèle", ouvert aux correcteurs, qui, tous les matins au bouclage, vers 11 h, régalait les "confrères" au son du A la. Un vieux typo fatigué, devenu incapable de lire les caractères de plomb à l'envers, était payé pour s'occuper de la chose, son travail étant "absorbé" par ses camarades. Solidarité ouvrière… Contrepartie : une forte mortalité précoce. On se demande bien pourquoi… Le foie, disait-on…)
Porcile
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Message non lu par Porcile » 17 sept. 2009, 12:11

coco47 a écrit :Pourtant, j'aurais bien écrit Trissotins, puisque le nom propre employé comme nom commun par antonomase doit, selon mon vieux code typo, prendre la marque du pluriel tout en gardant sa capitale (jusqu'au moment où, entré dans la langue et admis comme non commun dans les dictionnaires, il la perdra).
En plus, je trouve ça joli, graphiquement, ces Harpagons, Pénélopes, Candides.
Si j'en crois mes béquilles préférées (Robert, Larousse, Jouette, Girodet…), harpagon semblerait être admis comme nom commun, non ?
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 17 sept. 2009, 12:48

Un truc qui m'a fait sursauter ce matin :

« Dans un entretien accordé aux lecteurs du Parisien-Aujourd'hui en France » [...]
Catherine_75
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Message non lu par Catherine_75 » 17 sept. 2009, 13:20

PascalSR a écrit :Un truc qui m'a fait sursauter ce matin :

« Dans un entretien accordé aux lecteurs du Parisien-Aujourd'hui en France » [...]
Il semblerait que cette appellation soit voulue par le journal lui-même. Quand on veut réagir sur un article du site en ligne du Parisien, il faut cocher la case : "Je déclare avoir pris connaissance et avoir approuvé la Charte de modération et j'accepte que ma réaction soit publiée dans le Parisien / Aujourd'hui en France."

Nouvelle édition, après avoir relu mon intervention ci-dessus : bien entendu, c'est le fait qu'un entretien soit accordé aux lecteurs qui est choquant, et pas l'appellation "Parisien-Aujourd'hui en France". J'ai honte ! :oops:
Dernière modification par Catherine_75 le 17 sept. 2009, 23:27, modifié 1 fois.
Albertine75

Message non lu par Albertine75 » 17 sept. 2009, 20:14

coco47 a écrit : Pourtant, j'aurais bien écrit Trissotins, puisque le nom propre employé comme nom commun par antonomase doit, selon mon vieux code typo, prendre la marque du pluriel tout en gardant sa capitale (jusqu'au moment où, entré dans la langue et admis comme non commun dans les dictionnaires, il la perdra).
En plus, je trouve ça joli, graphiquement, ces Harpagons, Pénélopes, Candides.
Coco47, merci de votre description haute en couleur d'une époque révolue, je vous le confirme : même si certains de mes anciens collègues défient la cirrhose, ils le font de façon morose et terne, et les mots "convivialité" et "solidarité" sonnent à leurs oreilles de mauvais vivants comme autant de grossièretés...

Quand au "s" final que vous préconisez pour ces Trissotin, je choisis de me ranger parmi ceux qui l'omettent, et j'aime disposer de cette liberté (que m'accorde André Jouette).

Bien confraternellement
coco47
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Message non lu par coco47 » 18 sept. 2009, 05:18

Porcile a écrit :Si j'en crois mes béquilles préférées (Robert, Larousse, Jouette, Girodet…), harpagon semblerait être admis comme nom commun, non ?
Il l'est donc devenu, comme, avant lui, Tartufe. On ne me l'avait pas dit. Heureusement, il me reste Alceste et Célimène.
Albertine75 a écrit :Quand au "s" final que vous préconisez pour ces Trissotin, je choisis de me ranger parmi ceux qui l'omettent, et j'aime disposer de cette liberté (que m'accorde André Jouette).
Je ne préconise pas, je dis que j'aime bien. N'en déplaise aux réformateurs de tout crin, il peut exister un plaisir visuel dans la graphie des mots, et quelle que soit la langue. Moi, j'aime bien ces s d'antonomase, comme ceux-ci, dans mon vieux code typo :
— Un Auguste aisément peut faire des Virgiles ;
— Un coup d'œil de Louis enfantait des Corneilles.

Peut-être que je les aime parce qu'ils choquent ceux qui, comme Jouette, chaussent leurs gros sabots primaires pour dire : nom propre, pas pluriel ! J'ai toujours aimé choquer le petit-bourgeois sûr de lui. Je ne vais pas changer à 64 ans.
Mais je reconnais que c'est affaire de goût personnel. De goût, justement…
Albertine75

Message non lu par Albertine75 » 18 sept. 2009, 09:46

Hé bé, comme il se trouve arrangé, l'André !

Voilà ce que dit ce petit-bourgeois sur le sujet qui nous occupe : "Beaucoup de grammairiens estiment qu'en cas d'antonomase, il doit y avoir accord. [...] Cependant certains auteurs, en ce cas, respectent l'invariabilité. Les Racine et les Napoléon sont rares."

J'avoue avoir utilisé ce Trissotin avec une certaine perversité, histoire de soulever un des lièvres du métier de correcteur : la grammaire peut être une histoire d'estimation et certains choix relèvent effectivement du goût de celui qui les opère.
alléluia
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Message non lu par alléluia » 18 sept. 2009, 10:10

Albertine75 a écrit :Hé bé, comme il se trouve arrangé, l'André !

Voilà ce que dit ce petit-bourgeois sur le sujet qui nous occupe : "Beaucoup de grammairiens estiment qu'en cas d'antonomase, il doit y avoir accord. [...] Cependant certains auteurs, en ce cas, respectent l'invariabilité. Les Racine et les Napoléon sont rares."

J'avoue avoir utilisé ce Trissotin avec une certaine perversité, histoire de soulever un des lièvres du métier de correcteur : la grammaire peut être une histoire d'estimation et certains choix relèvent effectivement du goût de celui qui les opère.
Voici ce que dit ce petit-bourgeois sur le sujet qui nous occupe : "Beaucoup de grammairiens estiment qu'en cas d'antonomase pas de virgule ici il doit y avoir accord. [...] Cependant certains auteurs, en ce cas, respectent l'invariabilité.

J'avoue avoir utilisé ce Trissotin avec une certaine perversité, histoire de lever un des lièvres du métier de correcteur
Albertine75

Message non lu par Albertine75 » 18 sept. 2009, 11:41

Ooooops ! Cendres, moignons, etc.

Heureusement qu'il y a des correcteurs et qu'ils accourent en cas d'urgence !

Alléluia !

J'en ai lâché mon lièvre, ça m'apprendra à essayer de causer obsolète...
alléluia
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Message non lu par alléluia » 18 sept. 2009, 12:51

Serviteur !
Albertine75

Message non lu par Albertine75 » 18 sept. 2009, 15:17

Votre jubilation fait plaisir à voir !
Invité

Re:

Message non lu par Invité » 22 sept. 2009, 17:18

Catherine_75 a écrit :
Arwenia a écrit :...nous avons jusqu'au 5 juillet pour rendre nos textes corrigés et prêts à être publiés. La sortie du recueil est prévue en août.
Le recueil est-il publié, Arwenia ?
Pas encore, à mon grand regret.
Nous sommes cinq auteurs et comme souvent dans ces cas-là, il arrive que l'un d'eux mette un temps considérable à fournir les documents qui lui sont demandés. Le pire étant qu'il a dit ne pas comprendre les raisons de la publication de sa nouvelle, qu'il la jugeait médiocre et sans intérêt (ce qui évidemment n'est pas le cas). Etait-ce une raison suffisante pour freiner la publication du recueil?
Certes non. Dire qu'il a provoqué la colère et l'indignation du reste de l'équipe est en-dessous de la vérité.
Le principal est qu'au jour d'aujourd'hui, l'éditrice peut - enfin - lancer la publication. J'ose espérer une bonne nouvelle pour octobre.

Cette aventure m'a convaincue de ne plus reproduire ce genre de collaboration. Je suis d'ailleurs en pleine élaboration de mon PROPRE recueil de nouvelles.
catherine68
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Re: La formation pour devenir lecteur/correcteur

Message non lu par catherine68 » 28 sept. 2009, 15:45

Bonjour,
J'ai moi-même suivi la formation de correcteur du CEC par correspondance de Mars 2008 à Février 2009. Formation très complète, basée sur un cours et un devoir par quinzaine, avec 2 rencontres à Paris (en septembre et en janvier), et un stage chez un éditeur de ma région (Alsace). Comme je souhaite travailler à mon domicile, je recherche du télétravail, malheureusement, les offres ne se bousculent pas. J'ai pour le moment corrigé bénévolement pour des amis : 3 thèses de théologie, 1 mémoire de Master d'histoire, une quinzaine de livres et albums pour enfants, des plaquettes publicitaires pour associations.
J'ai envoyé de nombreux CV aux éditeurs, semé ma carte dans les salons du livre,… aucune réponse positive !
Donc, je vous souhaite bon courage pour votre recherche de travail. Et je vous assure que la formation vaut le coup. Catherine68
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