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orthographe des vins

Publié : 24 mai 2009, 09:17
par varannes
Bonjour à tous, j'ai besoin de vos lumières, Le Robert propose pour le vin du Rhône cette orthographe : "côtes-du-rhône", qu'en est-il pour un côtes de Provence par exemple ? On écrira côtes-de-provence ? ou même côtes-de-Bourg ?

Avis à tous :) et merci

Publié : 25 mai 2009, 03:10
par coco47
Et même, carrément, côtes-de-bourg.

Publié : 26 mai 2009, 00:49
par Catherine_75
Hé oui. Un autre exemple : un vin de Champagne (la région), mais un champagne.

Publié : 26 mai 2009, 10:54
par varannes
oui, j'avais laissé Bourg avec majuscule car je me demandais précisément s'il fallait tout uniformiser, ou si chaque cas était particulier ? On peut se demander par exemple si on écrit : côtes du Ventoux ou côtes-du-Ventoux ou côtes-du-ventoux... In fact, that is the question...

Je vois que ma question n'inspire pas trop les troupes :(

Publié : 26 mai 2009, 11:00
par PascalSR
Vins : tout traits d'union-bdc.

Moi, je ne consomme que les cerises du Ventoux, comme ça, y'a pas de problème ! :mrgreen:

Publié : 26 mai 2009, 11:00
par Catherine_75
côtes-du-ventoux

Il n'y a jamais de majuscule pour les noms de vins (les noms de fromages non plus, d'ailleurs).

Publié : 26 mai 2009, 11:03
par varannes
Merci, ouf, il y a une logique !

Publié : 27 mai 2009, 02:10
par coco47
varannes a écrit :Merci, ouf, il y a une logique !
Oui, et c'est une logique très… logique : quel que soit le nom de son terroir, un cru est un objet, une chose. Si on le désigne par un mot qui rappelle sa nature accompagné du nom propre qui indique son origine, ce nom propre garde sa capitale : un vin de Bourgogne. Si on le désigne par une seule dénomination, celle-ci est de type nom commun, donc pas de CAP : un bourgogne.

Ainsi, le moteur inventé par M. Diesel est un moteur Diesel, autrement dit un diesel. Et le fusil Lebel de nos arrière-grands-pères est un lebel.

Une autre fois, nous aborderons l'antonomase, qui permet à un nom propre employé comme non commun d'arborer à la fois la capitale et la marque du pluriel : des Pénélopes.

Publié : 27 mai 2009, 08:44
par PascalSR
Et des don Juans (voire même des don juans). Mais Dom Juan de Molière.

Publié : 27 mai 2009, 10:45
par Climousse
SR et correcteurs, je suis FAN de vos échanges. J'aime ce qui est pro, carré et instructif, et puis j'avais toujours l'impression de passer pour une emmerdeuse quand j'embêtais mes collègues en poste avec le code typo ou le dictionnaire... Bref, continuez à poster, poster, poster ! :D

Publié : 02 juin 2009, 13:15
par bdc
Catherine_75 a écrit :Hé oui. Un autre exemple : un vin de Champagne (la région), mais un champagne.
Un champagne, mais un Veuve-Clicquot (cap justement parce que c'est un champagne!)…
tout ça pour rire, parce qu'il y a des exceptions partout! :mrgreen:

Bon, j'espère que je ne me trompe pas, je dis ça sans vérifier, et comme j'ai la tête un peu farcie :lol:

Ce serait quand même comique de mettre une grosse ânerie sur le forum. :oops:

La suite des rigolades au prochain épisode. 8)

Publié : 03 juin 2009, 02:55
par Porcile
bdc a écrit :Un champagne, mais un Veuve-Clicquot (cap justement parce que c'est un champagne!)…
tout ça pour rire, parce qu'il y a des exceptions partout! :mrgreen:
Ben non, pas d'exception pour le champagne, malgré les bulles…
Bon, j'espère que je ne me trompe pas, je dis ça sans vérifier, et comme j'ai la tête un peu farcie :lol:

Ce serait quand même comique de mettre une grosse ânerie sur le forum. :oops:

La suite des rigolades au prochain épisode. 8)

Publié : 03 juin 2009, 09:38
par duplex
@ Porcile
Pourriez-vous m'éclairer ? Car avec ou sans bulles (bien qu'un champagne sans bulles soit bon à jeter), j'aurais écrit moi aussi Veuve-Clicquot avec cap., Veuve-Clicquot n'étant ni un nom de région productrice ni un nom de cépage, mais simplement la marque commerciale sous laquelle est vendue ce champagne. Tout comme un Lafite-Rotschild (nom du domaine) est un pauillac.
Voilà pour les cap., mais pour la marque du pluriel ? J'aurais volontiers laissé invariables les appellations locales, tirées de noms de villes ou villages : des saint-estèphe, des châteauneuf-du-pape et mis le pluriel aux noms génériques représentant les régions (des champagnes, des bougognes) et les cépages (des sauvignons). Qu'en pensez-vous ?

Publié : 03 juin 2009, 14:42
par Porcile
duplex a écrit :@ Porcile
Pourriez-vous m'éclairer ? Car avec ou sans bulles (bien qu'un champagne sans bulles soit bon à jeter), j'aurais écrit moi aussi Veuve-Clicquot avec cap., Veuve-Clicquot n'étant ni un nom de région productrice ni un nom de cépage, mais simplement la marque commerciale sous laquelle est vendue ce champagne. Tout comme un Lafite-Rotschild (nom du domaine) est un pauillac.
Voilà pour les cap., mais pour la marque du pluriel ? J'aurais volontiers laissé invariables les appellations locales, tirées de noms de villes ou villages : des saint-estèphe, des châteauneuf-du-pape et mis le pluriel aux noms génériques représentant les régions (des champagnes, des bougognes) et les cépages (des sauvignons). Qu'en pensez-vous ?
Voici ce qu'en pense Dédé Jouette :
« Dans un texte, quand le vin est désigné par son lieu d'origine ou son producteur, on met la capitale : vin de Champagne, vin de Château Margaux, vin du Beaujolais, vin de Brouilly, vin de Porto. Mais si le nom est traité comme un nom commun, sans le mot vin ou cru, on met une minuscule, et les noms composés s'écrivent avec un trait d'union : du champagne, du sauternes, du bourgogne, du bordeaux, du porto, du jurançon, du château-lafite, du château-mouton-rothschild, un veuve-clicquot. (…) Les noms simples prennent la marque du pluriel : des champagnes, des montrachets, des pommards. Les noms composés sont invariables : des château-talbot, des moët-et-chandon. L'étiquette de la bouteille, le catalogue, porteront des majuscules au nom du vin : Château Haut Brion, Romanée Conti. »

Publié : 03 juin 2009, 17:37
par duplex
Merci beaucoup ! Y compris pour avoir rétabli le "h" qui s'était évaporé...
Cela a au moins le mérite d'être simple. Quoi qu'il en soit, je préfère les déguster (avec modération bien sûr) que les écrire !