Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
prof
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Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par prof » 06 nov. 2017, 15:22

Bonjour !
La question de ce mode d'écriture redevient d'actualité. Elle se pose pour les éditeurs, les correcteurs, les lecteurs et la langue française.
Ilola
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par Ilola » 09 nov. 2017, 23:47

Bonjour,

En tant que professionnels de la correction, je crois que nous ne pouvons que REFUSER cette écriture-là, qui, pour commencer, serait sans doute le signal de la fin pour notre métier : moi, correctrice non robotisée, je ne m'imagine pas devoir vérifier sur 200-300 pages si le point médian est bien là et bien "médian", c'est-à-dire à mi-hauteur, alors que point final et points abréviatifs seront sur la ligne – de quoi nous arracher les yeux !
Alors même que ce système d'écriture n'est en rien fixé, puisqu'il impose des démarches très différentes selon le mot concerné.
Ainsi :
• Pour "un·e avocat·e", il me suffit d'ajouter une terminaison en "e" au terme générique, mon cerveau lit donc uniquement de gauche à droite et continue, ensuite, la lecture de ce qui suit... Le mien, en l'occurrence, ici, plutôt comme ceci : "un- e avocat -e", je constate que la présence du point médian "divise" plus qu'elle n'unit, à l'inverse de notre division qui sert de trait d'union tout aussi bien.

• Pour "des intellectuel·le·s", même démarche, sauf que je visualise d'emblée "des intellectuel" avec une faute d'accord, et que mon cerveau doit aller chercher le "s" du pluriel en sautant par-dessus la terminaison "-le" du féminin : un peu saugrenu, mais bon... Surtout quand nous aurons en bout de ligne "intellec-
tuel·le·s"
– ça devient déjà beaucoup moins facile à lire et à comprendre spontanément... Or, les mots coupés, nous en aurions beaucoup plus qu'aujourd'hui, vu que la longueur du mot moyen français serait probablement bien plus longue qu'elle n'est aujourd'hui (6 lettres). A moins de devoir s'habituer à des polices plus serrées, des justif plus longues...

• Mais le pompon serait encore pour des mots dont il faudrait remplacer une terminaison par l'autre, tout en conservant les deux visibles, ce qui requiert une réelle gymnastique du cerveau, laquelle, visiblement, ne se fait pas de la même manière pour chacun qui s'y risque, puisque je recense déjà :
- "les agriculteur·rice·s", chez Hatier, qui n'hésite pas à séparer les deux lettres "tr", lesquelles forment pourtant un phonème complexe unique, imprononçable autrement que groupé...
- "les agriculteur·trice·s", dans divers articles dont les auteurs ont, visiblement, une meilleure sensibilité à la formation du mot français que ne l'ont les auteurs de chez Hatier, puisqu'ils respectent, eux, l'intégralité de la syllabe à remplacer, soit "-teur" par "-trice", ce qui semble déjà moins inacceptable...
- "les agriculteurs·trices", tout simplement, solution que d'autres semblent privilégier et qui a l'avantage d'économiser les points médians et de conserver la terminaison du pluriel attachée au mot...

Jusqu'au jour, qui ne manquera sans doute pas d'arriver, où nous aurons droit à "les agricultrice·teur·s" ou à "les agricultrice·eur·s", ou encore à "les agricultrices·teurs" – car, à partir du moment où se voit contestée la grammaire classique qui prévoit une forme générique et une autre constituée à partir de la première, s'il n'y a plus de forme générique, mais seulement deux formes, l'une d'un genre et l'autre de l'autre genre, qui cohabitent alternativement et ne doivent rien l'une à l'autre, pourquoi partir alors du principe que le masculin serait toujours en premier ?

C'est donc la SALADE qui nous attend, sans doute pour très, très longtemps. Le français est né autour de 842, avec les Serments de Strasbourg, et n'a été fixé par les grammairiens puis par l'Académie française qu'aux XVIe et XVIIe siècles !
Saussure disait qu'"on n'a jamais vu naître une langue", tant est long le temps nécessaire à ce que se fixe toute langue : il en va probablement pareil de l'écriture de cette langue. Il serait fou de vouloir d’un coup modifier l’équilibre subtil de cet édifice millénaire.

Ensuite, notre métier est de corriger la langue française pour en garantir le bon usage, et le français ne s'écrit pas, pour le moment, avec des points médians ni avec des terminaisons doubles ou triples séparées du mot lui-même par un point : qu'est-ce qui justifierait, alors, que nous les acceptions, en tant que lecteurs-correcteurs et correcteurs ?
"La langue de la République est le français", dit, à peu près dans ces termes, notre Constitution. Nos institutions, nos entreprises, nos éditeurs sont supposés publier en français, donc...
Nous n'aurions, pour cette nouvelle manière de l'écrire, aucun dictionnaire et devrions faire face à une diversité de graphies, comme actuellement, qui, de facto, rendrait le correcteur inutile !
ET qui rendrait également, à terme, la littérature, voire l'écrit d'une manière générale, inaccessible à toujours plus de Français.

Nous avons, du reste, aujourd'hui, plus de 45 % des jeunes ayant arrêté leur scolarité avec le niveau collège et qui sont "en grande difficulté de lecture", selon les tests passés lors de la Journée de la défense 2016, et 37 % de l'ensemble des jeunes ayant été testés lors de cette journée étaient des lecteurs "non efficaces" – ils étaient 30 % en 2011.

Il y a sûrement plus urgent, donc, que de remettre sans cesse une louche pour leur compliquer la vie, en changeant sempiternellement de programmes, de méthodes d'enseignement, de grammaire, de graphies autorisées ou non autorisées, et maintenant, on voudrait leur changer la manière de transcrire notre langue par écrit ?
Alors même que s’annonce déjà la nouvelle profession à la mode, prête à prendre le relais des orthophonistes, auxquels la méthode globale les a condamnés : après l’explosion des troubles du langage, voici venir les troubles de l’écriture ! Les graphothérapeutes, déjà, s'organisent aux portes des collèges pour prendre en charge ces nouvelles déficiences.
N'ajoutons pas un désastre au désastre, donc. Avant de détruire notre langue, laissons-leur le temps de la découvrir !
Dernière édition par Ilola le 10 nov. 2017, 01:47, édité 2 fois.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par margie1 » 13 nov. 2017, 18:26

Bonsoir à tous et à toutes (et inversement),

Inclure la femme entre des petits points : ceci n'est que de la poudre aux yeux, un écran de fumée qui masque le reste. Presque à comparer aux féminisations ultramodernes bricolées par qui ne fait pas de recherches : auteure à la place d'autrice (qui ferait suranné selon ceux qui ne le connaissaient pas au moment où on leur signale que c'était le féminin habituel d'auteur et une construction logique en français, alors que compositrice ne dérange personne, de nos jours), la mauvaise foi est-elle partout ?

S'il s'agit de féminisme, mieux vaut s'en prendre à ce qui dans le langage s'attaque réellement aux femmes, tel l'usage répété et répétitif de putain, de salope, de bordel et d'autres termes prétendument utilisés comme simples jurons selon certaines et certains, alors que ce sont des injures sexistes, mais qui, selon une partie des locuteurs, seraient devenues non sexistes, car "tellement passées dans le langage". Ou comment justifier l'injustifiable.

Simone de Beauvoir, dès les années soixante-dix, faisait pourtant remarquer que ces agressions contre les femmes n'ont pas d'équivalents à l'encontre des hommes (salaud n'a pas la même portée que salope et gigolo ou prostitué sont peu usités en tant qu'injures) et ancrent dans les esprits une image dégradée de la femme à laquelle il convient de s'attaquer : il s'agit en effet de n'en pas minimiser les effets et les conséquences. À quand des amendes pour injure sexiste, comme il existe des amendes pour injures racistes, interrogeait l'autrice.

En novembre 2017, près d'un demi-siècle s'est écoulé, les femmes sont encore victimes de ce type de propos, elles les entendent, ne répliquent plus ou bien c'est parce qu'elles ne sont pas "dans le coup" ou n'auraient "pas compris" elles protestent. Certaines même les profèrent en permanence comme s'il s'agissait de s'en emparer pour sembler affranchies des conventions sociales, de "faire mec" en débitant des jurons "ordinaires", et à ma connaissance il n'existe aucun moyen réel de faire cesser ces violences psychologiques graves. Les représentantes du "beau" ou du "second" sexe resteront-elles donc encore longtemps des sous-êtres, une sous-espèce, pour la planète entière ?

Jolie soirée à vous.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par margie1 » 13 nov. 2017, 18:44

Bonsoir de nouveau à tout le monde,

Par mégarde, j'ai appuyé sur "envoyer" alors que je relisais mon message précédent et allais corriger second sexe en deuxième sexe pour le titre de Beauvoir ; je présente bien sûr mes excuses aux personnes du troisième sexe.

Margie1
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par Ilola » 13 nov. 2017, 21:40

Bonjour, Margie1, je suis tout à fait d'accord avec cette priorité-là, et j'ajouterai au florilège le fameux "Nique ta mère !" que je trouve hyper-violent et que tous nos médias ont consciencieusement répercuté à tout va.
prof
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par prof » 14 nov. 2017, 19:54

prof a écrit :
06 nov. 2017, 15:22
Bonjour !
La question de ce mode d'écriture redevient d'actualité. Elle se pose pour les éditeurs, les correcteurs, les lecteurs et la langue française.
     Personne ici ne s'est montré en faveur de l'écriture inclusive, celle où l'on réduit la place des femmes à un petit ‹ e › coincé entre des points médians. Je m'en réjouis. Aussi je me permets de poursuivre : Dans la pratique de notre métier, qui de nous s'y opposera, et de quelle façon ?

     La féminisation des noms et l'accord en genre des adjectifs me semble relever des choix de l'auteur. Nous devrons veiller, comme d'habitude, à leur harmonisation.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par Ilola » 15 nov. 2017, 16:53

Bonjour !

"La féminisation des noms et l'accord en genre des adjectifs me semblent relever des choix de l'auteur."

Oui et non : l'accord en genre des adjectifs n'est, bien sûr, pas "au choix" de l'auteur, Prof, ta langue a fourché, je crois !

Quant à la féminisation, l'est-elle réellement ? Tout dépend de comment on conçoit le métier du lecteur-correcteur, qui se trouve au croisement des "choix de l'auteur" et de la "norme linguistique" qu'il doit défendre et faire respecter : c'est pour ça qu'on s'adresse à lui, du reste.

Disons que, pour moi, le lecteur-correcteur ne travaille pas seulement "pour l'auteur", mais plutôt et d'abord pour la langue française et, au-delà, pour le texte et la pensée qui le fonde.
Il fait partie de la compétence de chacun de savoir, ensuite, trouver la limite entre "imposer la norme" et "respecter les choix", OU... ou..., lorsque la norme linguistique fait défaut ou débat, eh bien... il n'est pas interdit non plus au lecteur-correcteur d'avoir "ses" préférences et "ses" convictions – de spécialiste de la langue, certes, mais aussi d'usager de cette langue et de la culture qu'elle porte –, qu'il PEUT, alors, tenter de défendre auprès de l'auteur, car, au bout du stylo rouge du correcteur, il y a, AUSSI, un cerveau et une personne.

Pour moi, qui n’aime pas trop la notion de « neutre » en dehors de la grammaire, le lecteur-correcteur doit, certes, se montrer "souple" et respectueux du texte qu'il sert, ce qui ne signifie pas qu'il doive s'effacer. Pas plus que le juge ne s'efface derrière la loi, le lecteur-correcteur ne doit s'effacer derrière la règle grammaticale ou orthographique, voire s'absenter devant les choix de l'auteur. Nous avons, ainsi, tous fait l'expérience d'auteurs qui croient avoir dit une chose, mais, qui, en réalité, donnent à lire autre chose, ce que doit déceler le lecteur-correcteur.

C'est même, à mon avis, la seule voie à suivre pour que notre métier ne disparaisse pas, malgré les progrès à attendre de l'intelligence artificielle : le lecteur-correcteur humain, lui, reste avant tout un "lecteur critique", qui peut éclairer, valider ou infléchir les choix de l'auteur, en trouvant les bons arguments. Tout étant, bien sûr, une question de mesure ! Car nous n'avons pas non plus vocation à être des "censeurs", réputation trop souvent faite à notre profession, ni, évidemment, à imposer nos préférences personnelles contre les choix de l’auteur.
C'est une rencontre à trois : l'auteur, le texte et le lecteur-correcteur, qui reste le premier "lecteur" et réagit en tant que tel. Un lecteur « objectif », mais pas « neutre » pour autant. (Voilà qui ferait un beau sujet de bac philo, non ? :D)

En cela, du reste, je dirais volontiers que le lecteur-correcteur sert D'ABORD les lecteurs qui liront le livre ensuite, en leur garantissant autant que faire se peut une lecture aisée, donnant accès le plus fidèlement possible à la pensée de l'auteur, une fois dépourvue d'ambiguïtés, de non-sens, d'incohérences, de fautes et d'erreurs en tout genre comme d'un chaos typographique, le tout constituant autant d'obstacles à la bonne compréhension de ce qu'on lit – et, donc, au plaisir de lire.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par prof » 15 nov. 2017, 21:48

     Je ne m'exprimais que dans le cadre de l'‹ écriture inclusive ›, afin d'éviter que le débat tourne à la confusion — volontairement faite et entretenue ? — entre l'écriture des textes (= la frappe, les terminaisons féminines, les points médians...) et leur rédaction (= l'orthographe des mots employés : auteur / auteure / autrice). On peut fort bien être partisan de la féminisation des noms sans accepter les dérives typographiques que certains tentent d'imposer.
     Je ne contesterai pas à l'auteur, en l'état actuel des discussions, et quelles que soient mes préférences, le droit de nommer une femme : ‹ madame la ministre › ou ‹ madame le ministre › ; et je le laisserai libre d'accorder l'adjectif avec ‹ madame › ou avec l'article.

     Les considérations déontologiques relèvent d'un débat qui pourrait prendre en compte la possibilité, pour le correcteur, d'exercer un droit de retrait.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par Ilola » Hier, 02:07

Ce que j'ai voulu souligner, c'est que le rôle du lecteur-correcteur est d'abord d'imposer la norme déjà édictée – soit par le Petit Larousse, soit par l'Académie française, en tout cas une norme reconnue et validée : sur ce point-là, je pense que nous n'avons pas à laisser le choix à l'auteur, même s'il peut toujours refuser, en ayant le dernier mot SI l'éditeur qui nous emploie est d'accord, ou S'il est lui-même le donneur d'ordre.

Et ensuite seulement, dans le cas où la norme n'est pas fixée, notre rôle reste de valider les choix de l'auteur, si nous jugeons qu'ils vont dans le sens de l'usage et qu'ils se justifient, et SINON de tenter de le convaincre d'en changer, en trouvant des arguments ad hoc.

Quant à l'accord qui doit suivre un "Madame le... " ou "Madame la... ministre", c'est justement à cause de ce casse-tête là que je suis franchement pour pousser le plus possible à la féminisation de tout ce qui supporte d'être féminisé, car, lorsque Edith Cresson est arrivée à Matignon, je me souviens des innombrables paquets de nœuds que nous avons dû résoudre papier après papier, à L'Express, quand nous tombions sur des phrases du style : "Le ministre est arrivé habillé d'un tailleur rose et accompagné de son époux. Elle a accepté de répondre..."
Bien sûr, ensuite, nous sommes passés par la phase où nous ajoutions sempiternellement devant le mot "ministre" un "Madame le...", mais ce n'était pas satisfaisant. Quant à "Madame LA ministre", eh bien... il devient inutile, quand on prend le parti de la simplicité et qu'on dit juste "La ministre est arrivée habillée d'un tailleur rose..." : voilà le problème réglé ! C'est plus court, les accords à faire sont clairs et on s'épargne de se torturer l'esprit chaque fois qu'on parle d'une femme ministre ou secrétaire d'Etat... ce qui n'a pas tardé à devenir courant par la suite.

Ici, à mon avis, le lecteur-correcteur doit privilégier de "vendre" à l'auteur la solution qui LUI paraît la plus souhaitable, non pas en fonction de ses convictions personnelles, mais en fonction de ce qui lui semble le plus adapté sur le plan rédactionnel et en fonction de l'usage qu'il perçoit comme majoritaire OU qu'il pressent appelé à le devenir.
A l'époque de Cresson, certes, tout le monde disait encore "le" ministre, mais il était évident que l'usage allait vite devenir de dire "la" ministre, pour une femme, vu que la terminaison en "e" permettait de féminiser sans problème, et vu que l'air du temps était à la parité – donc, à la multiplication des femmes au gouvernement.
Nous avons peut-être été les premiers à adopter cette féminisation, alors pas très orthodoxe, mais, aujourd'hui, l'usage s'est complètement installé. Tous les élèves disent "Ma prof", à peu près tous les journaux écrivent "la ministre", "la secrétaire d'Etat", "la députée", parce que ça correspond à une réalité, que ça ne heurte pas l'oreille et que ça simplifie la vie.
L'usage est plus hésitant pour d'autres mots, comme "la maire de Paris"... mais c'est tout de même aussi en train de s'installer...

En l'occurrence, sur ce point-là, les réviseurs de L'Express ont, je trouve, tenu honorablement leur place d'acteurs de l'évolution de la langue. Ça me paraît être une facette essentielle de notre métier, que nous DEVONS aussi assumer ET revendiquer le plus possible ! Là où la norme fait encore défaut, je milite pour que notre profession participe à la faire advenir.
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par prof » Hier, 11:40

     L'Académie française s'étant unanimement prononcée face à « cette aberration inclusive », quelle devrait / pourrait être l'attitude du correcteur chargé de relire un texte rédigé de cette façon ?
Catherine_75
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Re: Qui est partisan de l'écriture inclusive ?

Message non lu par Catherine_75 » Hier, 22:54

Ilola a écrit :
Hier, 02:07
En l'occurrence, sur ce point-là, les réviseurs de L'Express ont, je trouve, tenu honorablement leur place d'acteurs de l'évolution de la langue.
Pour info, il n'y a plus de réviseur à L'Express depuis un peu plus d'un an. Ce sont les SR qui assument depuis cette fonction, en plus de leur travail habituel.
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