J'ai écrit un livre, comment trouver une maison d'édition?

Espace Edition : comment éditer un livre ? Auteur, ca paye ? Quelles maisons d'édition approcher ? ...
miaoumiaou
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J'ai écrit un livre, comment trouver une maison d'édition?

Message non lu par miaoumiaou » 29 juil. 2008, 16:34

Bonjour à tous,
j'aimerai un jour (peut être) écrire un livre..Je sais qu'il faut ensuite trouver une maison d'édition. Me conseilleriez vous de leur envoyer le fichier par mail ou bien d'y aller sur place?
Ce que j'ai peur c'est que si je leur envoie le contenu de mon récit par mail, ils disent "non non on en veut pas" puis qu'en fait ils l'éditent et se prennent le fric.
En gros j'aimerai être sur de ne pas me faire avoir..
Pour ceux que ca intéresse, je n'ai jamais écrit de livre et je ne sais pas si un jour je le ferais, mais on ne sait jamais..
Merci pour vos réponses
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 30 juil. 2008, 14:35

Vu comme tu présentes le truc, ces craintes pourraient même être capables de te bloquer psychologiquement pour l'écriture dudit livre.

À l'heure actuelle, la plupart des auteurs — quand on les interroge — disent (à l'instar d'Amélie Nothomb) écrire avant tout par besoin d'écrire et par passion plutôt que motivés par le fait d'être disponibles chez le libraire en bas de chez eux. Bien sûr, mises à part les commandes et la littérature opportuniste, people « prête-nom ».

Ma mère a écrit deux petits romans. Elle a réussi à se dégoter une éditrice qui vend son catalogue en ligne et ne se préoccupe pas de la distribution. Du coup, c'est à elle de faire sa propre promo et de prendre des contacts pour aller faire des dédicaces dans les librairies de la région. Elle a eu droit à une petite dizaine de papiers, donc un encart en une d'un titre de PQR. Le roman le plus plébiscité a même fait l'objet d'une deuxième série d'impression.

Pendant sa prospection, elle a eu affaire à un gars qui a pris son argent en faisant traîner en longueur. Elle a récupéré ses billes et elle s'est cassée.

Faut savoir que les petits éditeurs qui sont arrivés récemment sur le marché demandent presque tous de mettre la main à la poche pour couvrir l'ensemble des frais d'édition (correction, réécriture, illustration de couv', édition) quand ils ne vous demandent pas d'avoir au préalable fait corriger votre « tapuscrit » à vos frais.

Un dernier truc : avec l'engouement qu'ont de plus en plus les gens à se raconter par l'écrit, les grandes et moins grandes maisons d'édition reçoivent parfois jusqu'à quelques centaines de manuscrits par an ; alors, pour se faire repérer et ensuite se faire voler son œuvre, y'a quand même beaucoup à surmonter.
spleenda
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Message non lu par spleenda » 30 juil. 2008, 16:40

Légalement, les auteurs ont des protections pour ne pas se faire piquer leurs oeuvres par les maisons d'éditions.

Avant de l'envoyer à une maison d'édition, soit tu déposes ton oeuvre à la SGDL Société des gens de lettres, soit devant un huissier ou notaire mais dans ce cas là, il faut payer (je ne sais plus combien, peut être 100 150 euros). Enfin, et c'est le plus simple et moins cher, tu t'envoie ton livre par recommandé à ton adresse, et tu le conserves sans l'ouvrir. Le cachet de la poste fait foi en cas de reproduction illicite de ton bouquin.
plasticpastel

Message non lu par plasticpastel » 30 juil. 2008, 16:44

quand tu auras écrit ton livre, pense seulement à protéger tes droits, que tu l'envoies par mail ou par courrier, si tu ne les a pas protégé cela ne changera rien.
A moins que tu ne veuilles payer il y a la technique où tu t'envoies ton manuscrit par la poste, dans une enveloppe kraft scéllée par des bandes avec une colle qui ne peut pas etre décollée sans arracher l'enveloppe donc de chaque coté de l'enveloppe.
Ensuite il faut demander au postier de mettre un cachet manuel avec une date à cheval sur les deux bandes et touchant par la meme l'enveloppe.
Tu te l'envoies par recommandé et si tu trouves ton livre sous un autre nom, tu peux montrer ta preuve à un huissier...
spleenda
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Message non lu par spleenda » 30 juil. 2008, 17:50

Je ne savais pas que le paquetage était si minutieux... :) Je pensais qu'il suffisait de l'envoyer moi.
louis

Message non lu par louis » 01 août 2008, 10:10

Je pense qu'il n'est pas nécessaire de trop en faire. C'est déjà assez compliqué comme cela d'être lu par un éditeur ou un lecteur, autant ne pas trop se prendre la tête en aval. Il suffit d'expédier son manuscrit par La Poste, en envoi simple. Les éditeurs reçoivent des masses de manuscrits chaque jour et tu auras toi-même pas mal d'envois à faire avait de trouver l'éditeur intéressé - et donc de frais. Ces précautions précitées ne valent que pour les écrivains dont on surveille les parutions. Et encore.
Par ailleurs, la meilleure précaution à prendre (et la moins onéreuse) est de t'adresser à la SGDL pour protéger ton manuscrit.
Par ailleurs, un conseil, commence par écrire ton livre avant de te préoccuper d'un éditeur potentiel. Pour le reste, il faut croire qu'il y a toujours un éditeur pour un "bon" livre.
louis

Message non lu par louis » 01 août 2008, 10:15

J'oubliais... Les éditeurs ne reçoivent (et ne lisent donc) pas les manuscrits expédiés par mail. Du papier, rien que du papier.
Elolen

Message non lu par Elolen » 01 août 2008, 11:25

Salut, moi je viens de créer mon livre de poésie et j'ai fais un site pour en faire la promo ==>www.elolen.1s.fr.Je recherche un éditeur pour le publier et pour repondre a ta question, et bien tout dépend des personnes.Je suis tombée sur des éditeurs qui faisaient ça par email et d'autre qui voulaient qu'on envoi les manuscrit par courier.
Après c'est vrai que t'as pas encore ecrit ce livre et tu sais meme pas si tu vas en ecrire un donc est ce que ça vaut vraiment la peine de te creuser la tete pour ça?? et tu veux écrire ce livre pourquoi au juste?gagner de l'argent? te dire que tu va avoir ton nom dans une librairie?
Personnellement, j'ecris depuis plusieurs années et j'ai eu l'idée de me faire publier.Pendant un moment je pense que je me suis trop laissée aller par le "jeu de l'argent" en me disant ton nom sera dans les librairie etc .. et là et bien j'arrivais plus a ecrire.J'avais perdu mon objectif premier qui était juste d'écrire par besoin et par envie.
Si vous avez le temps passez voir mon site et laissez quelques commentaire histoire de dire ce que vous en pensez.
PHK

Message non lu par PHK » 14 août 2008, 12:56

De passage sur le forum, j'écris là mon premier message. J'ai eu la chance de publier mon premier livre cet été chez un véritable éditeur (hors compte d'auteur), donc je peux raconter comment ça se passe.

Je ne donne pas trop de détails, histoire de ne pas mettre les gens en cause. Il ne s'agit pas d'un ouvrage de fiction (pas un roman), mais d'un secteur assez spécialisé. Mon ouvrage n'a donc rien d'un best-seller potentiel. Les choses sont peut-être différentes pour les oeuvres de fiction, mais j'en doute.

- Tout d'abord, je parle des éditeurs sérieux, c'est-à-dire sans compte d'auteur. A votre place, j'éviterais les compte d'auteur. Ca ne mène nulle part : ce genre de bouquin est très peu diffusé. En effet, quand on parle d'édition, on commet un quasi-contresens : ce n'est pas l'édition qui compte, mais la diffusion. N'importe qui peut "faire un livre." Il suffit d'aller chez l'imprimeur au bas de la rue et de sortir le carnet de chèques. Ne vous laissez pas avoir par le compte d'auteur : les titres qui vont directement de la presse au pilon, sans jamais passer entre les mains des libraires ou des lecteurs, ne sont pas rares.
En revanche, le rôle d'un véritable éditeur est d'assurer la diffusion de l'ouvrage, c'est à dire qu'il soit visible en librairie (générale ou spécialisée), qu'il apparaisse dans les catalogues et soit présenté à d'éventuels salons. Donc, dans le choix d'un éditeur, pensez à la diffusion. Sans viser le Goncourt au premier jet (restons modestes), mais au moins une petite présence qui vous garantisse quelques lecteurs dans les cercles d'amateurs éclairés.

- Evitez donc de considérer le livre comme un best-seller potentiel. Attention à la folie des grandeurs. Les premiers ouvrages sont plus souvent des objets de luxe, publiés à peu d'exemplaires, qui visent un public de connaisseurs. A la limite, son premier bouquin, on le publie surtout à direction des professionnels, pour ajouter une ligne à son CV et montrer qu'on est capable de le faire. Il faut des années pour assurer une réputation. C'est aussi pour cela qu'il faut éviter les compte d'auteur : ça fait toujours "amateur".

- Pour l'envoi du manuscrit, disons les choses tout net, ça marche au piston. J'ai envoyé le texte à un éditeur par la poste, mais sur la recommandation d'un auteur connu et déjà publié qui a intercédé en ma faveur. Attention : la recommandation ne garantit pas que vous serez publié. Elle assure juste que l'éditeur lira votre manuscrit. En effet, les éditeurs, même les plus petits, reçoivent des centaines de manuscrits par mois, qu'ils n'ont pas les moyens de lire. Un comité de lecture coûte de l'argent. Par conséquent, la recommandation d'un tiers compétent et reconnu joue le rôle d'un pré-comité de lecture (gratuit pour l'éditeur !), qui sert de premier filtre.

- Pour une auteur inconnu, il vaut mieux essayer les éditeurs de province que les parisiens. De toute manière, comme il faut être recommandé, vos connaissances dans le milieu vous aiguillent vers les éditeurs qui ont le plus de chances d'accepter votre texte. Envoyer 300 paquets par la poste, ça coûte cher et cela ne fera qu'encombrer les corbeilles à papier.

- Ensuite, l'éditeur choisit son ou ses propres lecteurs, qui lisent le manuscrit. Le rapport de lecture conditionne l'acceptation du manuscrit.

- Lorsque le manuscrit est accepté, il l'est rarement en l'état. L'éditeur et son (ses) lecteur(s) imposent des corrections, à charge pour l'auteur de les réaliser. Cela concerne, entre autres, la taille du manuscrit, mesuré en nombre de signes, espaces compris. Pour des raisons de coût de production, cela n'est pas négociable (en tout cas pour un jeune auteur. Si on s'appelle le Clézio, c'est un autre problème). Si l'éditeur dit "500 000 signes," c'est 500 000 signes, point barre.
L'éditeur exige également des corrections dans le corps du texte. Là, il faut rester humble, et prendre les suggestions au sérieux. Ces gens sont des pros, ils savent ce qu'ils font. Ne pas se draper dans la posture du génie incompris. Sinon, c'est direct-poubelle. Avec des milliers de candidats publiables, les éditeurs ne s'encombrent pas d'inconnus qui jouent les prima donna.
Il est toutefois possible de discuter, à condition de rester professionnel, et raisonnable, dans ses demandes.

- Une remarque importante : la plupart des petits et moyens éditeurs n'emploient pas de correcteurs. Le correcteur, c'est vous, c'est l'écrivain. Il est donc inutile d'envoyer un manuscrit rédigé dans un français de mauvais collégien. Cela paraît évident, mais les éditeurs reçoivent de telles horreurs... Là aussi, direct-poubelle.

- Le contrat d'édition. Attention : il doit comporter une mention du type : "l'éditeur s'engage à publier et diffuser à ses frais et à ses risques..." Sinon, on risque des surprises.
Ne pas rêver à des contrats style Stephen King ou JK Rowlings. Au départ, le nombre d'exemplaires est modeste -- quelques centaines -- et il n'y a pas de droits d'auteur. On travaille pour la gloire.
Eventuellement, l'éditeur propose des droits d'auteur à partir du deuxième tirage. Comme il arrive très rarement qu'un ouvrage soit réédité, cela ne l'engage pas trop tout en rassurant l'auteur en cas de succès-miracle (on ne sait jamais).

- Concernant le risque de se faire piquer son manuscrit, je n'y crois pas tellement. Seule une infime partie des manuscrits ont une réelle valeur marchande, et ce sont de toute manière les bouquins écrits soit par des grandes plumes, soit par les "pipoles" (ou leurs nègres...). La plupart de temps ce sont des bouquins préformatés, gonflés à coup de pub et de faux scandales pour se vendre (voir Pierre Jourde, la "littérature sans estomac," une lecture essentielle). A l'inverse, les petits éditeurs qui publient de jeunes auteurs le font pour la beauté du geste, dans un esprit très différent. De toute manière, un éditeur n'aurait rien à gagner à telle arnaque, qui le priverait d'un auteur rentable à intégrer dans son écurie.
En cas de paranoïa, il suffit de garder des preuves que l'ouvrage est bien de soi : brouillons des différentes étapes, témoignages de proches, de professionnels, etc.


PS : j'ai bien l'impression d'avoir actionné une sorte de douche froide, mais tant pis. Le milieu a ses codes, ses lois et ses tristes vérités. Encore une fois, l'essentiel : ne pas confondre édition et diffusion. C'est la diffusion qui compte. Il vaut mieux un texte non édité mais largement diffusé (un blog avec un lectorat régulier, par exemple) qu'un texte édité mais non diffusé (un bouquin à compte d'auteur qui pourrit dans un entrepôt).

J'espère avoir été utile. Bon courage.
LOOPING

ARNAQUE OU PAS

Message non lu par LOOPING » 06 oct. 2008, 11:53

Je viens de signer mon contrat pour un roman chez edilivre aparis en contrat d'éditeur( c'est a dire droit d'auteur) ne pas payer pour se faire editer( en compte d'auteur)
j'ai envoyé mon manuscrit par internet , je n'ai pas eu de probleme. C'est l'editeur, qui s'occupe du dépot légal à la BdF. En attendant je laisse trainer pour répondre aux autres éditeurs qui attendent mon contrat (compte d'auteur). Avec ceux ci tout manuscrit en bon du moment que l'on paie.
marsand
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Message non lu par marsand » 06 oct. 2008, 14:41

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