pigiste et longue maladie

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
pigistemalade
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pigiste et longue maladie

Message non lu par pigistemalade » 27 févr. 2009, 07:55

Une question qui n'a peut-être jamais été abordée... On est pigiste et un jour, une belle cochonnerie de maladie, totalement imprévue (pas une grippe, hein) nous frappe : s'en suit hospitalisations, examens, convalescence, arrêt maladie, etc... les employeurs sont compréhensifs au début, mais à force, ils se posent des questions. Que dire, que faire? Rester pigiste? Continuer à taire qu'on va plus ou moins mal, que notre état nécessite de temps en temps un aménagement car hospitalisations parfois imprévues? Au risque de voir les piges diminuer comme une peau de chagrin (même si j'ai réduit le rythme, je tiens à garder certaines collaborations)
Je m'interroge.

Merci de répondre ici ou en messages privés si vous ne voulez pas vous exposer !!
cilou
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Message non lu par cilou » 27 févr. 2009, 09:46

Certaines longues maladies empêchent de travailler. Dans ce cas, la question ne se pose pas : on prend son congé maladie comme tout salarié, on essaie de prévenir l'employeur pour qu'il sache combien de temps ça durera (mais on ne le sait pas toujours), et à la fin du congé maladie, on essaie tant bien que mal de récupérer ses piges.
La question se pose pour d'autres maladies, par exemple le cancer, où les gens sous chimiothérapie sont crevés, mais peuvent travailler un peu. Que faire ? Continuer "comme si de rien n'était" autant que possible ? Ou faire comme tout salarié, suivre les prescriptions de son médecin, et arrêter s'il le conseille ? Je ne sais pas, je pense que ça dépend de sa forme, de ses besoins d'argent et des employeurs (certains seront compréhensifs, d'autres pas).
Je ne sais pas ce qu'il en est pour un pigiste régulier qui devrait s'arrêter pour maladie. L'employeur est-il obligé de lui fournir des piges quand il revient de maladie ? Le statut de salarié du pigiste tend à me faire répondre positivement, mais dans les faits, quelqu'un a-t-il vécu ça ?
pigistemalade
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merci cilou

Message non lu par pigistemalade » 27 févr. 2009, 10:13

toute la question est là : dans les faits, l'employeur est-il obligé de reprendre le pigiste suite à différents arrêts complètement indépendants du pigiste mais pour cause de maladie grave :-( et la question est aussi de savoir si oui ou non il vaut mieux avertir son employeur de cette éventualité d'absences imprévisibles ! Tout dépend évidemment de soir, de son vécu et des employeurs mais j'aimerai d'éventuels témoignages, voir si c'est possible !
menhir
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Message non lu par menhir » 27 févr. 2009, 10:45

Il vaut mieux consulter le SNJ, qui répond toujours. Il ne faut pas rester dans l'incertitude ou le flou sur des questions aussi graves. www.snj.fr
menhir
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Message non lu par menhir » 27 févr. 2009, 10:47

Journalistes pigistes et maladie
Comme tout autre salarié, un journaliste pigiste a droit à une indemnisation en cas de maladie ou d’accident.
L’indemnisation légale, inscrite dans le Code de la Sécurité sociale, prévoit le versement d’indemnités journalières égales à la moitié du gain journalier de base (calculé sur les salaires plafonnés des 3 ou 12 derniers mois) après trois jours de carence. Pour les pigistes, il faut avoir cotisé sur au moins 1015 fois le SMIC horaire (soit 8394,05 € au 1er juillet 2006) au cours des six mois précédents pour une indemnisation d’une durée inférieure à six mois. L’indemnisation au delà de six mois implique des cotisations sur au moins 2030 fois le SMIC horaire au cours des douze mois précédents (R 313-3).
Attention : La Sécurité sociale prend en compte le salaire soumis à cotisations lequel peut être différent de votre salaire brut si vous êtes journaliste professionnel et que votre employeur cotise et vous fait cotiser sur un salaire abattu de 30%. Cet abattement n’est pas automatique, votre employeur doit vous consulter. Vous pouvez lui écrire pour demander le calcul des cotisations sur l’intégralité de votre salaire, si vous estimez que cela vous est plus favorable. La Sécurité sociale ne prend pas en compte les salaires supérieurs à son plafond mensuel (2589 €). Si vous avez des revenus en dents de scie, avec des mois dépassant le plafond mensuel, vous pouvez tenter d’obtenir que soit pris en compte un plafond trimestriel ou annuel.
L’indemnisation conventionnelle, inscrite dans la Convention collective nationale des journalistes (article 36), prévoit à partir de six mois d’ancienneté le paiement du salaire à plein tarif, puis à demi-tarif pour des durées variables selon l’ancienneté.
Peu d’employeurs respectent cette disposition pour leurs pigistes, mais il vous appartient d’en réclamer l’application individuellement et/ou par l’intermédiaire des délégués SNJ de l’entreprise.
QUE FAIRE EN CAS D’ARRET MALADIE
1) Adressez dans les 48 h à la Caisse de Sécurité sociale les volets 1 et 2 de l’arrêt de travail (Cerfa n°10170*02) délivré par le médecin.
2) Envoyez à chaque employeur dans les 48 h une copie du volet 3 de l’arrêt maladie délivré par le médecin et demandez lui de remplir une « attestation de salaire pour le paiement des indemnités journalières » (Cerfa n°11135*02), en mentionnant les salaires des douze derniers mois. Si un employeur propose la « subrogation », il vous versera votre salaire intégral (moyenne des salaires) et touchera les indemnités de la Sécu.
3) Envoyez ces documents à la Sécu en y joignant tous vos bulletins de salaire des douze derniers mois. La Sécu va calculer les droits à indemnités journalières par rapport à chacun des employeurs (vous devez toucher pour chacun 50% de votre salaire moyen moins les trois premiers jours de carence). Sur le relevé de la Sécu, tentez de savoir à quel employeur correspond chaque somme si vous ne pouvez le repérer vous même.
4) Si vous êtes journaliste professionnel et avez au moins six mois d’ancienneté (six bulletins de salaire), réclamez à chaque employeur l’application de la Convention collective c’est à dire le versement du complément de salaire calculé sur le salaire moyen des douze derniers mois en rappelant que les trois jours de carence déduits par la Sécu sont à sa charge. Eventuellement, fournissez lui le relevé de la Sécu avec les dates et montant d’indemnisation (vous pouvez éventuellement occulter les montants versés au titre d’autres entreprises).
Attention : pour la Sécu comme pour l’employeur, le calcul des droits se fait par rapport au passé. Peu importe donc que les commandes de pige soient nombreuses, rares ou inexistantes au moment de l’arrêt maladie.
JOURNALISTES PIGISTES ET COMPLEMENTAIRE SANTE
Ni le Code du travail, ni la Convention collective nationale des journalistes n’oblige les entreprises de presse à faire bénéficier leurs salariés d’une complémentaire santé (mutuelle) pour les frais de santé restant à la charge des assurés sociaux. De nombreuses entreprises de presse et de l’audiovisuel ont cependant mis en place, sur une base volontaire, des contrats collectifs de complémentaire santé en payant une partie de l’adhésion. Mais rares sont celles qui en font bénéficier leurs pigistes. Il faut savoir que pour être exonérés d’impôt et de cotisations sociales, ces contrats doivent être à adhésion obligatoire ce qui n’est guère adapté pour des pigistes. Mais vous pouvez demander aux délégués SNJ de négocier pour les pigistes un contrat spécifique, ou la possibilité d’adhérer au contrat des permanents s’il est à caractère facultatif.
A défaut de pouvoir adhérer à un contrat d’entreprise, les journalistes pigistes peuvent souscrire un contrat individuel (les tarifs sont souvent élevés car il n’y a pas mutualisation des risques), ou avoir la possibilité d’être couverts par le contrat de leur conjoint.
Depuis 2005, les journalistes pigistes peuvent également souscrire au contrat PEPS (Pigistes ensemble pour la santé), négocié à l’initiative du SNJ chez Audiens-Bellini qui gère déjà la retraite complémentaire et la prévoyance des journalistes pigistes. L’interlocuteur d’Audiens pour ce contrat est l’association PEPS à laquelle les journalistes intéressés doivent adhérer (5 € tous les deux ans). Le contrat PEPS, plus intéressant que les contrats individuels, propose deux options : l’une à 30,29 € par mois et l’autre à 51,26 € par mois. Pour l’instant, seul le pigiste cotise mais vous pouvez demander aux délégués SNJ de négocier avec l’employeur le même type de contrat ou une participation (remboursement) à la cotisation sur le contrat PEPS.
Association pour la complémentaire santé des journalistes pigistes : assopeps@yahoo.fr
Audiens : n°vert 0 800 885 604 et www.audiens.org
PREVOYANCE DES JOURNALISTES PIGISTES
Un régime conventionnel de prévoyance a été mis en place par les syndicats de journalistes et les employeurs en 1975 pour les journalistes pigistes. Ce régime est géré par l’IRPS, Institution de retraite complémentaire du groupe Audiens.
Sur chaque pige, l’employeur doit acquitter une cotisation de 0,413% et vous-même une cotisation de 0,21%. A vérifier.
Si ce n’est pas le cas, interroger le service du personnel ou demander aux délégués SNJ d’intervenir sur ce sujet.
Ce régime vous couvre dans les cas suivants :
Incapacité temporaire de travail : à partir du 61e jour d’arrêt de travail, versement d’indemnités journalières d’un montant variant entre 10,48 € et 33,54 € selon le montant des piges soumises à cotisation l’année précédente.
Invalidité permanente, totale ou partielle : rente.
Invalidité absolue ou définitive : versement par anticipation du capital prévu en cas de décès
Décès : versement à l’ayant droit d’un capital égal à la moitié du montant des piges versées au pigiste pendant le dernier exercice civil et plafonné à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.
En qualité d’adhérent chez Audiens, vous pouvez bénéficier de ses prestations sociales : bourses d’études pour vos enfants, prêts logement, financement d’une formation pour des pigistes privés d’emploi, stages d’aide au retour à l’emploi, aides exceptionnelles.
Infos : 0811 65 50 50, ou www.audiens.org
pigistemalade
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merci mais

Message non lu par pigistemalade » 27 févr. 2009, 10:48

merci mais le SNJ va m'apporter quoi? il va me donner des textes officiels, certes, intéressant, mais du point de vue du vécu, je ne sais pas quelle attitude adopter :-(
pigistemalade
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pour le snj

Message non lu par pigistemalade » 03 mars 2009, 10:42

je suis en cours de demande d'adhésion donc je verrais quans j'aurai reçu les infos pour les contacter ! mais je crains de n'être qu'un des rares pigistes à être malade :-(
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arrêt maladie, IJ riquiqui, c'est pas juste !!

Message non lu par lilas71 » 20 mai 2009, 16:43

Réponse à pigistemalade : j'ai eu 8 jours d'arrêt-maladie en mars, donc seulement 5 jours indemnisés par la Sécurité sociale puisqu'il y a trois jours de carence, et j'ai touché (deux mois après)... 30 euros par jour, soit 150 euros. Je suis écoeurée car cela ne correspond même pas à 40 % de mon salaire habituel. La sécu m'a dit qu'on touchait 50 % du brut moins la CSG et la RDS, mais quand même je trouve que ça ne fait pas beaucoup. Côté mutuelle (Audiens), aucun complément de salaire avant 60 jours d'arrêt. Je n'ai pas très bien compris le message laissé par une personne sur ce thème à propos de ce qu'on peut réclamer à l'employeur... Je vais demander au responsable SNJ de mon principal employeur.
Je me demande si l'abattement de 30 % pour le calcul des cotisations ne nous est pas défavorable : il est favorable à l'employeur mais nous, quand on tombe malade, on se fait avoir...
ça m'inquiète d'autant plus que je vais avoir 4 semaines d'arrêt maladie en octobre suite à une opération et vivre avec 900 euros pendant un mois ça va être dur !!
Merci pour votre aide/vos conseils
cilou
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Re: arrêt maladie, IJ riquiqui, c'est pas juste !!

Message non lu par cilou » 20 mai 2009, 17:10

lilas71 a écrit :Je me demande si l'abattement de 30 % pour le calcul des cotisations ne nous est pas défavorable : il est favorable à l'employeur mais nous, quand on tombe malade, on se fait avoir...
OUI !!! Je déconseille fortement l'abattement de 30 %. C'est très favorable pour l'employeur, un tout petit peu favorable pour le pigiste... sauf en cas de maladie ou de maternité. Quant à la retraite, n'en parlons même pas.
N'oubliez pas que l'abattement est une possibilité offerte aux journalistes, pas une obligation. Chaque journaliste (pigiste ou en poste) a le droit de dire oui ou non. Pour ma part, j'ai récemment demandé à mes employeurs de supprimer cet abattement. Même les employeurs les plus ch... habituellement n'ont pas fait de problème.
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Message non lu par archaud » 20 mai 2009, 18:18

Sauf, ce qui est souvent le cas, s'il existe, au sein de l'entreprise, un accord qui donne à l'entreprise, avec le quitus des délégués du personnel, le droit de pratiquer l'abattement systématique.
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Message non lu par cilou » 21 mai 2009, 07:50

D'après le Guide de la pige : "Depuis 2003, les employeurs doivent signer un accord de branche, un accord des représentants du personnel ou du comité d'entreprise ou, à défaut, solliciter l'accord individuel de chaque journaliste pour continuer à appliquer cet abattement. Quand bien même il y a un accord, ce dernier stipule le plus souvent qu'un avis individuel doit être sollicité auprès de chaque journaliste (journalistes pigistes compris, évidemment)."
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Message non lu par lennoes » 28 mai 2009, 16:45

je n'ai pas de réponse à fournir mais une question à poser: au fait, c'est bien audiens comme mutuelle pour les pigistes?
cilou
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Message non lu par cilou » 28 mai 2009, 17:18

Tu peux choisir la mutuelle que tu veux. Audiens en prévoit une spéciale pour les pigistes, mais tu es libre, ton employeur n'a rien à dire vu que, dans l'immense majorité des cas, il ne cotise pas pour ta mutuelle. Cela doit être une démarche de ta part, et d'ailleurs, de nombreux pigistes n'ont pas de mutuelle.
En revanche, c'est Audiens qui gère ta retraite, là tu n'as pas le choix.
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Re: abattement de 30 %

Message non lu par lilas71 » 30 mai 2009, 11:34

D'après le SNJ, que j'ai eu en ligne la semaine dernière, l'abattement de 30 % n'a pas d'impact sur les arrêts maladie, mais en a en revanche pour la retraite si on a un petit salaire. Si on gagne bien sa vie, à partir de 36 000 euros bruts par an, cela ne change rien pour la retraite, autant garder l'abattement de 30 %, m'a-t-on dit. Mais en dessous, il faut y réfléchir.
En effet il est possible à tout moment de renoncer à l'abattement de 30 % en le précisant par écrit à son employeur.





[Je déconseille fortement l'abattement de 30 %. C'est très favorable pour l'employeur, un tout petit peu favorable pour le pigiste... sauf en cas de maladie ou de maternité. Quant à la retraite, n'en parlons même pas.
N'oubliez pas que l'abattement est une possibilité offerte aux journalistes, pas une obligation. Chaque journaliste (pigiste ou en poste) a le droit de dire oui ou non. Pour ma part, j'ai récemment demandé à mes employeurs de supprimer cet abattement. Même les employeurs les plus ch... habituellement n'ont pas fait de problème.[/quote]
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abattement

Message non lu par lilas71 » 30 mai 2009, 11:37

D'après le SNJ, que j'ai eu en ligne la semaine dernière, l'abattement de 30 % n'a pas d'impact sur les arrêts maladie, mais en a en revanche pour la retraite si on a un petit salaire. Si on gagne bien sa vie, à partir de 36 000 euros bruts par an, cela ne change rien pour la retraite, autant garder l'abattement de 30 %, m'a-t-on dit. Mais en dessous, il faut y réfléchir.
Je pense qu'il est possible à tout moment de renoncer à l'abattement de 30 % en le précisant par écrit à son employeur (jamais entendu parler d'un abattement pratiqué de manière systématique auquel on ne peut pas renoncer...)
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