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Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 14 févr. 2012, 18:06
par alvajo63
Je suis d'accord avec Nol12. Pigiste c'est bien mais si c'est pour vivre dans sa voiture, ce n'est pas la peine. Il faut effectivement soit un CDD long, soit un CDI pour trouver un logement... Ou un propriétaire très compréhensif, mais je doute qu'il en existe beaucoup, surtout dans la région parisienne...

Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 15 févr. 2012, 00:14
par Oropher Of Dorthonion
Ça fait du bien de lire des commentaires encourageants sur les pigistes! Perso, je ne le suis pas (encore), mais le discours sur le pigiste précaire, bien qu'étant une réalité, me paraît trop souvent énoncé. Or, quand on est pigiste, c'est comme si on était notre propre entreprise, en quelque sorte. Si on sait bien gérer notre affaire j'imagine qu'on doit pouvoir parvenir à s'en sortir :)

J'envisage la pige comme une possibilité lorsque je partirai à l'étranger...

Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 21 févr. 2012, 12:51
par Nol12
J'ai déjà pensé à l'étranger aussi, du moins pour un court-terme. Il y en a parmi vous qui ont réussi à vendre des piges de l'étranger ? Si oui, aviez-vous déjà des contacts ou vous avez démarché une fois sur place ?
cilou a écrit :Dans le cas d'arrêt ou de baisse des piges, il y a la solution prud'hommes. C'est long, mais ça marche. Je l'ai fait.
Quand la rédaction te fait baisser des piges progressivement, c'est un peu compliqué de passer aux Prud'hommes. De nombreux pigistes acceptent de travailler moins tout simplement pour ne pas perdre une collaboration.

Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 21 févr. 2012, 18:39
par cilou
Nol12 a écrit :Quand la rédaction te fait baisser des piges progressivement, c'est un peu compliqué de passer aux Prud'hommes.
Ca dépend surtout de ta situation avant la baisse des piges : pigiste régulier, ou ponctuel ? Dans le premier cas, c'est plus simple.
De nombreux pigistes acceptent de travailler moins tout simplement pour ne pas perdre une collaboration.
On accepte une petite baisse, puis une autre, puis une autre, et on se retrouve sans rien. On ne gagne pas toujours quand on se bat, mais quand on se résigne, on est sûr de perdre.

Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 22 févr. 2012, 16:54
par Climousse
Oropher Of Dorthonion a écrit :Quand on est pigiste, c'est comme si on était notre propre entreprise, en quelque sorte. Si on sait bien gérer notre affaire j'imagine qu'on doit pouvoir parvenir à s'en sortir.
C'est quand même légèrement plus compliqué que ça. Quand un artisan fait faillite, ce n'est pas uniquement de sa faute (parfois pas du tout, même). Il y a du boulot, certes, mais pas pléthore, pas pour tout le monde, et pas forcément dans des conditions acceptables.
Personnellement, je n'ai pas trop à me plaindre, mais je souffre des tarifs. La plupart de mes piges sont sous-payées par rapport au degré d'investissement et d'expertise qu'on me demande. Et bien sûr, difficile de rendre des boulots de moindre qualité si je veux garder mes employeurs. Il faut trouver son propre équilibre. Mais c'est dur. Je pourfends souvent le misérabilisme pigiste, mais quand même, force est de constater que nous sommes systématiquement oubliés dans les NAO, que les tarifs de piges ne sont jamais revalorisés, que l'augmentation à l'ancienneté relève souvent de la chimère (malgré les obligations conventionnelles). Il faut pleurer pour la moindre rallonge. Et s'arracher pour atteindre des niveaux de revenus suffisants. J'ai la chance d'avoir quelques boulots assez exaltants, d'autres intéressants intellectuellement, de bonnes relations avec des rédacteurs en chef réglos. Mais qui ont aussi leurs propres contraintes, et pas la main sur les budgets. A la longue (et je ne suis pigiste que depuis trois ans, et loin d'être la plus à plaindre !), c'est parfois décourageant.

Re: Pigiste, quel bonheur!

Publié : 22 févr. 2012, 17:00
par Climousse
cilou a écrit :Ca dépend surtout de ta situation avant la baisse des piges : pigiste régulier, ou ponctuel ? Dans le premier cas, c'est plus simple.
La régularité, c'est parfois difficile à déterminer, notamment quand on n'est pas attaché à une rubrique fixe. Par exemple, je bosse régulièrement pour un hebdo. Mais ça ne veut pas dire : à chaque numéro, ou même une fois par mois. Je bosse toute l'année, mais je peux publier deux papiers ce mois-ci, rien le suivant, un seul le mois d'après et ainsi de suite. Du coup, la régularité s'apprécie plutôt sur l'année. Je suis en relation très régulière avec le rédac chef, et je m'apercevrais assez vite que les demandes s'espacent, mais il me faudrait un peu de recul pour pouvoir le prouver. Or, ce serait autant de temps perdu pour "sécuriser" une procédure (dans le sens où ce laps de temps pourrait être présenté par l'employeur comme une acceptation implicite de la modification du contrat de travail, me semble-t-il).