Réagir à la diminution-disparition des piges

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
ann65
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Re: Sous le choc,

Message non lu par ann65 » 06 sept. 2010, 12:19

Bonjour
Comme Cilou, je pense qu'il vaut mieux une bonne transaction à un mauvais procès.

Si cet employeur est prêt à te payer des indemnités de licenciement, c'est qu'il ADMET sa décision de mettre un terme à votre collaboration. Et donc, il assume ce licenciement. A ta place, j'accepterais.

Bien sûr, si tu es finalement très à l'aise financièrement et si tu peux te permettre d'attendre des mois (voire des années) avant d'espérer toucher des indemnités de licenciement et des dommages et intérêts, dépose une plainte aux Prud'hommes.

Si ce n'est pas le cas, mieux vaut négocier un licenciement à l'amiable (sous forme de rupture de contrat conventionnelle. Demande à ce que ton indemnité soit calculée sur ce que tu as perçu 24 derniers mois ce qui te donnera un salaire mensuel de référence. Et tu pourras ensuite t'inscrire au Pôle emploi. Il me semble que ton allocation devrait être calculée à partir d'une moyenne calculée sur tes revenus des 24 derniers mois.

Si tu fais appel à un avocat, tu devras évidemment lui payer un acompte et le solde à l'issue du jugement.

Enfin, il me semble que le conseil des Prud'hommes compétent est celui dont dépend ton employeur. Lorsque j'ai eu un problème avec un employeur installé dans le Val de Marne, c'est le conseil des Prud'hommes du 94 qui a géré mon dossier.

T'engager dans un procès va te demander beaucoup d'énergie... dont tu as besoin pour trouver des nouvelles piges.

Bon courage.
graindesel
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par graindesel » 06 sept. 2010, 13:13

merci Cilou et Ann pour vos conseils. Vraiment !

Il faut que je précise quelque chose d'importance : mon employeur ne me donne absolument aucun signe de désir de conciliation, de volonté de négociation, de propositions quelconques. Au contraire : il me méprise royalement, notamment en répondant à mes courriers en recommandé par un silence total.
S'il y avait volonté de sa part de me rencontrer pour aborder ma situation, je m'y précipiterais. Mes courriers ne demandaient pas autre chose. Et j'écouterais très attentivement ce qu'ils me proposent, en y réfléchissant effectivement. Mais je ne suis pas dans la situation de me demander si oui ou non j'accepte un compromis. Je n'ai aucun interlocuteur.

Non là le conseil de la personne du SNJ c'est de me bouger pour prendre un rendez-vous auprès du DRH pour aller... Et c'est là que je bloque ! Pour aller quoi ? Vu que le rendez-vous est à mon initiative et non à celle du journal. Quémander un licenciement... pour me voir proposer une rupture à l'amiable qui me révulse ? Parce que justement les 24 derniers mois ont vu mes revenus chuter considérablement et que du coup je vais me retrouver avec une indemnité chômage qui ne me permettra pas de vivre et qui ne représentera en rien le salaire moyen que j'avais fini par percevoir. Et j'utilise le terme "quémander" volontairement : je serais en situation de faiblesse parce que eux, ils ne sentent pas obligés de me rencontrer, persuadés qu'ils sont que je suis à genoux économiquement et que je ne pourrais attendre l'issue d'une procédure. Parce que, en demandant à les rencontrer, je leur montre ma faiblesse et que du coup je n'ai aucun poids dans une négociation qu'ils n'ont pas initié. c'est exactement ce qu'ils ont prévu non ?
Et non je n'ai absolument pas de ressources financières, mais je trouve la situation tellement...injuste, inique, elle me met tellement en colère (et pas seulement pour moi mais sur le principe), que tant pis je suis prête à faire n'importe quoi pour m'en sortir les mois prochains et me battre aux prud'hommes. Ils ont régulièrement été condamnés ces dernières années et ont perdu un gros procès en appel pour licenciement abusif. Et si dans 2-3 ans, je m'en sort avec une indemnité de licenciement pas plus élevée que celle que j'aurais pu avoir à l'amiable, sans dommages et intérêts (mais là le SNJ est sûr que je vais gagner) ben tant pis : je me serais au moins battu. Là j'ai le sentiment que si je me pliais à ce qu'ils attendent, j'y laisserais une part importante de moi, parce que j'accepterais qu'on écrabouille les valeurs profondes qui me fondent.

je suis super bavarde ! Je vous remercie très fort parce qu'en vous écrivant ce message, j'ai trouvé ce que je vais faire. Je vais attendre avant d'envisager l'avocat (jusqu'à ce que la procédure soit lancée). Et envoyer un mail aux directeurs pour leur demander un rendez-vous afin de discuter de ma situation, de comment nous pourrions la solutionner (j'aimerais continuer à collaborer et j'ai un projet de chroniques qui me semblent intéressantes pour le journal) mais que sans réponse de leur part à cette dernière tentative de prise de contact, je me verrais dans l'obligation de faire constater officiellement mon licenciement de fait.
Qu'en pensez-vous ?

g
ann65
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par ann65 » 06 sept. 2010, 13:31

J'avais lu trop vite donc. je pensais qu'ils étaient prêts à te licencier...
Désolée.

Ce que je te conseille cependant avant d'entamer une démarche de référé auprès de prud'hommes, c'est d'engager une dernière démarche...
Envoie une lettre recommandé avec AR en demandant une rupture de contrat conventionnelle assortie du versement d'indemnités.
Propose que cette indemnité soit calculée comme suit :
Salaire mensuel BRUT calculé à partir de revenus des 24 derniers mois que tu multiplies par le nombre d'années d'ancienneté chez cet employeur.

Je te conseille évidemment aussi d'informer les délégués du personnel du groupe si ce n'est pas déjà fait et de leur donner une copie de tous tes courriers (si ce n'est pas déjà fait).
Tu peux aussi demander PAR ECRIT à être reçue en urgence par la DRH accompagné d'un DP. Je te le conseille, comme l'a fait la personne du SNJ.

Ton employeur a 1 mois pour répondre positivement ou non à ta demande.
Après ce délai, dépose un référé au Prud'hommes.
Si ta demande de référé n'est pas recevable, de toutes manières, tu en seras avertie.

Plus tu attendras, moins ce groupe te confiera des piges et plus ta moyenne de revenus mensuels sera faible.
Dernière modification par ann65 le 06 sept. 2010, 14:23, modifié 1 fois.
cilou
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par cilou » 06 sept. 2010, 14:13

graindesel a écrit :Il faut que je précise quelque chose d'importance : mon employeur ne me donne absolument aucun signe de désir de conciliation, de volonté de négociation, de propositions quelconques.
Comme Ann, j'avais mal compris.
Non là le conseil de la personne du SNJ c'est de me bouger pour prendre un rendez-vous auprès du DRH pour aller... Et c'est là que je bloque ! Pour aller quoi ? Vu que le rendez-vous est à mon initiative et non à celle du journal. Quémander un licenciement...
Ce conseil est bon. Il ne s'agit pas de "quémander" un licenciement. Il s'agit de constater avec eux que vous êtes dans une situation de blocage, et qu'il faut faire quelque chose. Faire quoi ? Ca dépendra d'eux : soit négociation à l'amiable (rupture conventionnelle), soit licenciement, soit les attaquer aux prud'hommes. Si tu arrives à avoir un RV avec le DRH (mais rien n'est moins sûr, s'ils font les morts à tes courriers), il faut lui montrer que tu ne laisseras pas tomber, et qu'une négociation est la meilleure chose pour eux comme pour toi.
Parce que justement les 24 derniers mois ont vu mes revenus chuter considérablement et que du coup je vais me retrouver avec une indemnité chômage qui ne me permettra pas de vivre et qui ne représentera en rien le salaire moyen que j'avais fini par percevoir.
Tu as peut-être réagi un peu tard. Mais une rupture amiable ne te permettrait pas uniquement de toucher les Assedics : elle te permettrait aussi de toucher des indemnités. C'est ça qui est important.
Et j'utilise le terme "quémander" volontairement : je serais en situation de faiblesse parce que eux, ils ne sentent pas obligés de me rencontrer, persuadés qu'ils sont que je suis à genoux économiquement et que je ne pourrais attendre l'issue d'une procédure.
Non, tu n'es pas en situation de faiblesse : tu n'as rien à perdre, et tu es prête à les attaquer, tu es donc une menace pour eux.
C'est justement parce que tu ne peux pas attendre l'issue d'une procédure qu'il faut que tu essaies de négocier.
Mais en attendant, cherche de nouvelles piges (pas facile, je sais) ! Ou même de nouveaux moyens de subsistance. Justement pour ne pas être une proie pour eux, pour ne pas accepter un mauvais compromis qui te lèserait.
Parce que, en demandant à les rencontrer, je leur montre ma faiblesse et que du coup je n'ai aucun poids dans une négociation qu'ils n'ont pas initié. c'est exactement ce qu'ils ont prévu non ?
Non, c'est là que tu te trompes ! Demander de les rencontrer est la procédure normale dès qu'il y a un problème. Ce n'est pas du quémandage, pas plus que proposer une pige n'est quémander un boulot. Il y a un problème, vous allez tenter de le régler entre personnes responsables, et pour ça, il faut discuter. Même si c'est difficile.
Bien sûr, pour discuter, il faut être deux, alors il faut qu'ils acceptent de te rencontrer. C'est seulement s'ils font la sourde oreille qu'il faudra que tu attaques aux prud'hommes.
Et non je n'ai absolument pas de ressources financières, mais je trouve la situation tellement...injuste, inique, elle me met tellement en colère (et pas seulement pour moi mais sur le principe), que tant pis je suis prête à faire n'importe quoi pour m'en sortir les mois prochains et me battre aux prud'hommes.
Oui, mais ta colère t'aveugle. Un jugement n'a pas pour but de les dénoncer, il a pour but de te donner des indemnités pour le licenciement, selon la loi. Si tu peux obtenir la même chose sans procès, c'est mieux.
Et si dans 2-3 ans, je m'en sort avec une indemnité de licenciement pas plus élevée que celle que j'aurais pu avoir à l'amiable, sans dommages et intérêts (mais là le SNJ est sûr que je vais gagner) ben tant pis : je me serais au moins battu.
Mais si tu obtiens de bonnes indemnités à l'amiable, tu te seras battue, aussi. Et avec succès.
Là j'ai le sentiment que si je me pliais à ce qu'ils attendent, j'y laisserais une part importante de moi, parce que j'accepterais qu'on écrabouille les valeurs profondes qui me fondent.
Négocier, ça ne veut pas dire "se plier à ce qu'ils attendent". Surtout pas ! Ca veut dire aller les voir et leur dire (diplomatiquement, si possible) : vous êtes en tort juridiquement, je suis prête à vous traîner aux prud'hommes, mais ce sera mieux pour tout le monde si on s'arrange. Alors je vous réclame tant." Après, tout est histoire de négociation.
Et envoyer un mail aux directeurs pour leur demander un rendez-vous afin de discuter de ma situation, de comment nous pourrions la solutionner (j'aimerais continuer à collaborer et j'ai un projet de chroniques qui me semblent intéressantes pour le journal) mais que sans réponse de leur part à cette dernière tentative de prise de contact, je me verrais dans l'obligation de faire constater officiellement mon licenciement de fait.
Oui, sauf qu'il ne faut pas prononcer le mot "licenciement" dans ce genre de lettre, sans quoi ils peuvent rétorquer que c'est toi ne veux plus bosser pour eux. Alors que c'est eux qui te virent.
ann65
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par ann65 » 06 sept. 2010, 14:54

Comme Cilou (encore)

Je ne considère pas que tu "quémanderais" quoi que ce soit en demandant à rencontrer la DRH afin de vous entendre sur les termes de la cessation de tes collaborations avec ce groupe.

Bien au contraire, tu lui montrerais que tu souhaites que tes droits soient reconnus et respectés et que tu ne peux pas te contenter d'une petite commande de pige de 200 euros de temps à autre...

J'ai cependant un peu peur que tu te sois réveillée un peu tard, puisque tu dis que ta moyenne de revenus a considérablement chuté depuis 2 ans... :?

J'ai relu ton premier message.

Tu expliques qu'en 2009, la situation s'était dégradée puis était revenue à la normale après tes réactions. Tes revenus n'avaient chuté "que" de 25% en 2009. Rien d'anormal donc, surtout compte-tenu de la crise... C'est le triste lot des pigistes que de voir leurs revenus baisser ou augmenter de 25 % d'une année sur l'autre.

En 2010, tu as attendu le mois de juin pour entreprendre des démarches (courriers) auprès de cet employeur après avoir constaté que les commandes avaient été rares depuis janvier.
Nous sommes maintenant en septembre et rien n'a avancé, comme si finalement, tu semblais t'accrocher à l'espoir que votre collaboration puisse reprendre "comme avant"..
A combien évalues-tu la chute de tes revenus par rapport à l'année dernière à même époque ?

En laissant la situation pourrir, tu t'es installée dans une précarité qui est allée s'accroissant et tu t'es donc fragilisée. Ce groupe de presse le sait et profite de cette fragilité.

Je pense qu'il est EXTREMEMENT dangereux, en tant que pigiste, de mettre tous ses oeufs dans le même panier.
Pour éviter les mésaventures comme la tienne, il faudrait respecter, grosso modo, la règle des 3 tiers : pas plus d'un tiers de tes revenus ne devrait provenir d'un même employeur.
Invité

Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par Invité » 07 sept. 2010, 08:22

Attention, en te commandant une pige de temps en temps, ils gagnent du temps et de l'argent puisque tes indemnités seront basées sur les 12 ou 24 derniers mois de salaire

Il faut donc envoyer un courrier qui acte la rupture de contrat de travail et qui fera date pour le calcul des indemnités

De plus, les délais de jugement sont très long (plus d'un an, je le sais je suis en procès moi-même)

Le SNJ peut fournir un avocat : il a des accords avec un (je l'ai pris) qui n'est pas cher du tout (par rapport aux tarifs normaux) et de toute façon si tu gagnes a priori la partie adverse paie les frais, sauf les 10% de ce que tu auras touché
PatriciaD
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par PatriciaD » 07 sept. 2010, 08:29

Attention, le fait de te proposer des piges de temps en temps leur permet de gagner du temps et de l'argeny puisque les indemnités seront basées sur les 12 ou 24 derniers mois ! Il faut faire immédiatement une lettre qui acte la rupture de contrat et qui fera date
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par graphitos » 07 sept. 2010, 09:55

Bonjour
je suis un peu dans la même position (durée, regularité, règlement par piges sauf que c'est pour des photos ) que graindesel mais pour un trimestriel, pensez-vous que mes droits soient identiques ?
merci de votre reponse
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par richie92 » 07 sept. 2010, 09:59

Une seule adresse pour les conseils : la SNJ -CGT !
Attention , il y a eu des cas de jurisprudences sur ce pb de diminution de piges . Ce n'est pas forcement gagné car ça relève du cas par cas et de l'avocat qui peut te défendre lors d'un éventuel Prud'Homme .
J'ai eu cet été deux licenciements dans la même semaine ! (un arrêt de pige + un bidon ) Soldés par deux transactions . C'est la bonne solution , car le climat est déjà dégradé , mieux vaux ne pas insister et partir avec du fric .
Les indems ?
1 mois/année de collaboration
les mois de salaire (moyen) non payés .= manque à gagner
6 mois pour tentative de licenciement sans motif sérieux en cas de prud hommes
2 mois de préavis..

A ta dispo
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cilou
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par cilou » 07 sept. 2010, 10:08

graphitos a écrit :je suis un peu dans la même position (durée, regularité, règlement par piges sauf que c'est pour des photos ) que graindesel mais pour un trimestriel, pensez-vous que mes droits soient identiques ?
Si tu es bien réglé en salaires, avec la convention collective des journalistes, c'est exactement le même cas.
richie92 a écrit :Soldés par deux transactions . C'est la bonne solution , car le climat est déjà dégradé , mieux vaux ne pas insister et partir avec du fric
En effet. A condition que l'employeur ait envie de négocier.
cilou
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par cilou » 07 sept. 2010, 10:12

Pour revenir à Graindesel : tu dis, avec raison, que tu es "en situation de faiblesse". Pourquoi ? Parce que tu n'as pas, actuellement, de moyens de subsistance. L'urgence est donc de trouver d'autres piges, ou d'autres emplois, afin de pouvoir attendre sereinement un procès aux prud'hommes, ou de pouvoir négocier sereinement, sans être obligée d'accepter n'importe quoi.
Trek

Mon cas particulier...

Message non lu par Trek » 07 sept. 2010, 10:45

Bonjour à tous,

je bosse depuis un peu plus de neuf ans comme pigiste pour une assurance (magazine des sociétaires) et suis rémunéré en salaire. Il y a 3 à 4 numéros par an.

Pendant neuf ans, j'ai été payé par l'agence de com parisienne en charge de la réalisation du mag. Cette agence a dû il y a peu renouveler l'appel d'offres pour ce marché, et l'a perdu.

La nouvelle agence de com qui a récupéré la réalisation du mag m'a repris pour continuer, et c'est tant mieux.

Je me demande seulement si après neuf années passées à bosser pour la première agence de com, et même avec seulement trois numéros par an, je suis en droit de leur demander des indemnités quelconque ?

Ma difficulté principale est que je sus basé en aquitaine et que cette agence est à Paris...

Merci d'éclairer ma lanterne si vous le pouvez...
Invité

Re: Mon cas particulier...

Message non lu par Invité » 07 sept. 2010, 11:09

Trek a écrit :Bonjour à tous,

je bosse depuis un peu plus de neuf ans comme pigiste pour une assurance (magazine des sociétaires) et suis rémunéré en salaire. Il y a 3 à 4 numéros par an.

Pendant neuf ans, j'ai été payé par l'agence de com parisienne en charge de la réalisation du mag. Cette agence a dû il y a peu renouveler l'appel d'offres pour ce marché, et l'a perdu.

La nouvelle agence de com qui a récupéré la réalisation du mag m'a repris pour continuer, et c'est tant mieux.

Je me demande seulement si après neuf années passées à bosser pour la première agence de com, et même avec seulement trois numéros par an, je suis en droit de leur demander des indemnités quelconque ?

Ma difficulté principale est que je sus basé en aquitaine et que cette agence est à Paris...

Merci d'éclairer ma lanterne si vous le pouvez...
Je ne sais pas si tu as quelques chances de quoi que ce soit en demandant des indemnités de licenciement à cette agence qui t'a fait bosser pendant 9 ans.
Cette agence ayant perdu cet appel d'offres, elle n'a donc plus (pour le moment) de boulot à te confier. C'est indépendant de sa volonté. Alors, lui réclamer des indemnité ne me semble pas très correct.
Personnellement, je trouve qu'une telle démarche ne serait pas fairplay.
Et finalement, tu te priverais surtout de collaborations futures éventuelles avec cette agence. Mieux vaut rester en bons termes avec elle à mon avis.
C'est donc, à mon avis, une vision de gagne-petit que de vouloir lui faire payer des indem.

Par ailleurs, je ne suis pas sûre du tout que tu aies les droit à des indem dans la mesure où tu as été "repris" par l'agence qui réalise désormais le magazine. Ton cas ressemble à celui des collaborateurs du sous-traitant X repris ("transfert de personnel") par le sous-traitant Y qui a gagné l'appel d'offre lancée par l'entreprise Z.
PatriciaD
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Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par PatriciaD » 07 sept. 2010, 11:38

Si le magazine de sociétaires n'a pas de commission partiaire, ça ne relève pas de la convention des journalistes

Et une agence de comm ne peut pas payer en piges, si elle n'a pas le statut d'agence de presse

On peut toujours demander le manque à gagner parmi les indemnités mais ce n'est pas forcément accordé
Invité

Re: Réagir à la diminution-disparition des piges

Message non lu par Invité » 07 sept. 2010, 11:50

PatriciaD a écrit :Si le magazine de sociétaires n'a pas de commission partiaire, ça ne relève pas de la convention des journalistes

Et une agence de comm ne peut pas payer en piges, si elle n'a pas le statut d'agence de presse
L'agence peut faire des CDD en transformant artificiellement le forfaits piges en nombre d'heures.
C'est ce qui se fait classiquement.
Et les agences de com' ont leur propre convention collective (celle de la publicité généralement ou des société de services)

La question est plutôt à mon mon avis : quel intérêt as-tu Trek de te fâcher avec cette agence avec qui tu as bossé 9 ans ?
Tu n'es pas sûr(e?) de toucher quoi que ce soit, mais tu es sûr(e?) de te la mettre à dos...
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