STAGIAIRE et CARTE DE PRESSE : possible ?

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
belinda7
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STAGIAIRE et CARTE DE PRESSE : possible ?

Message non lu par belinda7 » 05 août 2009, 16:10

Bonjour,

Depuis un an, j'enchaine les stages au sein de plusieurs rédactions, sans interruption. Mais je n'ai toujours pas de carte de presse. Puis-je la demander ?

Je vous remercie pour votre aide.

A bientôt,
archaud
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Message non lu par archaud » 05 août 2009, 16:17

Si tu disposes de bulletins de paie, avec mention de la convention collective des journalistes, si tes revenus, sur une période de trois mois successifs, sont supérieurs ou égaux à l'équivalent de la moitié du SMIC et si ton employeur est d'accord pour signer certains papiers que te transmettront la Commission de la carte de presse, oui.
Sinon....
ann65
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Re: STAGIAIRE et CARTE DE PRESSE : possible ?

Message non lu par ann65 » 05 août 2009, 17:02

Si tu n'as pas de bulletin de salaire en tant que journaliste, tu ne peux pas faire ta demande de CP (ces bulletins de salaire doivent être joints à au dossier).
yenamar

Message non lu par yenamar » 05 août 2009, 17:15

Lors de ma 1ère demande, la commission m'avait demandé en plus des fiche de paie, une maquette de mes travaux enregistrés à l'époque à l'antenne de ma radio.

Devenu ensuite pigiste, seules les fiche de paie ont suffi pour le renouvellement, sans les signatures des boss, obligatoires auparavant...
kaeak
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Message non lu par kaeak » 05 août 2009, 17:19

La bonne question à te poser ne serait-elle pas plutôt "est-ce que je pourrais envisager d'arrêter d'enchaîner les stages, pour en faire vraiment mon métier, afin d'avoir droit à la carte de presse ?"...
ann65
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Message non lu par ann65 » 05 août 2009, 17:26

kaeak a écrit :La bonne question à te poser ne serait-elle pas plutôt "est-ce que je pourrais envisager d'arrêter d'enchaîner les stages, pour en faire vraiment mon métier, afin d'avoir droit à la carte de presse ?"...
Ce serait une bonne résolution de rentrée. :wink:
belinda7
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Message non lu par belinda7 » 10 sept. 2009, 19:56

Pour arrêter les stages il faudrait déjà apprendre aux rédactions qu'une certaine jeunesse attend à leurs portes, qu'elle est capable d'écrire, de travailler, plus s'il le faut, pour un vrai métier. Mais ça, les rédactions ne le savent pas. Ou ne veulent pas l'entendre. Pire en culture. Merci pour vos précieux conseils. En espérant que viendra le jour ou les stagiaires seront reconnus comme des êtres pensants. Zt parce qu'ils pensent, alors on les aidera à critiquer leurs pensées, à penser davanatage, et pas seulement pour 398 euros par mois. Quiconque veut ma place, je la lui donne, contre la sienne, on échange, et chacun voit si on peut vivre avec 398 par mois, à Paris.
cilou
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Message non lu par cilou » 10 sept. 2009, 23:06

Parallèlement à tes stages, propose des piges à d'autres journaux.
Et si le journalisme en culture ne marche pas, élargis tes spécialités.
Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est la seule solution pour sortir des stages à répétition.
gavroche
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Message non lu par gavroche » 11 sept. 2009, 09:40

belinda7 a écrit :Pour arrêter les stages il faudrait déjà apprendre aux rédactions qu'une certaine jeunesse attend à leurs portes, qu'elle est capable d'écrire, de travailler, plus s'il le faut, pour un vrai métier. Mais ça, les rédactions ne le savent pas. Ou ne veulent pas l'entendre. Pire en culture. Merci pour vos précieux conseils. En espérant que viendra le jour ou les stagiaires seront reconnus comme des êtres pensants. Zt parce qu'ils pensent, alors on les aidera à critiquer leurs pensées, à penser davanatage, et pas seulement pour 398 euros par mois. Quiconque veut ma place, je la lui donne, contre la sienne, on échange, et chacun voit si on peut vivre avec 398 par mois, à Paris.
euh, franchement arrête les stages... :?
si au bout d'un an de stage, t'es pas acceptable sur le marché du travail, hum...
je n'ai fait qu'un seul stage de trois mois, ( obligatoire dans ma formation ) j'ai trouvé des cdd payés normalement aussitôt après l'arrêt de mes études.
pas à paris, c'est clair...

et euh, je préférais personnellement espérer que le stagiaire reste un tout premier pas dans une profession x pour personne réellement débutante et non pas une sorte de statut de sous-salarié...
le stage c'est très bien pour découvrir un métier. Au bout d'un an ce n'est plus de la découverte. C'est juste de l'exploitation...
cherche du boulot dans la phr, la pqr ou dans les piges ( vu que t'es sur paris )
belinda7
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Message non lu par belinda7 » 11 sept. 2009, 09:59

Je comprends mais ce que je vois autour de moi, c'est une réalité dégoûtante. Je travaille dans la culture, je suis pigiste aussi dans un mag culturel où, faute de budget, on me paie 23 euros le feuillet. Mais quand je regarde autour de moi, au serv web par ex de grandes rédactions, il n'y a que des stagiaires. Qui n'hésitent pas d'ailleurs à prolonger leur stage, plutôt que de se retrouver sur les bancs de la fac. On prend des stagiaires au serv papier (toujours dans de grandes rédac), qu'on remplace aussitôt, un mois, deux mois, trois mois après. Cette génération stagiaire se tait et accepte cette situation. Cela est possible quand derrière vous une famille vous soutient. Mais c'est impossible autrement. Ou difficile. Qui a déjà connu cette situation ? Certes, en province, cela doit être plus aisé de trouver un travail, en PQR surtout. Mais quand on vit à Paris, on cherche à Paris. Problème aussi, je n'ai pas le permis. Pas les moyens.
Enfin, vos conseils m'aident sauf que bien souvent ils ne tiennent pas comptes de la vraie réalité du monde journalistique, et surtout mon domaine de prédilection : la culture. Pour apprendre à parler d'autres choses, je n'ai pas encore envie qu'on me propose des stages. J'ai 24 ans, et je voudrais juste qu'on me dise comment on peut trouver un travail dans le domaine de la culture avec l'exp. que je possède. (des stages, j'en fais depuis mes 20 ans, 6 en tout, en parallèle de mes études de littérature). Merci à vous.
gavroche
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Message non lu par gavroche » 11 sept. 2009, 10:20

mauvais calcul je crois...
le journalisme c'est déjà bouché mais alors le journalisme culturel, c'est encore pire... :?
l'important pour l'instant c'est de bosser, de faire tes premières armes comme véritable journaliste, pas comme stagiaire bouche trou, d'avoir ta carte de presse... le journalisme culturel, sera toujours temps d'y penser quand tu auras fait tout ça...

fais autre chose en attendant, interim, n'importe quoi qui te permette de passer ton permis ( c'est clair que c'est indispensable pour ce boulot... )
j'ai une collègue qu'à bosser un an en usine pour pouvoir se financer une année de formation... elle y est arrivée ! y'a pas de honte à ça et pis ca forge l'esprit de se frotter à la réalité de millions de salariés...

enfin, je dis ça...
je sais bien que c'est dur. j'ai galéré aussi (d'une façon différente, mais galéré quand même et c'est pas fini même si ça va mieux... )
bon courage !
cilou
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Message non lu par cilou » 11 sept. 2009, 13:59

belinda7 a écrit :Enfin, vos conseils m'aident sauf que bien souvent ils ne tiennent pas comptes de la vraie réalité du monde journalistique, et surtout mon domaine de prédilection : la culture.
Si, justement, c'est parce qu'on connaît la réalité du journalisme qu'on te dit "arrête les stages" ! Et même si ton domaine de prédilection est la culture, il faut que tu te diversifies, que tu ailles vers d'autres domaines, même s'ils te branchent moins, même si ça reste de l'alimentaire pour toi. Quitte à garder un pied dans le monde de la culture, pour le plaisir.
Pour apprendre à parler d'autres choses, je n'ai pas encore envie qu'on me propose des stages.
Un bon journaliste sait traiter n'importe quel sujet, tout est une question de temps et de travail pour s'approprier le domaine. Et pas besoin de stage pour ça. Normalement, avec tes stages, tu as appris à chercher les infos, trouver les interlocuteurs, poser les bonnes questions, rédiger de manière attractive... ce n'est pas valable que dans le domaine culturel. Alors OK, tu as surtout des contacts dans le monde culturel, mais bon sang, arrête de réduire tes chances en te cantonnant à un secteur bouché ! Sinon tu es partie pour 20 ans de stages !
J'ai 24 ans, et je voudrais juste qu'on me dise comment on peut trouver un travail dans le domaine de la culture avec l'exp. que je possède. (des stages, j'en fais depuis mes 20 ans, 6 en tout, en parallèle de mes études de littérature).
Je crois que tu poses mal la question. Il faut plutôt te demander "comment je peux vivre du journalisme ?". Je réponds : "en proposant des piges, à plein de journaux, dans des domaines différents". Si tu cherches "un emploi" (et non que tu crées ton propre emploi en proposant des piges), "dans le domaine culturel" (plutôt que d'essayer d'aller dans les domaines qui ont davantage besoin de journalistes), tu ne peux que te planter.
ann65
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Message non lu par ann65 » 13 sept. 2009, 17:42

belinda7 a écrit :Pour arrêter les stages il faudrait déjà apprendre aux rédactions qu'une certaine jeunesse attend à leurs portes, qu'elle est capable d'écrire, de travailler, plus s'il le faut, pour un vrai métier. Mais ça, les rédactions ne le savent pas. Ou ne veulent pas l'entendre. Pire en culture. Merci pour vos précieux conseils. En espérant que viendra le jour ou les stagiaires seront reconnus comme des êtres pensants. Zt parce qu'ils pensent, alors on les aidera à critiquer leurs pensées, à penser davantage, et pas seulement pour 398 euros par mois. Quiconque veut ma place, je la lui donne, contre la sienne, on échange, et chacun voit si on peut vivre avec 398 par mois, à Paris.
Bonjour


J'ai l'impression que vous prenez le problème à l'envers.
Les rédactions proposent des stages, usent et abusent de "stagiaires" (qui ne devraient pas en être) parce que les jeunes diplômés hyper formés sont hyper nombreux à accepter de travailler gratuitement (ou pour une maigre obole).
C'est la (classique) loi de l'offre et du marché.
Plus vous êtes nombreux "à la porte", moins vous valez chers. Et dans la mesure où vous acceptez de bosser sans rémunération mais contre de vagues promesses... eh bien les rédactions font appel à vous.

Vous vous tirez une balle dans le pied en acceptant d'enchaîner stage sur stage.

Accepter d'enchaîner les stages, c'est accepter d'être dévalorisé au sens propre du terme, c'est ne pas vous reconnaître à vous même une valeur professionnellle et marchande... La preuve puisque vous acceptez de ne pas être payés au "mimimum syndical".
Le serpent qui se mort la queue.
Bref, enchainer les stages est un très mauvais calcul si vous souhaitez voir reconnue un jour ou l'autre votre valeur professionnelle.

Si cette "certaine jeunesse" dont tu parles (et que je pense très compétente) s'affirmait et disait "Stop nous n'acceptons plus d'être de la main d'oeuvre gratuite", la situation changerait peut-être.

Aucun de mes "clients" ne me demande de bosser gratuitement, parce qu'ils savent tous que je leur dirais NON.

Tout comme je sais que si je veux une baguette de pain, il faut sortir 1 euro de ma poche. Ma boulangère ne me la donnera pas !..
S'ils me veulent... ils doivent me payer. C'est aussi simple que cela.
Dernière modification par ann65 le 14 sept. 2009, 14:48, modifié 3 fois.
ann65
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Message non lu par ann65 » 13 sept. 2009, 17:52

belinda7 a écrit :. J'ai 24 ans, et je voudrais juste qu'on me dise comment on peut trouver un travail dans le domaine de la culture avec l'exp. que je possède. (des stages, j'en fais depuis mes 20 ans, 6 en tout, en parallèle de mes études de littérature). Merci à vous.
Re..

S'il y avait une recette miracle, tu penses bien qu'il n'y aurait pas tant de pigistes et de jeunes journalistes sur le carreau..

Comment faire ? En cherchant ! C'est une réponse à la noix, j'en conviens. Je suis sûre que tu cherches.

Pour chercher un boulot, il faut s'y prendre comme quand on veut créer son entreprise. Si tu lances ton projet bille en tête sans avoir fait une étude de marché préalablement, tu prends des risques.

Le journalisme est un métier très bouché Le journalisme culturel l'est encore plus. Peu de titres, des titres spécialisés et beaucoup de contributeurs qui souvent ne sont pas des journalistes de métier, mais qui écrivent parce que c'est leur spécialité (ex Philosophie Magazine). Il convient d'avoir un super bagage dans ta spécialité pour être crédible auprès d'un RC. est-ce ton cas ? Existe-t-il des titres dans ta spécialité ?

En faisant cette étude de marché, on se rend parfois compte qu'il faut affiner, modifier ou élargir son projet de départ.

S'entêter dans une voie sans issue, c'est aller droit dans le mur du découragement.
faust
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Message non lu par faust » 14 sept. 2009, 10:42

belinda7 a écrit :Certes, en province, cela doit être plus aisé de trouver un travail, en PQR surtout.
euh si je peux me permettre : non non non et non ! c'est bien pire qu'à paris la PQR ! déjà à paris il y a des postes. en PQR, il n'y en a pas : ils "recrutent" directement les stagiaires dans l'école de journalisme du coin (non reconnue) et les gardent en tant que stagiaires. sans compter les correspondants.
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